Affichage des articles dont le libellé est Entretien. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Entretien. Afficher tous les articles

dimanche 18 novembre 2012

Professeur Farid Chaoui : «Sans une politique nationale de la santé, le pire est à venir»

Entretien réalisé par Brahim Taouchichet
Cet entretien, que nous voulions volontairement approfondi avec l’éminent spécialiste en gastro-entérologie, le professeur Farid Chaoui, fait ressortir que la santé des Algériens dans toutes ses composantes sociales est toujours d’une brûlante actualité pour deux raisons majeures. D’abord, l’irruption sur la scène publique des revendications pour une meilleure protection sanitaire à la faveur de la dynamique induite par le «printemps arabe». Face à la pression de la rue, les gouvernants sont désormais obligés de «composer» et hisser la santé au rang de priorité. C’est notamment le cas en Algérie où le budget de la santé 2012 avec 404,94 milliards de dinars vient juste après ceux de la Défense et de l’Intérieur. A quelque chose malheur est bon, oserions-nous dire puisqu’une prise de conscience se dessine quant à la nécessité impérieuse d’apporter une réponse adaptée aux problèmes du jour.

mercredi 14 novembre 2012

Le sociologue Nacer Djabi : «Quand de hauts responsables vont en France, ils ne voyagent pas mais rentrent chez eux»

-Quel rapport entretient, selon vous, le ministre, en particulier, et le commis de l’Etat, en général, avec l’argent, le confort et les privilèges. Dans votre ouvrage Al Wazir Al Jazaïri, Oussoul Oua Massarat (le ministre algérien, origine et trajectoire)n vous insistiez sur les origines «paysannes» de l’élite ministérielle.Comment interfèrent-elles sur ce rapport ?
-Dans cet ouvrage, je n’ai pas traité la relation du ministre avec l’argent sachant que la question est sensible au sein de la société algérienne, surtout quand cet argent rime avec politique. La société algérienne n’a pas encore résolu ses conflits historiques avec l’argent, considéré avec beaucoup d’hypocrisie, aimé et adulé, convoité légalement et illégalement mais appelé par ailleurs «wassekh edounia», «souillure de ce bas monde».

vendredi 9 novembre 2012

Sid Ahmed Ghozali : «Le système fonctionne par un parti clandestin de deux millions de membres»

Acteur et témoin des cinquante années écoulées depuis l’indépendance de l’Algérie, l’homme au nœud papillon fut successivement, entre 1988 et 1992, ministre des Finances, chef de la diplomatie et chef du gouvernement. Il revient sur 
les défis stratégiques, politiques, économiques et sociaux posés à son pays, dans un contexte régional en pleine mutation.
-Comment analysez-vous la crise 
dont la bande saharo-sahélienne 
est aujourd’hui le théâtre ? Craignez-vous les conséquences, sur l’Algérie, de l’occupation du nord du Mali 
par les groupes islamistes armés ? Que pensez-vous du scénario d’une intervention militaire internationale appuyée par la France et 
les États-Unis ?
-Sid Ahmed Ghozali. Depuis des mois, le cœur des Algériens est en Tunisie, en Égypte, en ­Libye, en Syrie. Ils sont très préoccupés par les ­événements survenus dans ces pays, mais ils ne se rendent pas compte que le feu est chez nous ! Ce qui se passe au Mali concerne directement et très sérieusement l’Algérie. Le pouvoir, dans son aveuglement, prive la population de l’information nécessaire à la compréhension de ces événements qui font peser une menace sur l’intégrité du territoire. Le Mali est un pays voisin. Les parties impliquées dans ce conflit circulent de part et d’autre de la frontière, aussi bien al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), qui est né en Algérie, que les Touaregs. Et ­certaines vieilles idées autrefois véhiculées par l’administration coloniale n’ont pas tout à fait disparu.

mardi 21 août 2012

Entretien avec Madame Abane Ramdane : «Ben Bella a été fabriqué par les Français»

Par : F. A.
In le journal Liberté 07-11-2002
Dans un récent entretien, l’ancien Président Ahmed Ben Bella s’est violemment attaqué à Abane Ramdane et au Congrès de La Soummam qualifié de “trahison”. Dans cet entretien exclusif, Madame Vve Abane, épouse du colonel Dehilès, répond aux accusations et rétablit certaines vérités.

mercredi 4 juillet 2012

Sadek Hadjeres : «Un nouveau premier novembre, pacifique, reste à faire»

Militant nationaliste de la première heure,  responsable durant la guerre de Libération nationale qui a fait rallier, avec Bachir Hadj Ali, le Parti communiste algérien à la révolution armée, homme politique et défenseur des libertés depuis l’indépendance, ancien secrétaire général du Parti pour l’avant garde socialiste, analyste et observateur averti, Sadek Hadjeres livre dans cet entretien sa vision sur l’Algérie d’aujourd’hui.

mardi 26 juin 2012

Le baril continue de descendre : les conséquences sur l'économie algérienne

Ci-dessous un article et deux entretiens avec des experts, publiés dans le journal El Watan aujourd'hui, afin de comprendre les causes et, surtout, les conséquences de la baisse du cours du pétrole sur l'économie algérienne. Dans le premier entretien, le journaliste interroge M. Kerrar sur l'utilité des réserves de change, les fameuses 200 milliards USD. Pour mieux comprendre, on peut lire, dans ce lien, un article fort pédagogique rédigé par NABNI. Bonne lecture.

La dégringolade des prix du pétrole
L’Algérie risque une crise majeure 
 Après un pic à 128 dollars début mars, le cours du brent coté à Londres a dégringolé de près de 30%, tombant à 89 dollars le baril hier. Le FMI a estimé que pour équilibrer le budget du pays, les prix du pétrole doivent se situer au-dessus de 100 dollars le baril.

jeudi 21 juin 2012

Mohamed Chafik Mesbah : «Le DRS est affaibli et le régime n’organisera pas une transition démocratique»

Entretien réalisé par Tarek Hafid (Le Soir d'Algérie)
Le système politique algérien n’est toujours pas mûr pour accepter le principe d’une transition démocratique à travers un scrutin libre et démocratique. C’est la conclusion à laquelle est parvenu Mohamed-Chafik Mesbah suite à l’analyse des résultats des élections législatives du 10 mai 2012. Dans cet entretien, l’ancien officier des services de renseignement dresse le bilan des treize années de pouvoir de Abdelaziz Bouteflika, ses actions politiques et diplomatiques ainsi que ses relations avec l’armée et le DRS.

samedi 12 mai 2012

Entretien avec l’économiste Abdelatif Rebah : «Trois décennies de restructurations libérales ont provoqué l’impasse»

Entretien réalisé par Hocine Belalloufi
In La Nation, lundi 30 Avril 2012
Economiste et chercheur, mais également ancien cadre du secteur de l’énergie, Abdelatif Rebah vient de publier aux éditions Inas (Alger 2012) son dernier ouvrage intitulé : Economie algérienne – Le développement national contrarié. Préfacé par Rolande Borelly, cet essai constitue une radioscopie des politiques économiques suivies depuis un demi-siècle. Dressant un tableau de la situation économique et sociale dramatique dans laquelle le colonialisme français laissa l’Algérie en 1962, il s’attache à démontrer le caractère incontournable et positif du projet de développement initié au cours des décennies 1960 et 1970 avant de passer au crible de la critique les trois dernières décennies marquées par le triomphe des dogmes néolibéraux qui ont mené le pays à l’impasse. Un ouvrage qui, après deux essais précédents – Sonatrach, une entreprise pas comme les autres (Casbah, Alger 2006) et La minorité invisible (Casbah, Alger, 2007) va à contre-courant des idées actuellement dominantes dans notre pays.

jeudi 10 mai 2012

L'ancien Premier secrétaire du FFS Mustapha Bouhadef: «le FFS est plus un appareil qu’un parti politique»

Entretien réalisé par Brahim Taouchichet
(Le Soir d'Algérie) En 2004, il a démissionné de son poste de Premier secrétaire en raison d’un désaccord avec le président du FFS qui lui avait imposé sa propre liste des membres du secrétariat national, une sorte de bureau politique. Aujourd’hui, il en vient à reconnaître avoir été poussé vers la porte de sortie du parti par la «grâce» du cabinet noir constitué des frères Bahloul, qui apparaissent maintenant au grand jour à la faveur de la nomination de nouveau d’Ali Laskri.

samedi 5 mai 2012

Entretien avec Lahouari Addi : «L’Algérie est grosse d’une révolution politique»

Par Nordine Azzouz
In lanation.info, lundi 30 Avril 2012
Lahouari Addi vient de sortir aux éditions Barzakh un recueil de textes écrits dans la presse nationale entre 1991 et 2011. Dans ce livre, le sociologue revient avec la même vigueur, le même ton intempestif et le même courage sur les grandes questions qu’il aborde depuis plus d’une vingtaine d’années et qui concernent entre autres le rôle de l’armée dans la construction de l’Etat, l’islamisme, le phénomène de la Harga… Autant de thèmes que le chercheur oranais, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon, aborde comme clefs à l’analyse sociologique et politique de ce qu’on appelle le système algérien. L’occasion, pour la Nation, sur la base de son ouvrage sorti en mars dernier, de le solliciter sur sa lecture de l’actualité du pays. Un point de vue qui incite à la discussion et au débat.

La mère de l’immolé de Tiaret : «Mon fils ne regrette pas son geste»

Il y a près de 15 jours, un jeune algérien a tenté de s’immolé par le feu à Tiaret. Il a survécu à son geste que, dit-il, «il ne regrette pas». Dans l’entretien suivant reproduit par Informations & Réflexions, accordé au journal El-Watan-Weekend (dans son édition d’hier, vendredi 05 mai 2012) par sa vaillante mère, celle-ci parle du drame qu’elle vécu, de ses causes et de quelques détails qui nous semblent importants à plus d’un titre comme les rumeurs colportées par une certaine presse qui a fait de l’encanaillement et du mensonge une profession de foi, et aussi du régionalisme des populations algériennes. A propos de celui-ci, elle raconte qu’après l’immolation de son fils, «Les jeunes de la ville ont voulu protester, mais le pire est qu’en apprenant qu’il était de Mostaganem, ils se sont calmés». À lire absolument.

vendredi 20 avril 2012

Alain Gresh: «Je suis sûr qu’une nouvelle fois l’Algérie nous surprendra…»

Journaliste, directeur adjoint du Monde Diplomatique, spécialiste du Monde arabe et auteur de nombreux ouvrages sur les problèmes du Moyen-Orient, Alain Gresh nous livre ses réflexions sur les révoltes populaires qui secouent actuellement cette région.

Seloua Luste Boulbina, philosophe écrivaine: «En France, je ne me suis jamais sentie chez moi»

 Algérienne, agrégée de philosophie, directrice de programme au Collège international de philosophie, écrivaine, Seloua Luste Boulbina vient de publier un beau livre dans lequel, avec beaucoup de finesse et un grand talent d’écriture, elle aborde quelques thèmes fondamentaux : le désintérêt des Européens à l’égard du monde arabe, l’orientalisme, «colonialisme de l’esprit», le monde arabe, «fiction politique»…, l’art et la littérature, «des masques qui permettent de parler vrai»… Sur ces questions, et quelques autres, Séloua Luste Boulbina s’est entretenue avec El Watan.

lundi 12 mars 2012

Nasr-eddine Lezzar : Sonatrach supporte le fisc des partenaires étrangers

 
Membre de la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale et expert à long terme auprès de l’Union européenne, maître Nasr-Eddine Lezzar revient, dans cet entretien, sur les aspects juridiques du conflit opposant la compagnie nationale des hydrocarbures à la firme américaine Anadarko et au groupe danois Maersk. Me Lezzar, appelé par nos soins, est allé au-delà de la polémique  suscitée par le recours de Sonatrach à un règlement à l’amiable de son conflit avec ses partenaires. Il décèle des vices de fond dans les relations contractuelles et fiscales liant Sonatrach à ses partenaires, dont certaines de ces carences sont à l’origine de son différend avec Anadarko et Maersk.

mercredi 8 février 2012

Mustapha Bouchachi : Le régime détruit la nation

Entretien avec Mustapha Bouchachi, président de la LADDH:
«Le régime a fabriqué des hommes et des femmes qui ne croient pas à la souveraineté de la loi»

Ahmed Selmane, La Nation 
Mardi 7 Février 2012

Mustapha Bouchachi, président de la Ligue Algérienne de défense des droits de l’homme dresse dans cet entretien une autopsie saisissante du système judicaire et de ses acteurs révélatrice d’une régression générale. Cet homme qui ne croit pas que le changement par la violence soit nécessaire souligne que l’Algérie fait l’objet d’une entreprise de destruction des consciences d’une extrême gravité. Il appelle les élites à sortir de leur silence… De leur connivence…

vendredi 20 janvier 2012

L’école algérienne s’enfonce dans la médiocrité


L’école algérienne s’enfonce dans la médiocrité : 
Comment en est-on arrivé là…


(Dossier – El Watan) L’école, le système éducatif… Tout le monde s’en plaint : les parents, les élèves, les enseignants, les directeurs des établissements scolaires. Mais personne n’ose le crier tout haut. Tout bas, tous les acteurs de la vie éducative sont scandalisés.

mercredi 11 janvier 2012

Salah-Eddine SIDHOUM: « L’Algérie n’échappera pas au destin de l’Histoire »


(Lesoir.be) Alors que les révoltes arabes célèbrent leur premier anniversaire ce mois, il y a tout juste vingt ans ce 11 janvier, l’Algérie se réveillait avec un coup d’État militaire interrompant le processus électoral. Pour parler de cet événement qui nous rappelle que les islamistes avaient déjà pu vaincre à travers les urnes il y a deux décennies, nous avons interrogé un homme, Salah-Eddine Sidhoum, chirurgien orthopédiste de son état, qui incarne la résistance à la dictature militaire algérienne par le combat pour le respect des droits de l’homme. Un combat qui lui coûta la prison, neuf ans de clandestinité, une grève de la faim et finalement un procès qui s’est soldé par un acquittement en 2003. Il anime un site, www.lequotidienalgerie.org.

Madjid Benchikh, Professeur émérite: «L’armée est intervenue pour garder son emprise sur le pouvoir»


(El Watan) L’arrêt du processus électoral en 1992 est un coup d’Etat. Et tous les arguments avancés pour justifier cette décision sont nuls sur le plan juridique. C’est la conviction du professeur Madjid Benchikh, qui présente ici sa vision.

Rachid Tlemçani, Politologue: «L’Algérie pouvait prendre une autre destinée en 1988»


(In El Watan) Avec la lucidité qu’on lui connaît, le docteur Rachid Tlemçani revient, dans cet entretien, sur l’arrêt du processus électoral en janvier 1992. Il livre son appréciation sur le poids réel de l’islamisme en Algérie. Il estime ainsi qu’un nouveau scénario islamiste est en préparation et que l’amputation de la main pour un vol et la flagellation de la femme adultère ne dérangeraient en rien la communauté des affaires.

mardi 10 janvier 2012

Mensonges à la Une: Sur un entretien avec Ahmed Taleb Ibrahimi

«L’Histoire me sera indulgente, car j'ai l'intention de l'écrire.»
 Winston Churchill


Par Lyes Akram

Dans son édition d’hier, le quotidien El-Khabar a publié un long entretien(1) avec Ahmed Taleb Ibrahimi (né en 1932), un grand pôle du conservatisme algérien rétrograde. Ministre des colonels Boumediene puis Chadli, ayant totalisé plus de 20 ans comme ministre (successivement de l’Education, la Culture et l’Information puis, avec Chadli, des Affaires Etrangères) cet homme demeure un témoin important d’une longue période où, dans des postes de responsabilités, il côtoya des hommes aujourd’hui disparus. Toutefois, narcissique, mégalomane, révisionniste, censeur, putschiste, démagogue ad nauseam, etc., le sieur Ahmed Ibrahimi use du mensonge pour se donner l’image d’un homme qu’il n’est pas, qu’il n’a jamais était. Il va sans dire que dans cette Algérie où le culte des hommes est la règle, beaucoup de minus cèdent à la version d’Ibrahimi…
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...