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jeudi 14 juillet 2016

تعميم الفساد...استراتيجية مقصودة أم عجز؟

المؤرخ الجزائري  رابح لونيسي
  رابح لونيسي

تعود جذور الفساد المالي في الجزائر إلى السنوات الأولى لإسترجاع الإستقلال عندما أمم الرئيس بن بلة عدة ممتلكات لعدة تجار بسطاء، خاصة في العاصمة، ومنها على سبيل المثال لا الحصر ممتلكات حمود بوعلام للمشروبات الغازية رغم الدور الكبير الذي لعبته هذه العائلة في الثورة، حيث تعد أحد أفرادها نفيسة حمود أول امرأة طبيبة تلتحق بالثورة في الولاية التاريخية الثالثة، لكن في نفس الوقت لم يمس نظام بن بلة الكثير ممن استولو عنوة على ممتلكات المعمرين، وقد فهم آنذاك أن التأميمات وتلك الممارسات، كانت تتم حسب المواقف السياسية لأصحابها من إستيلاء تحالف بن بلة- بومدين على السلطة بالقوة.

mardi 12 avril 2016

Pourquoi le système politique algérien est irréformable 2/2


Abdelaziz Bouteflika le 10 avril 2016. Il est malade depuis 2005, gravement depuis 2013.
Le visage d'un système abominable


Par Lyes Benyoussef



4. La hiérarchie militaire

Même dans l'armée, ce qu'on appelle les « jeunes officiers » sont fascinés par des supérieurs richissimes et omnipotents, dont certains devenus mythiques à leurs yeux. Chacun des généraux (au risque d’ennuyer le lecteur, je vais réutiliser le mot) analphabètes fonde une dynastie. Les « jeunes officiers » ne rêvent que de les remplacer avec toujours les privilèges auto-octroyés, l'inculture et l'anti-démocratie. C'est pourquoi l'exemple portugais (c’est-à-dire les capitaines démocrates révolutionnaires) ne sera pas réédité en Algérie.  Ahmed Rouadjia écrit : « La jeune génération d’officiers plus instruits et mieux formés que leurs aînés dans les grandes écoles soviétiques, occidentales et nationales, après l’indépendance, s’est trouvée complètement inféodée, bridée puis maintenue en laisse par la gérontocratie de militaires hauts gradés, comme le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, et d’autres généraux du même acabit. Usés jusqu’à la corde par le pouvoir, gangrenés par la corruption, contaminés par le goût de la licence et de la luxure, certains officiers hauts gradés ont une conception d’autant plus étroite et étriquée du monde qu’ils n’ont pas d’autres projets grandioses que ceux de dépouiller l’État de ses prérogatives régaliennes en vidant le trésor public à la faveur de l’économie rentière. » Loin de répugner les jeunes, ils les fascinent. Il n'y aura jamais de militaire sauveur en Algérie.

Pourquoi le système politique algérien est irréformable 1/2



Le destin de l'Algérie semble tragique
Par Lyes Benyoussef
La dernière apparition de Bouteflika, outre son pathétisme (voulu ?), devrait rappeler à ceux qui l’ont oublié la déliquescence avancée de l’État algérien. Tout le monde est aujourd’hui conscient de l’extrême vulnérabilité de cet État qui pourrait, dans sa chute, provoquer un désastre dont la société ne se relèvera jamais. Comme l’écrit Ali-Yahia Abdennour dans son dernier livre, « le risque de retour à la violence est réel. » (Lire des extraits sur le système politique et sur la Kabylie et la régionalisation.) Il est probable que l’épuisement du FRR (Fond de Régulation des Recettes) — que les plus optimistes des experts donnent pour 2 à 3 ans — entraîne une recrudescence de la violence, terrorisme et répression. À la fin des années 80, on parlait, dans un contexte à certains égards préférable à l’actuel, d’une Algérie se dirigeant vers l’inconnu. Sauf pour ceux parmi nous qui se sont volontairement aveuglés, l’inconnu est désormais connu : il s’agit de la guerre civile.
Bien que l’absence de projet économique et social sérieux soit manifeste, le système politique refuse toutes les leçons de l’histoire, algérienne et mondiale, en consolidant son autoritarisme comme s’il n’était pas illégitime, comme si les dirigeants étaient compétents et comme si cette attitude irrationnelle serait productive. Pourquoi donc le système politique algérien refuse-t-il de se réformer ? Esquisse d’une réponse :

De l’État-DRS à l’État-oligarchies, l'Algérie n’aurait pas de «happy end»



Le Politologue Rachid Tlemçani analyse la conjoncture actuelle en Algérie

Par Rachid Tlemçani
L’ancien ministre de l’Energie et des Mines, ami personnel du chef de l’Etat, est revenu au pays après avoir quitté le territoire national alors qu’un mandat d’arrêt était toujours lancé contre lui.
Le 17 mars 2016, il est reçu à l’aéroport d’Oran avec les honneurs, comme s’il était en visite officielle aux Etats-Unis. «Un dispositif d’accueil digne du personnage» a été mis en place, a tenu à préciser la chaîne de télévision Ennahar, très proche du cercle présidentiel, qui a eu la primeur de l’information.
«Les anciens responsables doivent être respectés», a défendu le ministre de l’Intérieur. Ce retour sous la bénédiction des néo-conservateurs américains a été préparé et organisé de longue date. Auparavant, Chakib Khelil a été l’invité d’honneur aux festivités du 1er Novembre 2015 à l’ambassade d’Algérie à Washington. Comme première sortie publique, la légitimité historique est perçue comme un préalable à la prise de pouvoir.

mardi 11 décembre 2012

Corruption : affaire Saipem-Sonatrach

Affaire SAIPEM :
Un salaire de 140 000 DA pour le fils du PDG de Sonatrach 
Si au début de l’affaire, le représentant de Saipem était inculpé et son passeport confisqué, depuis quelques mois, c’est uniquement la société en tant que personne morale qui reste poursuivie et ses comptes (sauf un) sont bloqués. Dans le dossier actuellement en instruction, Saipem Contracting Algérie est poursuivie en tant que personne morale pour «corruption et blanchiment d’argent à travers d’indus avantages» donnés à Réda Meziane, fils de Mohamed Meziane, l’ancien PDG de Sonatrach. Vers le mois d’août 2007,  Réda Meziane avait signé un contrat de consulting pour un salaire de 140 000 DA, pour une durée d’une année renouvelable. Selon le dossier judiciaire, il a également reçu la somme de 4 millions de dinars de la part du patron de Saipem Algérie, pour acheter une voiture à son épouse.

Retour sur une arnaque de Chakib Khelil

Il vient d’être recruté par une nouvelle société canadienne : 

Le retour du conseiller Chakib Khelil 


Ancien ministre impliqué dans des affaires de corruption massive


L’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, vient d’être recruté en qualité de conseiller principal, dans une entreprise canadienne dont les propriétaires ont bénéficié, durant une décennie, de facilités inimaginables en Algérie. L’argent gagné au détriment de Sonatrach est recyclé à travers une nouvelle société pétrolière qui risque de revenir une nouvelle fois dans le pays et accéder à de nouveaux contrats.

mercredi 14 novembre 2012

Le sociologue Nacer Djabi : «Quand de hauts responsables vont en France, ils ne voyagent pas mais rentrent chez eux»

-Quel rapport entretient, selon vous, le ministre, en particulier, et le commis de l’Etat, en général, avec l’argent, le confort et les privilèges. Dans votre ouvrage Al Wazir Al Jazaïri, Oussoul Oua Massarat (le ministre algérien, origine et trajectoire)n vous insistiez sur les origines «paysannes» de l’élite ministérielle.Comment interfèrent-elles sur ce rapport ?
-Dans cet ouvrage, je n’ai pas traité la relation du ministre avec l’argent sachant que la question est sensible au sein de la société algérienne, surtout quand cet argent rime avec politique. La société algérienne n’a pas encore résolu ses conflits historiques avec l’argent, considéré avec beaucoup d’hypocrisie, aimé et adulé, convoité légalement et illégalement mais appelé par ailleurs «wassekh edounia», «souillure de ce bas monde».

Résidences, indemnités, berlines, lignes de crédit... Quand l’Etat s’offre un «train de vie» impérial

Par Mohand Aziri
Train de vie impérial, dépenses somptuaires, faste et bling-bling, l’Etat s’asphyxie dans ses comptes spéciaux, se noie dans ses puits tarissables de pétrole. Des salaires mirobolants,  des privilèges innombrables et démesurés, des résidences somptueuses, l’Etat et ses agents baignent dans le luxe indécent, dépensent sans compter, sans rendre véritablement compte de l’utilisation de l’argent public. Un «Etat de la gabegie» dont les dirigeants confondent souvent  «bien public» et «bien privé», richesse monétaire et développement. «L’Algérie n’est pas la Suède», dixit Daho Ould Kablia, le ministre de l’Intérieur (entretien au Soir d’Algérie, édition 8 novembre 2012).

Ces nouveaux riches qui échappent au fisc



En plus d'avoir fait fortune dans des conditions troubles, les riches échappent au fisc

Par Melissa Roumadi

La multiplication des transactions informelles, la circulation d’importants flux de cash, la généralisation de la corruption et l’ampleur que prend la spéculation à tous les niveaux du marché ont permis à certains un enrichissement facile et rapide. De grosses fortunes sont apparues du jour au lendemain, affichant avec exubérance une opulence arrogante, au moment où les salariés voient leur pouvoir d’achat se réduire comme peau de chagrin sous l’effet de l’inflation alimentée par ces nouveaux barons de l’informel. Profitant des failles d’un système sclérosé pour amasser des fortunes au détriment des contribuables, ces nouveaux riches échappent non seulement au contrôle du marché, mais aussi à toute forme de contribution et de surveillance fiscale. Une situation qui ne manque pas de susciter le mécontentement de la population et d’alimenter un débat public qui, depuis quelques semaines, presse les pouvoirs publics à réagir.

mardi 13 novembre 2012

Présidents et argent : sur une dérive occidentale de la démocratie

Par Lyes Akram
Aujourd’hui, on connaît assez les chefs d’Etat dans le Tiers-Monde et plus particulièrement dans le Monde arabe. Dans cette partie du monde, ce sont des rois, émirs et autres présidents à vie avec succession programmée post-mortem, omnipotents bien que grabataires, régnant par le fer et le feu sur des populations domestiquées par de redoutables polices politiques, ces célèbres moukhabarète. Ce sont surtout des potentats au train de vie de satrapes, dilapidant l’argent du contribuable ou le plus souvent des rentes fabuleuses qui sont, au demeurant, épuisables car issues de l’exploitation de richesses tout sauf perpétuelles. Il semble, malheureusement, que cette dernière caractéristique (l'enrichissement) attise l’appétit des présidents et hauts dirigeants soi-disant démocratiques, en Occident. Dans la courante édition du Monde Diplomatique, l’article de la dernière page, signé Ibrahim Warde, aborde précisément cette question : le rapport des chefs d’Etats en Occident à l’argent, à travers le cas de l’ancien premier ministre britannique Anthony Blair. D’emblée, Ibrahim Warde rappelle ce propos de Nicolas Sarkozy en 2008 alors qu’il n’envisageait pas briguer un second mandat, cité par Le Point : « Président, on a été six à faire l’job. Regardez les seconds mandats, hein ? Pas formidables ! Alors, moi, en 2012, j’aurai 57 ans, je me représente pas. Et quand j’vois les milliards que gagne Clinton [il avance le visage, cligne des yeux à répétition], moi, j’m’en mets plein les poches ! [il frappe de ses mains les deux poches de son veston]. Je fais ça pendant cinq ans et, ensuite, je pars faire du fric, comme Clinton. 150 000 euros la conférence ! » Ibrahim Warde affirme que William Clinton était endetté à hauteur de 11 millions de dollars à la fin de ses mandats en janvier 2001 et, devenu « écrivain et conférencier », une année plus tard, l’homme et sa femme sont déjà millionnaires !

lundi 29 octobre 2012

Le sociologue Zoubir Arous au Soir l’Algérie: «les ingrédients de la déflagration sont réunis»


- La société algérienne est sur un volcan. Tous les ingrédients de la déflagration sont réunis
- Nous avons perdu la valeur du travail comme moyen de réussite.
- Au plan moral, la corruption n’est plus motif de honte et la violence est devenue un signe de virilité
- J’affirme qu’il faut aujourd’hui un sauvetage de la société avant celui du régime — qui du reste est le reflet de la société — où certains préfèrent maintenir le statu quo et recourir à la corruption afin de perpétuer le régime
-  L’immolation par le feu est le signe ultime de la maladie de la société
- Ces augmentations de salaires sont un gaspillage des richesses du pays et consacrent la corruption dans les mœurs

jeudi 12 juillet 2012

Corruption politique, le nerf de l’ordre autoritaire

La voix ponctuée de trémolos, le dernier intervenant au panel 5 consacré à l’analyse du régime politique algérien, le politologue Mohammed Hachemaoui, contient difficilement son émotion. Et pour cause : c’est la première fois qu’il partage le fruit de ses travaux devant un public algérien, des travaux qui portent sur la corruption politique. Un gros morceau. Autant dire une bombe. En s’attelant à une si lourde tâche, Hachemaoui – qui a par ailleurs le mérite d’être le concepteur de ce colloque et son commissaire scientifique – s’impose comme un pionnier. Son sujet de thèse – «Clientélisme et corruption dans le système politique algérien» – annonçait déjà la couleur.

mardi 21 février 2012

Corruption : le modèle géorgien


Par Ammar Belhimer
La Banque mondiale vient de rendre un hommage mérité à la Géorgie pour ses efforts, aboutis, de lutte contre la corruption dans les services publics. Dans un rapport rendu public le 31 janvier dernier, elle étudie «les rouages de ce succès» et la stratégie «particulièrement efficace» qui l’a rendu possible, stratégie qui «pourrait être adaptée et appliquée dans des pays qui, devant aussi faire face à une corruption généralisée, rencontrent des problèmes comparables ».

jeudi 22 décembre 2011

14 hectares à Bouchaoui pour 900 millions de centimes!



(KalimaDZ) Un terrain à Bouchaoui, de 14 hectares, 144550 m2 exactement, à moins d’un milliard de centimes, c’est possible. C’est possible, si vous êtes un proche de Cherif Rahmani, ministre de l’environnement et de l’aménagement du territoire.

lundi 19 décembre 2011

L'indice de perception de la corruption et le gouvernement algérien...


(Le Soir d'Algérie) Le gouvernement algérien n'a pas du tout apprécié les très mauvais résultats de l'Algérie — 2,9 sur 10 et la 112e place — dans l'Indice 2011 de perception de la corruption, et il l'a fait savoir il y a quelques jours par... le président de l’Organe national de lutte contre la corruption, M. Bouzeboudjen Brahim. Au lieu de faire savoir comment il compte lutter contre la corruption, le pouvoir algérien emprunte la très mauvaise voie de la remise en question d'un Indice parmi tant d'autres. Plus ridicule encore, il annonce que l'Organe national de prévention et de lutte contre la corruption a programmé la création d'un indice propre à l'Algérie ! Nous répondons ci-dessous aux questions les plus fréquentes et relatives à l'IPC 2011.

vendredi 11 novembre 2011

Heurs et malheurs du pétrole algérien

 

Par Hocine Malti
Depuis son installation à la tête du secteur de l’Energie et des Mines, le nouveau ministre, Youcef Yousfi, ne cesse de constater combien est catastrophique l’héritage que lui a laissé son prédécesseur Chakib Khelil. Il vient de se rendre compte encore récemment, en septembre et octobre derniers, que l’Algérie avait pris un énorme retard en matière de formation et dans le domaine de la recherche et du développement. Il a pris aussi conscience que le secteur des hydrocarbures algérien avait cessé d’être attractif aux yeux des investisseurs potentiels, après que trois appels d’offres lancés par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) se soient avérés négatifs. Il n’est malheureusement pas au bout de ses désillusions. Il sera encore beaucoup plus choqué quand il découvrira l’état de délabrement dans lequel se trouvent certaines unités industrielles, les usines de liquéfaction en particulier, ou la dégradation avancée de certains gisements, dont Hassi Messaoud notamment.

samedi 15 octobre 2011

Sabrina Khatir : «On veut laisser mon mari croupir en prison»


In El Watan Weekend
Emprisonné depuis trois mois, le maire de Zéralda, Mouhib Khatir, a entamé une nouvelle grève de la faim pour protester contre les lenteurs judiciaires, alors que son épouse dénonce un acharnement contre la famille. Tous les mercredis, depuis trois mois, le rituel est le même. Sabrina Khatir rassemble ses six enfants pour décider qui va l’accompagner, le lendemain, au parloir de la prison de Hadjout.

mardi 6 septembre 2011

Les dirigeants algériens évacuent leurs richesses d’Europe vers des pays « plus sûrs »


Info KalimaDZ
Selon des indiscrétions, le réseau français « Tracfin », un réseau français de surveillance des mouvements financiers, de très nombreux transferts de sommes d’argent très importantes ont eu lieu ces dernières semaines. Ces transferts ont en commun de quitter la zone européenne, zone sensible en cas de décisions politiques de gel financier, vers des pays, plus sûrs. Ces transferts, selon ces informations, concernent, en premier lieu, les dirigeants algériens, leurs proches (familles et amis) ainsi que leur clientèle.

lundi 5 septembre 2011

Wikileaks : Chakib Khelil est au cœur de la corruption

Chakib Khelil, «responsable de la culture de corruption à Sonatrach»

Wikileaks. Révélation d’un responsable de BP

Les diplomates américains n’ont pas de mots assez durs pour qualifier le comportement de l’ancien ministre de l’Energie dans la gestion de Sonatrach. Ils affirment, crûment, que Chakib Khelil était au «centre de la corruption» de la compagnie nationale d’hydrocarbures. Dans un mémo daté du 21 février 2010, l’ancien ambassadeur David Pearce rapporte que «ni l’enquête sur la corruption ni le conflit politique qui peut se cacher derrière le scandale ne peuvent se résoudre rapidement, à cause des lenteurs de prise de décision du président Bouteflika».
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