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mardi 21 août 2012

La famille de Kasdi Merbah réclame une enquête sur son assassinat

Le 21 août 1993, nos deux frères KHALEF Abdallah, dit Kasdi MERBAH, ancien chef du gouvernement, KHALEF Abdelaziz, médecin, notre neveu KHALEF Hakim, universitaire, ainsi que leurs deux compagnons NASRI Abdelaziz et AIT-MEKIDECHE Lhachemi, ont été froidement assassinés à Bordj-El-Bahri par un commando suréquipé et surentraîné, ne laissant aucun doute sur sa nature.
L’enquête qui s’en est suivie a été des plus rudimentaires, voire bâclée, puisque c’est la solution de facilité qui a vite été choisie, consistant à interpeller de pauvres hères de la région et à leur imputer ce crime abject. Ni autopsies, ni auditions, ni étude balistique, ni recherches approfondies n’ont été effectuées, à l’image de ce qu’il s’est passé pour d’autres assassinats non encore élucidés.
Le procès qui a été organisé – une parodie – visait essentiellement à évacuer une affaire jugée encombrante, pour vite s’en débarrasser.

lundi 4 juin 2012

Un opposant condamné à six mois de prison ferme sans aucune preuve !

L’opposant et militant, Abdallah Benaoum, vient d’être condamné à six mois de prison ferme, ce lundi 4 juin par le tribunal de Oued Rhiou. Il est accusé d’avoir filmer dans la salle d’audience, le lundi 28 mai 2012, lors du procès des jeunes contestataires. Abdallah Benaoum a rejeté ces accusations. Il avait bien la caméra en bandoulière mais il n’a pas filmé. Son avocat a demandé à l’accusation et à la police qui a saisi l’appareil, de justifier ses accusations en montrant les photos ou vidéos contenues dans l’appareil. L’accusation n’a pas pu le faire, et pour cause, l’appareil était vide. Ce qui n’a pas empêché la justice de le condamner, indiquant ainsi qu’il s’agit d’une condamnation politique à la demande du DRS.

vendredi 4 mai 2012

Nouvelles sur les citoyens et militants arrêtés

Du nouveau à propos des citoyens et militants arrêtés ou kidnappés par la police ou le DRS. Bachir Belharchaoui, 44 ans, Franco-Algérien installé à Lyon, ancien sous-officier du DRS arrêté en aout 2011 par celui-ci, a été jugé et condamné, lundi dernier, par le tribunal militaire de Blida à un an de prison pour «appartenance à un mouvement terroriste et complot pour nuire à une composante militaire». Selon Amine Sidhoum, avocat de Belharchaoui, celui-ci sortira bientot de prison.
Abdelkader Kherba, militant du Comité national de défense des droits des chômeurs, arrêté lors d’une manifestation de greffiers à Alger et incarcéré à Serkadji, vient d’être condamné à un an de prison avec sursis et une amende de 20.000 DA, rapporte LQA d’après le RADDH. Pour rappel, Abdelkader Kherba a participé dans une manifestation de greffiers à Alger durant laquelle il était arrêté par la police.
Selon le communiqué de presse du Comité des sages de la cité Bois des Pins, rapporté par LQA : «Ce mercredi 2 mai 2012, le Juge Belkharchi de la Cour d’Alger a confirmé le jugement du Tribunal de Bir Mourad Rais qui avait condamné Mahenni Abdelghani porte parole du Bois des Pins, Directeur du Journal LA GAZETTE et Journaliste de la presse Nationale et Internationale depuis 43 ans. Le 11 Janvier 2011, le Tribunal de Bir Mourad Rais avait condamné Mahenni Abdelghani et Laadaoui Tewfik à respectivement une année de prison ferme pour le premier et une année avec sursis pour le deuxième.» Plus loin, on peut lire dans le communiqué : «Mais le juge de Bir Mourad Rais, de manière illégale, à condamné les deux citoyens pour le délit d’ATTROUPEMENT ARMÉ. Délit qu’il à lui-même inventé ! Quelle invention burlesque : un attroupement de deux personnes à l’intérieur de leur propre propriété privée»…
A propos du jeune Tarek Mameri, kidnappé par la police pour avoir posté des vidéos sur la Toile appelant au boycott du scrutin législatif du 10 mai, Le RADDH informe qu’il vient d’être mis en liberté provisoire. «Il sera jugé le 30 mai 2012, rapporte LQA. Une première victoire grâce à la mobilisation de toutes les volontés sincères. (…) Les chefs d’accusation sont lourds : [1] Destruction de biens d’autrui. [2] Destruction de documents administratifs officiels (carte d’électeur). [3] Incitation directe à attroupement. [4] Outrage à corps constitués.»
Quant à Djilali Saïd, commerçant arrêté par des hommes en civil à Baghlia, Boumerdés, le 24 avril 2012, nous sommes toujours sans nouvelle de lui.
Informations & Réflexions réitère son inconditionnelle solidarisation avec toutes les victimes de l’arbitraire en Algérie et rappelle que seule une mobilisation soutenue est en mesure de desserrer l’étau de la répression d'un régime aux abois.
Lyes Akram

mercredi 2 mai 2012

Kidnapping et arrestation de militants en Algérie

Quelques jours avant les élections législatives que les Algériens vont boycotter, le régime, dont l’illégitimité sera ainsi une fois encore prouvée, a entamé une compagne de répression. Au moins trois cas sont signalés par des militants et la presse. Depuis plus de 10 jours, Abdelkader Kherba, militant du Comité national de défense des chômeurs, est incarcéré à Serkadji pour avoir participé à une manifestation de greffiers en grève. Le procureur a requis trois ans de prison ferme à son encontre. Plusieurs militants qui ont manifesté pour demander sa libération ont été arrêtés puis relâchés. Le 24 avril 2012, Djilali Saïd, commerçant, a été arrêté par des hommes en civil à Baghlia, Boumerdés. Depuis, sa famille est sans nouvelle de lui. Last but not least, Tarek Mameri, 23 ans, est kidnappé lui aussi par des individus en civil. La cause ? Selon la LADDH, c’est pour «avoir posté des vidéos [voir ci-dessus] appelant les algériens à boycotter les élections du 10 main prochain». (Notons que nos écrivaillons et autres journaleux qui dénoncent, à partir d’Alger, la censure par des islamistes en Egypte ne soufflent aucun mot lorsqu’il s’agit de l’Algérie).
Informations et Réflexions se solidarise inconditionnellement avec ces victimes du règne de l’arbitraire et rappelle aux citoyennes algériennes et citoyens algériens que nul n’est en sécurité dans cette voyoucratie de Bouteflika et Tewfik. La solidarisation et la mobilisation afin que soient libérées les victimes précitées s’imposent.
Lyes Akram

lundi 12 mars 2012

Pourquoi le peuple algérien doit boycotter les élections

«Le pouvoir a refusé au peuple algérien d’exister»
Karim Tabbou, ancien SG du FFS
Par Lyes Akram
Cette fois, c’est l’union du Mal qui appelle les Algériens à la participation dans les élections législatives du 10 mai prochain. Bouteflika, quelques djihadistes et les plumitifs de la police politique prient ainsi les Algériens d’y participer. Toutefois, tout indique que le boycott pulvérisera les précédents records. En effet, on a déjà brulé les cartes du vote en Kabylie, et, à l’échelle nationale, plusieurs syndicats, des comités de citoyens, de chômeurs, des partis politiques et des personnalités éminentes de la société civile appellent les Algériens au boycott, seul position qui ne déshonore pas. D’après un sondage de KalimaDZ (près de 1200 participants), 82% des Algériens vont boycotter. Et les manipulations coutumières, les fausses promesses et autres menées du régime ne serviront à rien, le peuple ayant fait son choix depuis belle lurette.

Nouvelles menaces contre Mellouk

(El Watan) Benyoucef Mellouk est de nouveau ciblé. Pas plus tard que vendredi 9 mars, un procureur général près d’une cour de justice lui a offert un café pour prendre le temps de lui conseiller, gentiment mais avec beaucoup d’insistance, d’arrêter de parler à la presse de l’affaire des magistrats faussaires. Ce qui est grave, c’est cette personne bien placée  qui est venue, il y a une vingtaine de jours avec son chauffeur, jusque devant la demeure de Mellouk, à Blida, pour le menacer en des termes qui ne prêtent pas à équivoque. L’agent en question avait dit : «Voilà, on peut te faire mal. Tu as des enfants et tu dois donc faire très attention sinon tu n’auras qu’à t’en prendre à toi-même.»

samedi 10 mars 2012

Affaire du général Kamel Abderrahmane contre El Watan

L’affaire opposant El Watan à l’ex-chef de la 2e Région militaire jugée
Le verdict sera connu le 22 mars 12
 «Peut-on espérer, un jour, que la justice algérienne prenne en charge ce gros dossier et donne un coup de pied dans la fourmilière ?» C’est avec cet appel que la journaliste d’El Watan, Salima Tlemçani, avait terminé son enquête sur le «Trafic de drogue à l’ouest du pays : révélations sur le cartel d’Oran», publiée par le quotidien le 18 octobre 2006. Une enquête qui avait révélé l’implication de hauts dignitaires, militaires et civils, de l’Oranie dans la plus grande affaire de trafic de drogue. Mais curieusement, c’est l’inverse qui s’est passé. La journaliste et le directeur de publication d’El Watan, Omar Belhouchet, ainsi que le directeur de l’action sociale de la wilaya d’Oran, Kada Hazil, se retrouvent à la barre suite à la plainte en diffamation déposée par l’ancien chef de la 2e Région militaire, le général Kamel Abderrahmane.

jeudi 23 février 2012

Les familles des disparus empêchées de marcher vers la Présidence


(In Le Quotidien d’Oran) Les familles des disparus se sont rassemblées hier devant le siège de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l'Homme (CNCPPDH), un lieu de symbolique pour réclamer «vérité et justice». Elles étaient une cinquantaine de personnes hier devant le siège de la Commission que préside Maître Ksentini, à la place Addis Abeba d'Alger, juste au-dessus du palais du Peuple. Comme d'habitude, il y avait bien plus de femmes que d'hommes.

mercredi 22 février 2012

Contre la participation dans les prochaines élections législatives


Par Lyes Akram
Décidément, c’est une véritable union du Mal. L’alliance est on ne peut plus patente. Une première depuis l’indépendance du pays (et sa confiscation) en 1962 : la police politique, la présidence de la république et l’islamisme radical antidémocratique et antirépublicain s’unissent, au détriment du peuple algérien. Le DRS, à travers ses plumitifs, le djihadisme par le biais du terroriste Madani Mezrag et d’El Hachemi Sahnouni et Abdelaziz Bouteflika lui-même appellent les Algériens à voter – «devoir citoyen!» –, lors du prochain scrutin, le 10 mai.

dimanche 15 janvier 2012

L’intellectuel et le général

 

Par Lahouari Addi
Le Soir d’Algérie a publié dans son édition du 12 janvier 2012 un texte de l’historien Hassan Remaoun de l’université d’Oran, où il apporte son soutien au général Khaled Nezzar dans l’affaire de la plainte déposée contre lui en Suisse. Il est surprenant qu’un intellectuel se porte au secours d’un général qui a exercé de hautes fonctions dans un pouvoir exécutif qui a toujours refusé l’autonomie des deux autres pouvoirs constitutifs de l’Etat de droit : le législatif et le judiciaire.

dimanche 18 septembre 2011

MOKRANE AÏT LARBI AU SOIR D’ALGÉRIE : «Le pouvoir parle au peuple, il ne l’écoute pas»

Entretien réalisé par Brahim Taouchichet 


L'évocation du nom de Mokrane Aït Larbi nous renvoie aux frondeurs de la revendication culturelle berbère. Il a fait partie de ceux qui ont connu la prison dans toute sa rigueur. Ainsi, en février 1985, il est parmi les sept activistes appréhendés par la sécurité militaire parce qu’ils ont voulu prendre la parole lors du séminaire à Tizi Ouzou sur l’écriture de l’histoire de la Wilaya III. En août 1985 également, il est jeté en prison en tant que membre de la première Ligue des droits de l’homme de Ali Yahia Abdenour. Il est déporté dans le Sud en décembre 1986 pour s’être constitué avocat des émeutiers de Constantine et enfin lorsque la Ligue algérienne des droits de l’homme a été affiliée à la FIDH (Fédération internationale des droits de l’homme).
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