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samedi 17 décembre 2011

2011 : Le printemps arabe ?


Par Samir Amin
L’année 2011 s’est ouverte par une série d’explosions fracassantes de colère des peuples arabes. Ce printemps arabe amorcera-t-il un second temps de « l’éveil du monde arabe » ? Ou bien ces révoltes vont-elles piétiner et finalement avorter – comme cela été le cas du premier moment de cet éveil évoqué dans mon livre L’éveil du Sud. Dans la première hypothèse, les avancées du monde arabe s’inscriront nécessairement dans le mouvement de dépassement du capitalisme / impérialisme à l’échelle mondiale. L’échec maintiendrait le monde arabe dans son statut actuel de périphérie dominée, lui interdisant de s’ériger au rang d’acteur actif dans le façonnement du monde.

mercredi 28 septembre 2011

Ghazi Hidouci, en toute vérité



Ghazi Hidouci est né en 1939 à Aïn-Beida, une ville de l’est algérien. Après des études d’économie, il a accompli une carrière de haut fonctionnaire et a été conseiller économique à la présidence de la République de 1984 à 1989, puis ministre de l’Économie jusqu’en juin 1991. Il est le concepteur principal des réformes politiques et économiques brutalement interrompues après le départ du gouvernement de Mouloud Hamrouche. Il a bien voulu accorder à Algeria-Watch une interview où il s’explique sur le refus du régime de lui assurer son retour en toute sécurité dans son pays, d’où il avait dû s’exiler en 1991 à la suite de menaces directes et précises émanant des premiers cercles du pouvoir militaro-sécuritaire algérien.
Algeria-Watch : Du 23 au 25 septembre, vous deviez participer à un séminaire sur les révolutions arabes organisé à Alger par une université parisienne (Paris-8) et un quotidien algérien (El Watan) ; cette participation devait vous permettre de rentrer en Algérie pour la première fois après un exil de plus vingt ans à Paris. Il apparaît que votre présence à Alger n’était pas souhaitée par les autorités. Comment l’avez-vous appris et qu’éprouvez-vous ?

dimanche 18 septembre 2011

Appel et contre-appel au soulèvement : Quand la rumeur aggrave la confusion politique


Par Nadjia Bouaricha 

Un étrange appel à un soulèvement populaire ayant circulé sur facebook, puis des sms appelant au calme ont créé un climat de psychose généralisé. Relents de manipulation : ceux qui ont appelé à rester chez soi, le 17 septembre, ne sont pas identifiés, tout comme les initiateurs de l’appel à manifester. L’adage populaire dit que «la peur fait courir même les vieux». On peut y ajouter qu’elle peut même être source d’inspiration pour les plus machiavéliques desseins.

vendredi 16 septembre 2011

Algérie : Seule une révolution peut remédier au ratage d’État


Par Lyes Akram
Cependant que la Nation Algérienne est en péril et vit une crise grave, les décideurs persistent dans une opiniâtreté criminelle en refusant d’admettre l’évidence et de céder à une véritable réforme institutionnelle pour endiguer cette crise qu’ils ont pourtant provoquée. Malheureusement, une partie de la population est frappée de cécité politique et ne veut voir, ni comprendre la situation désastreuse actuelle. Ainsi, à la fois cocasses et pathétiques, les Algériens pro-régimes et contre le changement ne finissent pas de surprendre.
Alors que la situation en Syrie est alarmante à cause des crimes contre l’humanité perpétrés par le régime de Assad, on voit que ni l’Otan, ni aucune puissance étrangère n’aient envisagé sérieusement de s’y mêler en y envoyant des forces armées ni en armant les manifestants, et ce même après plus de 2600 morts (chiffre de l’ONU). Et les raisons ne sont pas si difficiles à deviner : d’abord les Syriens, contrairement aux Libyens qui furent obligés de le faire, n’ont tout simplement pas demandé une assistance étrangère et croient toujours en la capacité de la non-violence comme unique moyen de changer le régime, étant, comme le dit le Mahatma Gandhi, « le langage de notre espèce, tout comme la violence est le langage de la brute » ; et, ensuite, parce que le régime de Assad, qui a maintenu le statuquo malgré l’occupation étrangère d’une partie du territoire syrien, le Golan, sert l’ennemi traditionnel des peuples arabes : Israël. Pour être objectif, il faut dire aussi que Assad n’a pas déclaré sa volonté d’exterminer les « rats » – qualification despotique des peuples arabes. Pour ce qui est de l’Algérie, autant que je sache, aucun citoyen (de l’opposition ou pas) n’a pensé à demander une telle ingérence dans notre pays. Pourtant, certains Algériens ont décidé, comme ça, qu’il y aurait un danger réel qui pèse sur notre pays : l’Otan interviendrait, si le peuple se lève de sa torpeur et se soulève contre la tyrannie criminelle incarnée par un régime somme toute illégitime et incompétent.
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