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jeudi 14 juillet 2016

تعميم الفساد...استراتيجية مقصودة أم عجز؟

المؤرخ الجزائري  رابح لونيسي
  رابح لونيسي

تعود جذور الفساد المالي في الجزائر إلى السنوات الأولى لإسترجاع الإستقلال عندما أمم الرئيس بن بلة عدة ممتلكات لعدة تجار بسطاء، خاصة في العاصمة، ومنها على سبيل المثال لا الحصر ممتلكات حمود بوعلام للمشروبات الغازية رغم الدور الكبير الذي لعبته هذه العائلة في الثورة، حيث تعد أحد أفرادها نفيسة حمود أول امرأة طبيبة تلتحق بالثورة في الولاية التاريخية الثالثة، لكن في نفس الوقت لم يمس نظام بن بلة الكثير ممن استولو عنوة على ممتلكات المعمرين، وقد فهم آنذاك أن التأميمات وتلك الممارسات، كانت تتم حسب المواقف السياسية لأصحابها من إستيلاء تحالف بن بلة- بومدين على السلطة بالقوة.

jeudi 12 mai 2016

Les Algériens dans la première guerre mondiale: une étape dans la prise de conscience nationale

Pendant toute la première guerre mondiale, l’Algérie a fourni au pouvoir colonial français non seulement un soutien matériel substantiel, mais surtout des milliers de soldats « indigènes » soumis au service militaire obligatoire et le plus souvent affectés aux sections d’assaut. Zouaves et tirailleurs, encensés pour leur bravoure, n’ont pourtant jamais eu droit à la citoyenneté pleine et entière. Conscients d’avoir aidé la France à l’heure du danger et frustrés par les promesses non tenues, ils ont ouvert le chemin à une revendication de libération nationale que la seconde guerre mondiale confirmera vingt ans plus tard.

L'historien Gilbert Meynier analyse la formation d'une conscience nationale algérienne durant la première guerre mondiale


Par Gilbert Meynier
De toutes les colonies françaises, l’Algérie représenta pour la France, avec l’Afrique-Occidentale française (AOF), la plus grande pourvoyeuse en ressources matérielles et en hommes. Dans ce que l’on dénommait alors l’«  Afrique française du Nord  », c’est à l’Algérie que fut demandé l’effort le plus important. L’Algérie y répondit de fait, à la mesure de ce qui était attendu par le pouvoir colonial, en fournissant le plus clair des capitaux, des produits, ainsi que des hommes pour le front et pour le travail d’usine.

الجزائريّون في الحربِ العالمِيَّة الأولى: مرحلةٌ في صيرورَةِ الوَعيِ الوطَنِي

طوالَ فترةِ الحرب العالميّة الأولى، لم تقدِّم الجزائر لسلطةِ الاستِعمار الدعمَ الماديَّ الكبيرَ وحسب، لا بل وقدَّمت أيضاً آلافَ الجنود الـ“إينديجان”* الخاضعين للخدمة العسكريّة الإلزاميّة والذين غالباً ما تمَّ وَضعُهم في فِرَق الهجوم. لم تَصل الإشادةُ بشجاعةِ هؤلاء الزواويّين والقنّاصة إلى حدِّ إعطائهم حقَّ المواطنةِ الكاملة. فكان أن فتحَ أحساسُ الجزائريين بالغُبنِ إَذ لم تَفِ فرنسا بوعودِها تجاهَهم في حين أنَّهم وقوفوا بجانبِها حين كانت في خَطَر، الطريقَ أمام مطلبِ تحريرٍ وطنيٍّ أتت الحربُ العالمِيَّةُ الثانيةُ لتؤكِّدَه بعد عشرين سنة من ذلك.
المؤرخ الفرنسي جيلبار مينيي
جيلبار مينيي OrienXXI
من كلِّ مستعمرات فرنسا، كانت الجزائرُ، جنباً إلى جنبِ مع أفريقيا الغربية “الفرنسية”، أكثرَ من أمدّها بالمواردِ الماديّة والبشريّة، فهي - في ما كان يعرف آنذاك بـ“إفريقيا الشمالية الفرنسية” - البلدُ الذي طُلب منه بذلُ أكبرَ جهد في هذا المجال. وقد استجابت لهذا الطلب بمقدار ما كانت تتوقعه منها السلطة الاستعمارية، فكانت بلا منازع هي من زوَّد فرنسا بأَوفى جزءٍ من الرساميل والمنتَجات وبرجالٍ للقتال على جبهاتِ الحرب والعملِ في المصانع .

mardi 26 avril 2016

Les causes de l’échec d’Occupy Wall Street, des leçons pour les autres



Après avoir suscité un immense espoir partout dans le monde et non seulement aux États-Unis, le mouvement Occupy Wall Street s’est essoufflé peu à peu pour s’éteindre définitivement — au moins comme mouvement populaire d'envergure. Cet échec, si décevant, appelle l’analyse. D’autant plus qu’actuellement, en France, Nuit Debout semble reproduire certaines de ses erreurs fatales.

Occupy et Nuit Debout

Si la protestation en France commence contre la loi El Khomri, elle ne tarde pas à voir cette revendication diluer, pour ne pas dire disparaître. Et puis se pose la question des porte-paroles sérieusement. Frédéric Lordon, fin analyse du capitalisme contemporain certes, est-il pour autant pertinent dans ses interventions à Nuit Debout et, par ailleurs, le représente-t-il ?  
«Pas de leader, pas de revendication, pas de thématique affichée dans le mouvement Nuit Debout : est-ce une force ou une faiblesse ? », s'interroge Le Monde. Une faiblesse sans doute. Et elle avait déjà caractérisé Occupy. D’où, à mon avis, l’intérêt particulier de l’analyse que propose le journaliste américain Thomas Frank sur cette « contestation amoureuse d’elle-même », publié en janvier 2013 par Le Monde diplomatique. En effet, il n'a jamais suffi d'avoir raison et d'être animé par de bonnes intentions pour réussir, notamment pour un mouvement social.
L. B.
Pourquoi Occupy Wall Street a échoué ?

Par Thomas Frank

Une scène me revient en mémoire à chaque fois que je tente de retrouver l’effet grisant que le mouvement Occuper Wall Street (OWS) a produit sur moi au temps où il semblait promis à un grand avenir. Je me trouvais dans le métro de Washington, en train de lire un article sur les protestataires rassemblés à Zuccotti Park, au cœur de Manhattan. C’était trois ans après la remise à flot de Wall Street ; deux ans après que toutes mes fréquentations eurent abandonné l’espoir de voir le président Barack Obama faire preuve d’audace ; deux mois après que les amis républicains des banquiers eurent conduit le pays au bord du défaut de paiement en engageant un bras de fer budgétaire avec la Maison-Blanche. Comme tout le monde, j’en avais assez.
Près de moi se tenait un voyageur parfaitement habillé, certainement un cadre supérieur revenant de quelque salon commercial, à en juger par le slogan folâtre imprimé sur le sac qu’il portait en bandoulière. Ce slogan indiquait comment optimiser ses placements boursiers, ou peut-être pourquoi le luxe est un bienfait, ou à quel point c’est magnifique d’être un gagnant. L’homme paraissait extrêmement mal à l’aise. Je savourais la situation : récemment encore, j’aurais rougi d’exhiber la couverture de mon journal dans une rame de métro surpeuplée ; aujourd’hui, c’étaient les gens comme lui qui rasaient les murs.
Quelques jours plus tard, je visionnais une vidéo sur Internet montrant un groupe de militants d’OWS en train de débattre dans une librairie. À un moment du film, un intervenant s’interroge sur l’insistance de ses camarades à prétendre qu’ils ne s’expriment que « pour eux-mêmes », au lieu d’assumer leur appartenance à un collectif. Un autre lui réplique alors : « Chacun ne peut parler que pour soi-même, en même temps le “soi-même” pourrait bien se dissoudre dans sa propre remise en question, comme nous y invite toute pensée poststructuraliste menant à l’anarchisme. (…) “Je ne peux seulement parler que pour moi-même” : c’est le “seulement” qui compte ici, et bien sûr ce sont là autant d’espaces qui s’ouvrent. »
En entendant ce charabia pseudo-intellectuel, j’ai compris que les carottes étaient cuites. Le philosophe Slavoj Žižek avait mis en garde les campeurs de Zuccotti Park en octobre 2011 : « Ne tombez pas amoureux de vous-mêmes. Nous passons un moment agréable ici. Mais, rappelez-vous, les carnavals ne coûtent pas cher. Ce qui compte, c’est le jour d’après, quand nous devrons reprendre nos vies ordinaires. Est-ce que quelque chose aura changé ? »

dimanche 20 mars 2016

L'entourage de Houari Boumediene vu par Rachid Boudjedra

En 1992, le romancier algérien Rachid Bouedjedra publie un pamphlet très virulent contre le FIS, Front islamique du salut. Néanmoins, le livre ne se réduit pas aux propos dégradants qu'il tient contre les islamistes (comparés à des « rats pestiférés et enragés », etc.) Boudjedra reste en effet un témoin précieux de l'Algérie indépendante. Ainsi, FIS de la haine évoque, par exemple, l'entourage de Houari Boumediene. Extraits (les notes sont miennes). 
L. B.

Anti-islamiste virulent, Rachid Boudjedra est l'auteur de FIS de la haine

Par Rachid Boudjedra
«[Boumediene] était aveuglé par la passion du pouvoir dont il fut un ascète rigoureux pendant les cinq premières années de son règne ; et pour ce faire, il s’était entouré — paradoxalement — d’officiers algériens qui avait servis dans l’armée française pour leur compétence d’abord et pour les avoir et sa merci, vu leur passé louche et trouble. En bons militaires disciplinés, ceux-ci furent à la botte de leur chef, certains à sa dévotion, exécutant ses ordres, le récupérant très vite, le séduisant en un tour de main.

dimanche 28 septembre 2014

Algérie : l’illusion du général patriote sauveur

L'armée ne doit etre que le bras de la nation, jamais sa tête. Pierre Baroja 
Bouteflika et l'armée. Qui commande qui ?


Par Lyes Benyoussef

En Algérie, la crise n’a pas commencé au lendemain du quatrième mandat d’un chef d’État impotent, ni à sa veille. C’est pourtant cet affront qu’il aura fallu pour que bouge, ne serait-ce qu’un peu, une opposition longtemps déchirée. Cependant, les prémices d’un regroupement de l’opposition algérienne – actuellement en œuvre – augurent d’une possibilité d’amélioration, et ce n’est pas là une affaire ténue dans un pays où le confusionnisme, maintenu à dessein, a toujours entravé les actions. En effet, ce regroupement, s’il devient effectif et fonctionne, sera sans conteste l’action la plus méritoire jamais entreprise par l’opposition, toutes tendances confondues par ailleurs, depuis l’Indépendance du pays.
Cela dit, depuis quelques années déjà, des intellectuels et des hommes politiques de divers horizons disent avoir trouvé (découvert ?) la solution pour sortir de la crise dans laquelle pataugent, tous ensemble, l’État et la société.

mercredi 14 novembre 2012

Un pays malade de ses dirigeants : l’exemple du sort de la diaspora algérienne en France

«…Depuis toujours, Paris est la retraite dorée de [la] nomenklatura [algérienne] en faillite. Plus Alger dénonce le rôle occulte de la France, plus les dirigeants algériens se précipitent à Paris pour préparer un avenir menacé.» 
Nicolas Beau
Médiocratie algérienne. Personne ne les a légitimement mandaté. Et pourtant...

Par Lyes Benyoussef

Quand on sait que la diaspora algérienne en France est évaluée à environ 2 millions de personnes, voire plus, on est amené à s’interroger sur la raison de sa faiblesse, et même de son insignifiance totale, dans la politique française. Est-ce là un choix, une faute de sa part ? Et pourquoi l’Etat algérien n’a donné guère son poids à cette communauté ?
Loin d’être une simple erreur, il s’agit là d’un résultat voulu d’une politique algérienne qui, délibérément, sacrifie les intérêts du peuple dans l’autel de ceux de la caste dirigeante et de ses nombreuses ramifications. Exemple tiré de l’actualité : Mohamed-Chafik Mesbah, colonel du DRS en retraite, note dans les colonnes du Soir d'Algérie à propos des relations algéro-américaines : «Le président Abdelaziz Bouteflika a, selon toute vraisemblance, tracé sa feuille de route vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique en termes d’objectifs stratégiques. Dans cette feuille de route, ce sont moins les principes de doctrine militaire et diplomatique qui y sont en jeu que la pérennité du régime, au travers d’un quatrième mandat présidentiel, perspective de plus en plus probable.» Cela est valable concernant la relation de l’Etat algérien, otage d’un système de rente/corruption, avec tous les Etats Occidentaux, dont la France.

lundi 5 novembre 2012

Témoignage de Chadli Bendjedid sur le putsch manqué de Tahar Zbiri

Informations & Réflexions a déjà publié deux témoignages à propos du coup d’Etat manqué de Tahar Zbiri en 1967, tel que parus dans les colonnes d’un quotidien national. Il s’agit des récits de Mohamed Maârfia, Tahar Zbiri-Houari Boumediene : les dessous d’un coup d’Etat manqué, et de Mehdi Cherif, Comment Tahar Zbiri a été dupé. Cet épisode de l’histoire de l’Algérie indépendante est aussi abordé par Chadli Bendjedid dans ses Mémoires, lui qui, depuis 1964, était à la tête de la 2e Région militaire (Oran). Dans le chapitre IX, Chadli Bendjedid consacre une section (pp. 256-262) à cette tentative de putsch dont il fut, écrit-il, «un élément essentiel dans sa mise en échec». Voici donc le récit de Chadli Bendjedid :
«La tentative de putsch menée par Tahar Zbiri en décembre 1967 fut la plus grande scission au sein du Conseil de la Révolution après les démissions d'Ali Mahsas, Bachir Bournaza et Ali Mendjli. Quand je me remémore cet épisode, je m'étonne toujours des propos de Zbiri qui déclare tantôt : «Si ce n'était pas Chadli, j'aurais pris le pouvoir», tantôt: «Chadli se serait [de toute façon] placé du côté du vainqueur». Pourtant, la vérité est tout autre.

Naissance d'un système : aux sources du pouvoir

Par Boukhalfa Amazit

La réunion dite des «Cent jours» (août-décembre 1959), qui s’est déroulée à Tunis, avait conforté les représentants de l’armée de libération dans leur position dominante par rapport aux «civils». En vérité, pour l’époque, ces vocables n’avaient pas beaucoup de sens, ou du moins ne leur attribuait-on pas l’acception qu’ils revêtiront, plus tard, une fois l’indépendance proclamée. Mais ils sont souvent utilisés par les historiens pour différencier les militants qui avaient activé ou qui activaient armés et les autres, autrement dit les politiques. Ces derniers, en général, étaient issus du mouvement national, toutes tendances confondues, à l’exception notable des communistes – injustement – ostracisés depuis toujours, y compris ceux qui se sont engagés dans le combat une fois l’heure de vérité arrivée. Les patriotes armés, si on peut les désigner ainsi, pour rester dans l’époque, exerçaient donc un empire, acquis (confisqué, serait le terme idoine), depuis la réunion du Caire du 20 août 1957.

samedi 3 novembre 2012

L’œuvre de la France coloniale en Algérie revisitée

«La conquête de la terre, qui signifie principalement la prendre à des hommes d'une autre couleur que nous, ou dont le nez est un peu plus plat, n'est pas une jolie chose quand on la regarde de près.»  
Joseph Conrad (1902).
«L’herbe ne doit plus pousser là où l’armée française a mis le pied.»  
Colonel Lucien-François de Montagnac
Par Lyes Akram
Un bras d’honneur. C’est la réponse d’une exécrable canaille de la classe politique française, Gérard Longuet, à l’exigence algérienne de reconnaissance par la France de son passé d’Etat colonial, responsable de multiples crimes en Algérie. Si le régime algérien, il est vrai, est peu qualifié, compte tenu de son déficit criard de légitimité démocratique, pour une telle entreprise, la réaction est au demeurant indécente. Cet article est un court rappel, pour les Algériens, de ce que fut la colonisation française. A son terme, des références utiles pour ceux qui désirent en savoir plus.

mercredi 24 octobre 2012

Les Mémoires qui libèrent l’Histoire

«L’histoire enfin, témoin des temps, lumière de la vérité, vie de la mémoire, maîtresse de la vie, messagère du passé… » Cicéron, De oratore II, 36.
Par Lyes Akram
La publication annoncée, en Algérie, des Mémoires du défunt président Chadli Bendjedid est un évènement extraordinaire. Les quelques bonnes feuilles publiées dans la presse (Echorouk, l’Expression…) ont d’ores et déjà suscité des réactions. Des débats, j’espère, sont à prévoir à propos de leur contenu. Ces Mémoires, en deux tomes, seront assurément un bestseller national dans les deux langues.
Ceci dit, l’écriture sur l’Histoire contemporaine du pays, y compris la parution de Mémoires de militants et hommes politiques, a sa propre histoire en Algérie. Pendant, pratiquement, les deux premières décennies de l’indépendance, une terrible chape de plomb pesait sur les historiens algériens et, partant, sur de nombreux intellectuels et autres citoyens qui voulaient aborder l'histoire du nationalisme et de la guerre d'Indépendance. Et pour cause. Le régime, qui s’était installé en 1962 à la pointe des épées, puisait sa légitimité de la manipulation de cette histoire-là – il exigeait donc une totale soumission de leur part en s’ingérant directement et à outrance dans leur travaux.

vendredi 5 octobre 2012

Octobre 1988, le tournant (extraits de Françalgérie: crimes et mensonges d’États)

Extrait de «Françalgérie, crimes et mensonges d’États» de Lounis AGGOUN et Jean-Baptiste RIVOIRE (La Découverte, Paris, 2004).
Chapitre 5 : Octobre 1988, le tournant

La jeunesse algéroise hachée à la mitrailleuse lourde
Le mercredi 5 octobre, vers dix heures du matin, Alger explose avec une violence inouïe. « Des écoliers d’une douzaine d’années, certains en blousons et gants noirs, ont dévalé les rues par petits groupes de dix [1]», raconte Corinne Bensimon dans Libération. Frédéric Fritscher, le correspondant du Monde, en rend compte en ces termes : « Plusieurs centaines de jeunes, dont certains de dix ans, envahissent les artères du centre-ville vers 11 heures. Très rapidement, ces vagues extrêmement fluides déferlaient rue Didouche-Mourad, cassant tout sur leur passage. [...] Les forces de l’ordre, qui apparemment avaient reçu des instructions pour ne pas intervenir sur-le-champ, ont pris position vers 13 heures. […]

jeudi 23 août 2012

Un agent du Mossad, «le pire traître juif de l’histoire juive moderne», parle 2/2


Autres citations extraites des deux livres d’Ostrovsky sur le Mossad :
Victor Ostrovsky et Claire Hoy, By Way of Deception, St Martin's Press, New York 1990.

{p. 130} La sympathie pour les Tamouls est très forte dans l’Etat du sud de l’Inde, le Tamil Nadu, où vivent 40 millions de Tamouls. Beaucoup de Tamouls sri lankais, fuyant le bain de sang, ont trouvé refuge ici, et le gouvernement sri lankais a accusé les officiels indiens d’armer et d’entraîner les Tamouls. Il devrait accuser le Mossad.

Un agent du Mossad, «le pire traître juif de l’histoire juive moderne», parle 1/2


Ostrovsky, un ancien agent du Mossad, dit que la devise de ce dernier est : « Au moyen de la tromperie, tu feras la guerre ».
Le Mossad, dit-il, a provoqué la frappe aérienne américaine sur la Libye en 1986 en faisant apparaître que des ordres terroristes étaient transmis par le gouvernement libyen à ses ambassades autour du monde. Mais les messages provenaient d’Israël et étaient retransmis par un système spécial de communication – un « cheval de Troie » – que le Mossad avait placé à l’intérieur de la Libye.
Le Mossad se retourna ensuite contre Saddam, poussant les Etats-Unis à lui faire la guerre.
Les sayanim sont des résidents d’autres pays qui coopèrent avec les katsas (les officiers traitants du Mossad).

mardi 21 août 2012

Entretien avec Madame Abane Ramdane : «Ben Bella a été fabriqué par les Français»

Par : F. A.
In le journal Liberté 07-11-2002
Dans un récent entretien, l’ancien Président Ahmed Ben Bella s’est violemment attaqué à Abane Ramdane et au Congrès de La Soummam qualifié de “trahison”. Dans cet entretien exclusif, Madame Vve Abane, épouse du colonel Dehilès, répond aux accusations et rétablit certaines vérités.

jeudi 12 juillet 2012

Indépendance : les rendez-vous manqués du développement

«Notre histoire a été et demeurera très mouvementée. Nos richesses attirent et nos divisions amplifient le mouvement.» L’Emir Abdelkader.

Par Smaïl Goumeziane 
De la Déclaration du 1er Novembre 1954 au congrès de Tripoli de juin 1962, en passant par le Congrès de la Soummam d’août 1956, la volonté de développer le pays pour rompre avec le système colonial et le féodalisme pour moderniser la société fut clairement affichée. On y affirmait une orientation «socialiste, la nécessité de transformer les structures rurales, de développer une industrie lourde étatique, mais aussi une industrie privée, avec le recours aux capitaux étrangers», afin de répondre aux immenses besoins de la population dans tous les domaines. L’indépendance venue, cet objectif ne fut jamais réalisé.

Bilan de la colonisation, pesanteurs du passé et lutte des classes

Par Mohammed Harbi
Je me propose dans cette intervention d’aborder quelques points : tout d’abord, un bref bilan de la colonisation, les pesanteurs du passé sur le développement politique et une brève esquisse sur les luttes de classes.

Bilan de la colonisation
Il est difficile de contraindre les réponses sur la colonisation dans un jugement univoque. Comme tout fait social et historique, le phénomène colonial est une réalité complexe. Les grandes figures du nationalisme qui l’ont combattu, l’Emir Khaled, Cheikh Abdelhamid Ben Badis, Messali Hadj et Ferhat Abbas l’ont compris et réservé la flèche aux colons et au parti colonial en France.

mercredi 11 juillet 2012

Hugh Roberts : «Il n’existe pas d’opposition en Algérie, sauf là où s’opposent des clans du pouvoir»

«Pouvoir maquisard, parti(s) de façade et projet d’édification d’un Etat : l’expérience algérienne». Par cet intitulé, le politologue Hugh Roberts se propose de décortiquer la structure de l’autoritarisme algérien en remontant le fleuve de l’histoire. Professeur à la Tufts University, Hugh Roberts connaît parfaitement la sociologie politique algérienne pour avoir vécu et enseigné dans notre pays. Il a notamment étudié les formes d’organisation politique de la société kabyle traditionnelle et écrit un important ouvrage dans ce sens : Berber Governement : the kabyle polity in pre-colonial Algeria.

René Gallissot : «Le Maghreb a disparu avec le début des indépendances»

«Avec la guerre d’Algérie et l’arrivée des indépendances, c’est le Maghreb qui a disparu.» C’est ce qu’a affirmé l’historien et professeur émérite à l’université Paris 8, René Gallissot. Donnant, hier après-midi dans le cadre du colloque international organisé par le quotidien El Watan, une communication sur le thème du «Mouvement ouvrier en Algérie», l’historien regrette la disparition de cette entité régionale qui avait existé effectivement durant la période coloniale. Une existence qui s’est réalisée, souligne-t-il, grâce aux mouvements ouvriers.

L’arme Secrète du FLN : Comment De Gaulle a perdu la guerre d’Algérie

Par Matthew Connelly 
Introduction
Un matin du mois de mai 1961, à dix heures, trois hélicoptères de l’armée suisse traversèrent à basse altitude le lac Léman en direction d'Evian, lieu de villégiature français. L’un après l’autre, ils se posèrent sur la berge du lac, débarquèrent leurs trois passagers, puis s'envolèrent pour faire place à l’appareil suivant. Têtes baissées pour éviter les pales en rotation, les hommes ainsi rassemblés lissèrent leurs costumes, puis se dirigèrent vers le groupe d’officiels français qui les attendaient. Invisibles mais tout proches, des batteries anti-aériennes délimitaient un périmètre défensif, tandis que des patrouilles armées et des barrages routiers quadrillaient la campagne environnante. Et sous le lac, pourtant en apparence paisible, se cachaient des équipes d’hommes-grenouilles.
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