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dimanche 9 décembre 2012

Entretien avec Pierre Dortiguier : «Le judaïsme est une pancarte pour soutenir l’entité sioniste»


-Algeriepatriotique : Vous intervenez fréquemment pour commenter l’actualité dans la région du Moyen-Orient, et, globalement, dans le monde musulman. Que pensez-vous de ces «révolutions» qui secouent cette région depuis deux ans ? Sont-elles porteuses d’un vrai changement, positif pour ses populations ?
-Pierre Dortiguier : A répondre d’une manière synthétique, je vous dis ma certitude que ces révolutions qui ont reçu médiatiquement la dénomination de «printemps arabe» sont un engrenage dans lequel on a fait entrer des forces politiques nationales, pour les broyer et affaiblir durablement la force des institutions étatiques qui leur servait de fondement, de cadre, de forme comme nous disons en philosophie. Ce fut le cas de la Tunisie qui avait naturellement des aspects négatifs – qui n’en a pas dans notre monde ? –, mais avait, depuis Bourguiba, considérablement augmenté sa puissance, avec des injustices, corrigeables par le développement. 

vendredi 9 novembre 2012

Sid Ahmed Ghozali : «Le système fonctionne par un parti clandestin de deux millions de membres»

Acteur et témoin des cinquante années écoulées depuis l’indépendance de l’Algérie, l’homme au nœud papillon fut successivement, entre 1988 et 1992, ministre des Finances, chef de la diplomatie et chef du gouvernement. Il revient sur 
les défis stratégiques, politiques, économiques et sociaux posés à son pays, dans un contexte régional en pleine mutation.
-Comment analysez-vous la crise 
dont la bande saharo-sahélienne 
est aujourd’hui le théâtre ? Craignez-vous les conséquences, sur l’Algérie, de l’occupation du nord du Mali 
par les groupes islamistes armés ? Que pensez-vous du scénario d’une intervention militaire internationale appuyée par la France et 
les États-Unis ?
-Sid Ahmed Ghozali. Depuis des mois, le cœur des Algériens est en Tunisie, en Égypte, en ­Libye, en Syrie. Ils sont très préoccupés par les ­événements survenus dans ces pays, mais ils ne se rendent pas compte que le feu est chez nous ! Ce qui se passe au Mali concerne directement et très sérieusement l’Algérie. Le pouvoir, dans son aveuglement, prive la population de l’information nécessaire à la compréhension de ces événements qui font peser une menace sur l’intégrité du territoire. Le Mali est un pays voisin. Les parties impliquées dans ce conflit circulent de part et d’autre de la frontière, aussi bien al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), qui est né en Algérie, que les Touaregs. Et ­certaines vieilles idées autrefois véhiculées par l’administration coloniale n’ont pas tout à fait disparu.

jeudi 21 juin 2012

Mohamed Chafik Mesbah : «Le DRS est affaibli et le régime n’organisera pas une transition démocratique»

Entretien réalisé par Tarek Hafid (Le Soir d'Algérie)
Le système politique algérien n’est toujours pas mûr pour accepter le principe d’une transition démocratique à travers un scrutin libre et démocratique. C’est la conclusion à laquelle est parvenu Mohamed-Chafik Mesbah suite à l’analyse des résultats des élections législatives du 10 mai 2012. Dans cet entretien, l’ancien officier des services de renseignement dresse le bilan des treize années de pouvoir de Abdelaziz Bouteflika, ses actions politiques et diplomatiques ainsi que ses relations avec l’armée et le DRS.

lundi 18 juin 2012

جماعة الإخوان وحكم القرين في مصر

عبد الحليم قنديل
في كتابي (الأيام الأخيرة) ـ صدرعام 2008 ـ رسمت صورة للمشهد السياسي في مصر عقب خلع مبارك، وتوقعت فوز جماعة الإخوان بالأكثرية، وبنفس النسب التي تحققت في أول انتخابات جرت بعد ثورة 25 يناير 2011، لكني توقعت أن يكون الحكم محنة لا نعمة للإخوان، ورجحت تراجعا منتظما في شعبية الإخوان، ولأسباب بدت منطقية جدا .

dimanche 20 mai 2012

Les révolutions arabes : un an plus tard


Par Samir Amin
Les victoires électorales de l’Islam politique en Egypte et en Tunisie
La victoire électorale des Frères Musulmans et des Salafistes en Egypte (janvier 2012) n’est guère surprenante. La dégradation produite par la mondialisation capitaliste contemporaine a entraîné un gonflement prodigieux des activités dites « informelles », qui, en Egypte, fournissent leurs moyens de survie à plus de la moitié de la population (les statistiques disent : 60%). Or les Frères Musulmans, sont fort bien placées pour tirer profit de cette dégradation et en perpétuer la reproduction. Leur idéologie simple donne une légitimité à cette économie primitive de marché/ de bazar. Les moyens financiers fabuleux mis à leur disposition (par le Golfe) permettent de le traduire en moyens d’action efficaces : avances financières à l’économie informelle, charité d’accompagnement (centres de soins et autres). C’est par ce moyen que les Frères s’implantent dans la société réelle et la place sous leur dépendance.

vendredi 18 mai 2012

DRS omniprésent, profond malaise chez la jeunesse, une société civile absente, une vie économique malsaine… Les impressions algériennes d’un diplomate français

Conseiller auprès de l'Institut français des relations internationales, Denis Bauchard, ancien haut-diplomate au Quai d'Orsay, s'est rendu en Algérie, peu avant les élections législatives. Voici son compte-rendu de voyage que nous nous sommes procuré. Il y évoque le malaise de la jeunesse, le rejet d'un Etat mafieux, l'obsession française, et nous explique pourquoi "le printemps arabe" y a fait long feu.

vendredi 20 avril 2012

Alain Gresh: «Je suis sûr qu’une nouvelle fois l’Algérie nous surprendra…»

Journaliste, directeur adjoint du Monde Diplomatique, spécialiste du Monde arabe et auteur de nombreux ouvrages sur les problèmes du Moyen-Orient, Alain Gresh nous livre ses réflexions sur les révoltes populaires qui secouent actuellement cette région.

samedi 18 février 2012

Samir Amin : «Les peuples n’ont plus peur»


Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire algérien La Nation, l'éminent économiste Égyptien Samir Amin revient sur les révoltes dans le monde arabe, notamment en Tunisie et en Égypte, dont il souligne à la fois l’importance politique et la portée limitée sur les plans social et économique. Mis en perspective avec la crise globale du capitalisme, ces bouleversements en préfigurent d’autres. Il propose une analyse avec la rigueur qui a toujours caractérisé ses écrits. Il revient notamment sur la question de l'immixtion de l'Occident  ainsi que d'autres questions comme la compradorisation du Monde arabe, etc. Entretien.

jeudi 9 février 2012

Algérie, prochaine révolution arabe?


Par Pierre Puchot
Année du cinquantenaire de l’indépendance algérienne, 2012 sera-t-elle aussi celle de sa révolution ? L’anniversaire des cinquante ans des accords d’Evian, le 18 mars 2012, s’annonce morose. Tout au long de l’année passée, les analystes ont tantôt dédaigné le pays le plus peuplé du Maghreb (36,3 millions d’habitants en 2011 selon l’estimation de l’office national des statistiques), tantôt expliqué qu’Alger ne saurait profiter du souffle tunisien voisin pour faire sa mue démocratique.

lundi 23 janvier 2012

un appel au débat et à l'organisation des Algériens

Face aux périls : 
un appel au débat et à l'organisation des Algériens


PROPOSITION POUR LA CONSTITUTION D’ASSEMBLÉES CITOYENNES

Ghazi Hidouci, Hocine Malti, Omar Benderra, Madjid Laribi
Le 11 janvier 2012

• Vingt ans après le coup d’état du 11 janvier 1992 et la remise en cause du processus démocratique, la situation du pays s’est très profondément aggravée. La détérioration interne et le contexte international exigent la plus grande vigilance et une mobilisation soutenue et urgente si nous voulons épargner à notre pays, cadenassé par un régime autiste, une profanation de ses valeurs et de son Histoire. Et pour éviter de voir nos ressources nationales pillées par un néo-colonialisme renouvelé et encore plus prédateur. Pour que la vie de nos enfants ne soit plus menacée par les vassaux de l’intérieur.

mercredi 11 janvier 2012

Salah-Eddine SIDHOUM: « L’Algérie n’échappera pas au destin de l’Histoire »


(Lesoir.be) Alors que les révoltes arabes célèbrent leur premier anniversaire ce mois, il y a tout juste vingt ans ce 11 janvier, l’Algérie se réveillait avec un coup d’État militaire interrompant le processus électoral. Pour parler de cet événement qui nous rappelle que les islamistes avaient déjà pu vaincre à travers les urnes il y a deux décennies, nous avons interrogé un homme, Salah-Eddine Sidhoum, chirurgien orthopédiste de son état, qui incarne la résistance à la dictature militaire algérienne par le combat pour le respect des droits de l’homme. Un combat qui lui coûta la prison, neuf ans de clandestinité, une grève de la faim et finalement un procès qui s’est soldé par un acquittement en 2003. Il anime un site, www.lequotidienalgerie.org.

lundi 2 janvier 2012

Je ne voulais ni des militaires ni des islamistes... j'ai maintenant les deux!


De décembre 1991 à décembre 2011

Belkhadem, Bouteflika, Toufik
Par Ghania Mouffok

En cette fin d’année extraordinaire de bouleversements dans le monde arabe, je me souviens que la majorité des électeurs algériens auront été les premiers à choisir comme alternative à un régime militaire un parti islamiste, le FIS, à l’issue des premières élections démocratiques dans le monde arabe. C’était en 1991. Vingt ans déjà. Vingt ans plus tard, c’est au tour des Tunisiens, des Égyptiens, des Marocains de faire le même choix.

mardi 27 décembre 2011

Ahmed Benbitour : «La décennie 2010- 2020 enregistrera la dérive de l’Etat algérien vers une situation de déliquescence»


Entretien réalisé par Brahim Taouchichet
Plusieurs fois ministre puis chef de gouvernement, Ahmed Benbitour est ce que l’on pourrait appeler le parfait fonctionnaire, sérieux, studieux, homme des grands dossiers et de missions délicates. Il a chuté dans le sérail politique sans parrainage ni sponsors comme l’exigent les us et coutumes en vigueur. Il démissionne en 2000 suite à un désaccord avec Abdelaziz Bouteflika et — fait nouveau — le fait savoir dans une lettre rendue publique le lendemain même de cette grave décision et se retrouve mis à la retraite à l’âge de 54 ans ! Mais il n’est pas resté dans son coin à ronger son frein. Bien au contraire, il fait preuve d’une grande activité… politique lui que l’on peut assimiler plutôt à un technocrate, commis de l’Etat. Pour lui, le pays tel que gouverné actuellement fonce droit vers le précipice, «la nation est en danger». Par la faute d’un «pouvoir autoritariste et patrimonialiste ».

jeudi 22 décembre 2011

Le régime et son printemps israélo-algérien


Par Lyes Akram
Ainsi donc, la presse du régime a décidé de médiatiser, la semaine dernière, une information selon laquelle un CNT-DZ (Conseil National de Transition Algérien) est en préparation… à Washington. Puis, un certain Jean-Patrick Grumberg, un journaliste franco-israélien (qui se définit lui-même comme « lobbyiste » pro-israélien) a décidé, mine de rien, non seulement de rapporter l’information, mais, en outre, de nous révéler les noms de ceux qui auraient été retenu pour siéger au sein du CNT-DZ !
Doit-on s’interroger comment un journaliste israélien a su déterminer ces noms ? Il nous dit qu’une source à Alger, FP (on comprend qu’il ne s’est pas cassé trop la tête dans ce choix), lui a rapporté sa « révélation ». D’entrée : qui peut croire à l’existence d’une source si informée et à Alger, donc au vu et au su du DRS, communiquant avec un journaliste israélien. Sauf si c’est une source au sein même du DRS, ou si le journaliste est au service de celui-ci…

samedi 17 décembre 2011

2011 : Le printemps arabe ?


Par Samir Amin
L’année 2011 s’est ouverte par une série d’explosions fracassantes de colère des peuples arabes. Ce printemps arabe amorcera-t-il un second temps de « l’éveil du monde arabe » ? Ou bien ces révoltes vont-elles piétiner et finalement avorter – comme cela été le cas du premier moment de cet éveil évoqué dans mon livre L’éveil du Sud. Dans la première hypothèse, les avancées du monde arabe s’inscriront nécessairement dans le mouvement de dépassement du capitalisme / impérialisme à l’échelle mondiale. L’échec maintiendrait le monde arabe dans son statut actuel de périphérie dominée, lui interdisant de s’ériger au rang d’acteur actif dans le façonnement du monde.

lundi 12 décembre 2011

هل اصبح نضال النساء العربيات بممارسة الجنس العلني وخلع الملابس؟

مطلوب ثورة على الفساد والكبت قبل اسقاط الانظمة:
 رويدا مروّه
قد تظّن علياء المهدي الفتاة المصرية المسلمة والشابة أنّها أكثر تحرّرا من بقية النساء العربيات عموما والمسلمات خصوصا وقد تظّن الممثلة التونسية الشابة نادية بوستة انّها أكثر النساء العربيات والمسلمات جرأة في رفض قمع حرية الرأي والتعبير في الدول العربية عامة والدول الاسلامية خاصة. ولكن غاب عن بال المهدي وبوستة أنّ هناك اصواتا نسائية عربية مسلمة ومسيحية ودرزية وبهائية ويهودية من العالم العربي ناضلن ويناضلن من أجل رفض كافة اشكال قمع حرّية الرأي والتعبير الذي تتعرّض له المرأة العربية ورفض كافة اشكال انتهاك حقوقها لكنذ هؤلاء المناضلات انتهجن اساليب أخرى في الشهرة والاعلان عن انفسهن بعيدا عن نظرية 'خالف تعرف' هؤلاء عملن ويعملن ليل نهار ويدفعن من جيوبهن ووقتهن ومجهودهن الخاص ويضحيّن بوظائفهن احيانا لأجل القيام بمبادرة تدعم حقوق المرأة وتصون كرامتها وتحميها من كافة اشكال الاستغلال الذكوري والقانوني والديني والاجتماعي لها...

mercredi 26 octobre 2011

Le système politique algérien répond-il aux exigences d’une transition démocratique ?


Pour une algérie démocratique
A l’instar des autres pays du Maghreb et du Machrek, l’Algérie voit se développer un mouvement récurrent de révoltes populaires qui attestent la dégradation de la situation économique et sociale et la défiance à l’égard d’un système politique qui domine le pays depuis son indépendance en 1962. Nous y retrouvons les mêmes causes que dans les autres pays de la région : chômage endémique, faiblesse du pouvoir d’achat, aggravation des inégalités sociales, crise identitaire, absence de repères, notamment pour les jeunes générations.

samedi 22 octobre 2011

Où va la Libye ?


 

Par Lyes Akram

Sans doute, le jeune tunisien Mohamed Bouazizi ne savait rien, avant sa mort, des bouleversements qui s’ensuivaient et qui s’ensuivent depuis son geste désespéré, mettant fin à ses jour en s’immolant par le feu. Un seuil de tyrannie et d’injustice a été franchi au début de cette année. Le monde arabe, semble-t-il, se réveille. Il vit l’évènement le plus crucial depuis la fin de la colonisation. Pour le moins, une libération psychologique de la peur est survenue chez des populations longtemps opprimées et réprimées. La caste des prédateurs qui ruinaient la Tunisie s’est enfuie et à leur été Ben Ali, réputé pourtant féroce, et son épouse Trabelsi. Quant à Moubarak, dictateur impitoyable qui a régné d’une main de fer sur l’Egypte durant trois décades, il pourrit en prison, accompagné de ses enfants.
L’ébullition engendrée par une conscientisation effective des populations n’a épargné aucun pays arabe. Le Yémen, la Syrie, le Bahreïn, l’Arabie Saoudite… Le monde arabe change. Malheureusement, certains évènements fâcheux, tels des impondérables, sont survenus. Notamment en Libye. Des mois après une intervention étrangère, certes amère, jeudi dernier, le despote de Tripoli périt, vraisemblablement exécuté alors que, blessé, il n’avait pas d’arme sui lui. Nous aurions souhaité vivre un dénouement différent de la crise dans ce pays.

samedi 15 octobre 2011

Algérie : Changer ou disparaitre ?

57 ans après le 01 Novembre 1954
Algérie : Changer ou disparaitre ?


Par Lyes Akram

Poignant, le devenir des Algériens dépend essentiellement d’eux. Un demi-siècle après son « indépendance », l’Algérie risque une destinée on peut plus pénible. Se voulant la continuité des Etats qui, par le passé, ont peu ou prou rayonné au Maghreb central avant de disparaître tragiquement, l’Algérie pourrait connaitre la même fin, à son tour, si le peuple consent que continue la situation actuelle, caractérisée par une gabegie monstre, une corruption débridée et des péculats effrénés, œuvre hideuse d’un régime illégitime, criminel, antipopulaire et incompétent.
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