Informations & Réflexions a déjà publié deux témoignages à propos du coup d’Etat manqué
de Tahar Zbiri en 1967, tel que parus dans les colonnes d’un quotidien national.
Il s’agit des récits de Mohamed Maârfia, Tahar Zbiri-Houari Boumediene : les dessous d’un coup d’Etat manqué, et de Mehdi Cherif, Comment Tahar Zbiri a été dupé. Cet épisode de l’histoire de l’Algérie indépendante est aussi
abordé par Chadli Bendjedid dans ses Mémoires, lui qui, depuis 1964, était à la
tête de la 2e Région militaire (Oran). Dans le chapitre IX, Chadli
Bendjedid consacre une section (pp. 256-262) à cette tentative de putsch dont
il fut, écrit-il, «un élément essentiel dans sa mise en échec». Voici donc le
récit de Chadli Bendjedid :
«La
tentative de putsch menée par Tahar Zbiri en décembre 1967 fut la plus grande
scission au sein du Conseil de la
Révolution après les démissions d'Ali Mahsas, Bachir Bournaza
et Ali Mendjli. Quand je me remémore cet épisode, je m'étonne toujours des propos
de Zbiri qui déclare tantôt : «Si ce n'était pas Chadli, j'aurais pris le
pouvoir», tantôt: «Chadli se serait [de toute façon] placé du côté du
vainqueur». Pourtant, la vérité est tout autre.

