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mercredi 14 novembre 2012

Résidences, indemnités, berlines, lignes de crédit... Quand l’Etat s’offre un «train de vie» impérial

Par Mohand Aziri
Train de vie impérial, dépenses somptuaires, faste et bling-bling, l’Etat s’asphyxie dans ses comptes spéciaux, se noie dans ses puits tarissables de pétrole. Des salaires mirobolants,  des privilèges innombrables et démesurés, des résidences somptueuses, l’Etat et ses agents baignent dans le luxe indécent, dépensent sans compter, sans rendre véritablement compte de l’utilisation de l’argent public. Un «Etat de la gabegie» dont les dirigeants confondent souvent  «bien public» et «bien privé», richesse monétaire et développement. «L’Algérie n’est pas la Suède», dixit Daho Ould Kablia, le ministre de l’Intérieur (entretien au Soir d’Algérie, édition 8 novembre 2012).

Ces nouveaux riches qui échappent au fisc



En plus d'avoir fait fortune dans des conditions troubles, les riches échappent au fisc

Par Melissa Roumadi

La multiplication des transactions informelles, la circulation d’importants flux de cash, la généralisation de la corruption et l’ampleur que prend la spéculation à tous les niveaux du marché ont permis à certains un enrichissement facile et rapide. De grosses fortunes sont apparues du jour au lendemain, affichant avec exubérance une opulence arrogante, au moment où les salariés voient leur pouvoir d’achat se réduire comme peau de chagrin sous l’effet de l’inflation alimentée par ces nouveaux barons de l’informel. Profitant des failles d’un système sclérosé pour amasser des fortunes au détriment des contribuables, ces nouveaux riches échappent non seulement au contrôle du marché, mais aussi à toute forme de contribution et de surveillance fiscale. Une situation qui ne manque pas de susciter le mécontentement de la population et d’alimenter un débat public qui, depuis quelques semaines, presse les pouvoirs publics à réagir.

samedi 10 mars 2012

Trafic de drogue à l’ouest du pays: révélations sur le cartel d’Oran

Par Salima Tlemçani
El Watan, 18 octobre 2006
Considéré comme étant le plus grand baron de la drogue de l’Oranie, Ahmed Zendjabil, surnommé Echelfaoui, en référence à son lieu de naissance (Chlef), est devenu une énigme pour l’opinion publique. Les informations qu’il détient vont provoquer un véritable séisme dans le milieu de la pègre à Oran, mais aussi au sein des plus hautes sphères dirigeantes de la région. Au moment où le terrorisme battait son plein dans la capitale de l’Ouest, durant les années 1990, un véritable cartel de la drogue, avec ses hommes armés et ses protecteurs officiels, s’est constitué et brassait des milliards de dinars en prenant en charge tous les réseaux de convoyage de la résine de cannabis, du Maroc, pays producteur, vers l’Europe, le Moyen-Orient et bien sûr laissant au passage des quantités de plus en plus importantes dans le marché algérien.

Affaire du général Kamel Abderrahmane contre El Watan

L’affaire opposant El Watan à l’ex-chef de la 2e Région militaire jugée
Le verdict sera connu le 22 mars 12
 «Peut-on espérer, un jour, que la justice algérienne prenne en charge ce gros dossier et donne un coup de pied dans la fourmilière ?» C’est avec cet appel que la journaliste d’El Watan, Salima Tlemçani, avait terminé son enquête sur le «Trafic de drogue à l’ouest du pays : révélations sur le cartel d’Oran», publiée par le quotidien le 18 octobre 2006. Une enquête qui avait révélé l’implication de hauts dignitaires, militaires et civils, de l’Oranie dans la plus grande affaire de trafic de drogue. Mais curieusement, c’est l’inverse qui s’est passé. La journaliste et le directeur de publication d’El Watan, Omar Belhouchet, ainsi que le directeur de l’action sociale de la wilaya d’Oran, Kada Hazil, se retrouvent à la barre suite à la plainte en diffamation déposée par l’ancien chef de la 2e Région militaire, le général Kamel Abderrahmane.

vendredi 27 janvier 2012

Presse algérienne: Le régime contre El Watan


Par Lyes Akram
«Pourquoi la CNAS veut étrangler El Watan», titre celui-ci dans sa Une du 23 janvier 2012. En effet, l’article de Madjid Makedhi ne suffit guère pour résumer la situation du journal que pour ses lecteurs assidus. Pour les autres, je m’efforcerai de montrer, dans les lignes qui suivent, brièvement et n’usant que de la production d’une année (2011) de ce journal bien particulier à maints égards, pourquoi le régime, à travers sa CNAS (sinon autrement, peu importe le moyen), veut (et, si la «société civile» se tait, va) museler et «domestiquer» en définitive ce journal.

lundi 23 janvier 2012

Pourquoi la CNAS veut étrangler El Watan


(El Watan) La CNAS réclame au journal plus de 22 milliards de centimes au titre d’arriérés de charges sociales non payées pour les pigistes et collaborateurs. Ces deux catégories de travailleurs ne sont pourtant pas concernées, car elles ne sont pas permanentes et cotisent dans d’autres organismes. El Watan s’interroge sur ce revirement de la CNAS et sur son opportunité. N’y a-t-il pas volonté d’étrangler financièrement le journal ?
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