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samedi 17 novembre 2012

Les Algériens sont-ils racistes ?

Par Amel Blidi
Quelle perception a le citoyen algérien des ressortissants étrangers, notamment africains ou asiatiques, qui passent ou s’installent momentanément dans notre pays ?
Chacun a répondu au cours de notre enquête selon ce que lui a dicté sa conscience, mais il est généralement admis que le comportement de certains nationaux laisse à désirer…
Dans un bus allant de Bab Ezzouar à Alger, elle tance sa fille : «Tais-toi, sinon j’appelle ‘‘el kahloucha’’, la Noire assise là-bas. Regarde-la, elle est laide !» La femme noire dont il est question, en djellaba et foulard rose, fait mine de ne pas entendre. La fillette se blottit dans les bras de sa mère, certains passagers esquissent un sourire et l’autobus slalome sur l’autoroute menant à Alger afin de contourner les embouteillages.

mercredi 14 novembre 2012

Résidences, indemnités, berlines, lignes de crédit... Quand l’Etat s’offre un «train de vie» impérial

Par Mohand Aziri
Train de vie impérial, dépenses somptuaires, faste et bling-bling, l’Etat s’asphyxie dans ses comptes spéciaux, se noie dans ses puits tarissables de pétrole. Des salaires mirobolants,  des privilèges innombrables et démesurés, des résidences somptueuses, l’Etat et ses agents baignent dans le luxe indécent, dépensent sans compter, sans rendre véritablement compte de l’utilisation de l’argent public. Un «Etat de la gabegie» dont les dirigeants confondent souvent  «bien public» et «bien privé», richesse monétaire et développement. «L’Algérie n’est pas la Suède», dixit Daho Ould Kablia, le ministre de l’Intérieur (entretien au Soir d’Algérie, édition 8 novembre 2012).

Ces nouveaux riches qui échappent au fisc



En plus d'avoir fait fortune dans des conditions troubles, les riches échappent au fisc

Par Melissa Roumadi

La multiplication des transactions informelles, la circulation d’importants flux de cash, la généralisation de la corruption et l’ampleur que prend la spéculation à tous les niveaux du marché ont permis à certains un enrichissement facile et rapide. De grosses fortunes sont apparues du jour au lendemain, affichant avec exubérance une opulence arrogante, au moment où les salariés voient leur pouvoir d’achat se réduire comme peau de chagrin sous l’effet de l’inflation alimentée par ces nouveaux barons de l’informel. Profitant des failles d’un système sclérosé pour amasser des fortunes au détriment des contribuables, ces nouveaux riches échappent non seulement au contrôle du marché, mais aussi à toute forme de contribution et de surveillance fiscale. Une situation qui ne manque pas de susciter le mécontentement de la population et d’alimenter un débat public qui, depuis quelques semaines, presse les pouvoirs publics à réagir.

dimanche 29 janvier 2012

Voyage dans l’Algérie des immolés



(In El Watan) Il ne se passe quasiment pas de jour sans que de nouveaux cas d’immolation par le feu soient signalés. On ne compte plus ces Algériens qui se transforment en torches humaines pour crier leur désarroi dans une société qui semble faire la sourde oreille à leurs souffrances. Après les harraga, voici donc venu le cycle des grands brûlés de la vie.  On est passé de l’eau au feu, et l’expression de la détresse sociale est ainsi montée d’un cran. En négatif, le tableau noir d’un peuple profondément tourmenté.

mardi 17 janvier 2012

Ce que pensent les Algériens

Démocratie, gouvernement, religion, partis, économie, citoyenneté…
Ce que pensent les Algériens


(El Watan) L’enquête a été faite pour le compte de Arab Barometer, un organisme de recherche constitué d’universitaires américains et de chercheurs arabes. Ce type d’enquête a été réalisé dans onze autres pays arabes. Sur plus de 1000 questions posées à un échantillon de 1200 personnes, tous âges confondus, des deux sexes et de toutes catégories professionnelles, citadins et ruraux, le groupe de recherche algérien est parvenu à tirer des conclusions.

vendredi 16 septembre 2011

Enquête : Qui sont les «Baltajia» du DRS ?


Par Yahia Bounouar
Ce terme « baltaji, » s’est vulgarisé pendant la révolution égyptienne. Il désignait, en langage populaire égyptien, les bandes de voyous, payés par le régime de Moubarak pour agresser les militants qui occupaient la place Tahrir au Caire. Tout le monde se souvient de l’attaque contre les militants à l’aide de chameaux et de chevaux qui a fait de nombreux morts. Le procès de cette attaque, filmé en direct, notamment par Al Jazeera, se tient actuellement avec comme principaux accusés, outre le président déchu et ses deux fils, l’ancien ministre de l’intérieur et des richissimes hommes d’affaires qui avaient financé l’attaque. En Syrie, la population appelle ces milices « chabiha », littéralement, les fantômes. Ce sont des civils qui naviguent entre le parti au pouvoir le Baâth et les services de renseignements militaires. Ils ont été armés et servent de supplétifs à l’armée syrienne notamment dans les zones urbaines. Selon les militants des droits de l’homme, plusieurs groupes de ces « chabiha » participent directement à la répression et aux meurtres de civils.  

samedi 3 septembre 2011

SELON LE NOUVEAU CLASSEMENT PUBLIÉ PAR THE ECONOMIST : Alger au top 10 des villes où il ne fait pas bon vivre


Le rapport semestriel publié ce mardi par The Economist Intelligence Unit classe l’Algérie parmi le top 10 des villes où il ne fait surtout pas bon vivre. Parmi les 140 villes étudiées, Alger figure à la 136e place après Tripoli, déclassée à la 135e place, en raison de la grande instabilité que traverse le pays. 
Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) -

vendredi 19 août 2011

Révélation explosive sur l’assassinat des moines de Tibhirine : L’enquête qui implique le DRS


L’enquête du journaliste et réalisateur, Jean Baptiste Rivoire, va relancer l’affaire de l’assassinat des sept moines de Tibhirine. A force de patience et de persévérance, le journaliste a réussi à obtenir des témoignages qui impliquent directement les services de renseignements algériens ( DRS).
Cette enquête sera déclinée sur deux supports. “Le crime de Tibhirine”, un documentaire qui sera diffusé dans l’émission « spécial investigation » sur canal fin septembre et un livre « Le crime de Tibhirine, révélations sur les responsables » qui paraitra le 22 septembre 2011, aux éditions la Découverte.

lundi 8 août 2011

Grevé par la surtaxe, la bureaucratie et les parasites : Le bateau livre à la dérive


Rym et Mehdi, étudiants à la fac de lettres d’Alger, scannent les étals de la librairie du Tiers-Monde, rue Ben M’hidi (ex-Isly). Leurs yeux brillent d’envie à la lecture de la quatrième de couverture de Ce que le jour doit à la nuit, le dernier roman de Yasmina Khadra. Mais le prix inscrit en bas de la page, 950 DA, anéantit toute l’ardeur soulevée par le résumé du best-seller. L’ouvrage regagne sa place : budget insuffisant ! Pourtant, le rachat par les Editions Sedia des droits auprès de la Maison Julliard a fortement contribué à diminuer la facture. C’est que la chute du pouvoir d’achat ne permet pas à un salarié moyen d’acheter un bouquin qui coûte 5% de son salaire, encore moins à des étudiants. C’est tout le drame du livre. Faut-il désormais ranger les librairies parmi les boutiques de luxe ?
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