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samedi 22 octobre 2011

Où va la Libye ?


 

Par Lyes Akram

Sans doute, le jeune tunisien Mohamed Bouazizi ne savait rien, avant sa mort, des bouleversements qui s’ensuivaient et qui s’ensuivent depuis son geste désespéré, mettant fin à ses jour en s’immolant par le feu. Un seuil de tyrannie et d’injustice a été franchi au début de cette année. Le monde arabe, semble-t-il, se réveille. Il vit l’évènement le plus crucial depuis la fin de la colonisation. Pour le moins, une libération psychologique de la peur est survenue chez des populations longtemps opprimées et réprimées. La caste des prédateurs qui ruinaient la Tunisie s’est enfuie et à leur été Ben Ali, réputé pourtant féroce, et son épouse Trabelsi. Quant à Moubarak, dictateur impitoyable qui a régné d’une main de fer sur l’Egypte durant trois décades, il pourrit en prison, accompagné de ses enfants.
L’ébullition engendrée par une conscientisation effective des populations n’a épargné aucun pays arabe. Le Yémen, la Syrie, le Bahreïn, l’Arabie Saoudite… Le monde arabe change. Malheureusement, certains évènements fâcheux, tels des impondérables, sont survenus. Notamment en Libye. Des mois après une intervention étrangère, certes amère, jeudi dernier, le despote de Tripoli périt, vraisemblablement exécuté alors que, blessé, il n’avait pas d’arme sui lui. Nous aurions souhaité vivre un dénouement différent de la crise dans ce pays.

mercredi 12 octobre 2011

The Middle Powers Amid the Arab Revolts


By Imad Mansour
The UN Security Council has been a key arbiter of international action regarding the upheavals in the Arab world in 2011. In late February, the Council issued Resolution 1970 calling for an “immediate end to the violence” in Libya, imposing sanctions and an arms embargo, and asking the International Criminal Court to investigate the regime of Col. Muammar al-Qaddafi. Less than a month later, on March 17, the Council passed Resolution 1973 authorizing NATO “to take all necessary measures” to protect Libyan civilians, leading to Qaddafi’s eventual fall from power. In late September, the Security Council will also take up the request of Palestinian leader Mahmoud ‘Abbas for full UN membership for a state of Palestine.

dimanche 18 septembre 2011

MOKRANE AÏT LARBI AU SOIR D’ALGÉRIE : «Le pouvoir parle au peuple, il ne l’écoute pas»

Entretien réalisé par Brahim Taouchichet 


L'évocation du nom de Mokrane Aït Larbi nous renvoie aux frondeurs de la revendication culturelle berbère. Il a fait partie de ceux qui ont connu la prison dans toute sa rigueur. Ainsi, en février 1985, il est parmi les sept activistes appréhendés par la sécurité militaire parce qu’ils ont voulu prendre la parole lors du séminaire à Tizi Ouzou sur l’écriture de l’histoire de la Wilaya III. En août 1985 également, il est jeté en prison en tant que membre de la première Ligue des droits de l’homme de Ali Yahia Abdenour. Il est déporté dans le Sud en décembre 1986 pour s’être constitué avocat des émeutiers de Constantine et enfin lorsque la Ligue algérienne des droits de l’homme a été affiliée à la FIDH (Fédération internationale des droits de l’homme).

vendredi 16 septembre 2011

Algérie : Seule une révolution peut remédier au ratage d’État


Par Lyes Akram
Cependant que la Nation Algérienne est en péril et vit une crise grave, les décideurs persistent dans une opiniâtreté criminelle en refusant d’admettre l’évidence et de céder à une véritable réforme institutionnelle pour endiguer cette crise qu’ils ont pourtant provoquée. Malheureusement, une partie de la population est frappée de cécité politique et ne veut voir, ni comprendre la situation désastreuse actuelle. Ainsi, à la fois cocasses et pathétiques, les Algériens pro-régimes et contre le changement ne finissent pas de surprendre.
Alors que la situation en Syrie est alarmante à cause des crimes contre l’humanité perpétrés par le régime de Assad, on voit que ni l’Otan, ni aucune puissance étrangère n’aient envisagé sérieusement de s’y mêler en y envoyant des forces armées ni en armant les manifestants, et ce même après plus de 2600 morts (chiffre de l’ONU). Et les raisons ne sont pas si difficiles à deviner : d’abord les Syriens, contrairement aux Libyens qui furent obligés de le faire, n’ont tout simplement pas demandé une assistance étrangère et croient toujours en la capacité de la non-violence comme unique moyen de changer le régime, étant, comme le dit le Mahatma Gandhi, « le langage de notre espèce, tout comme la violence est le langage de la brute » ; et, ensuite, parce que le régime de Assad, qui a maintenu le statuquo malgré l’occupation étrangère d’une partie du territoire syrien, le Golan, sert l’ennemi traditionnel des peuples arabes : Israël. Pour être objectif, il faut dire aussi que Assad n’a pas déclaré sa volonté d’exterminer les « rats » – qualification despotique des peuples arabes. Pour ce qui est de l’Algérie, autant que je sache, aucun citoyen (de l’opposition ou pas) n’a pensé à demander une telle ingérence dans notre pays. Pourtant, certains Algériens ont décidé, comme ça, qu’il y aurait un danger réel qui pèse sur notre pays : l’Otan interviendrait, si le peuple se lève de sa torpeur et se soulève contre la tyrannie criminelle incarnée par un régime somme toute illégitime et incompétent.

Le profane et le sacré : comment BHL tente de gâcher les Révolutions arabes


Par Lyes Akram
« (...)  Il faut réfléchir mûrement sur les raisons qui incitent un homme comme Bernard-Henri Lévy, que tous les Hommes justes de la terre, sans exception aucune, exècrent, au-delà de leurs positions politiques et idéologiques, le drame palestinien étant, comme nous le savons, une injustice criarde, à soutenir le printemps arabe. Toute personne ayant lu quelques uns de ses textes sait qu’il justifie toute honte bue les pogroms israéliens contre les Palestiniens par le fait qu’Israël serait « la seule démocratie dans cette région », pourquoi veut-il alors voir d’autres démocraties dans cette région ? Cela parait paradoxal. Car, en effet, Israël est certes le plus grand perdant de la démocratisation du monde arabe. 
À mon sens, deux scénarii sont envisageables.

mercredi 14 septembre 2011

اليوم الأسود للكتاب الأخضر


د. أمين زاوي

كان القذافي يفكر دائما في الثورة على الآخر، ولم يفكر يوما بأنها ستكون ضده ذات يوم آخر، وكان ذات 17 فبراير 2011. وسقط الذي انقلب على ملك شيخ اسمه السنوسي ليتحول بعد أربعين سنة إلى ملك الملوك، لم يَطُل به المقام للاحتفال بالذكرى الثانية والأربعين على توليه عرش البلاد والشد على رقاب العباد، وهو على بعد أسبوع منها، الفاتح من سبتمبر، أسقطه الثوار أخيرا، أسقطه السباع الذين كان يراهم قبل خمسة أشهر عبارة عن جرذان، وانتهى مسلسل رئيس عربي آخر، رئيس أو ملك أو سلطان.. الكل متشابه، والكراسي لا فرق بينها، والممارسات لا فرق بينها أيضا، إلا في بعض تفاصيل الديكور. 

mardi 6 septembre 2011

Algérie : Le fruit pourrit, le régime va couler


Par Lyes Akram

Abject, le régime algérien moribond se dénude aux yeux du peuple, jour après jour. Loin de l’obscurité, sa face parait hideuse et répugnante. Grace à Wikileaks, nous savons que le livre de Benchicou, Journal d’un homme libre, qui, comme l’indique son titre, n’est qu’un journal, a été interdit (et l’est encore) sur ordre de Nourredine Zerhouni, le grand tortionnaire de la SM et génocidaire (un des commanditaires de la tragédie du printemps noir en 2001), justement en vengeant la révélation de son passé de criminel par le même Benchicou. Trivial, cela aide tout de même à parfaire la connaissance de la nature du régime algérien, car les analyses des opposants et dissidents se trouvent ainsi confirmées puisque on tient cette information d’une collaboratrice directe de Khalida Toumi. Mais cette affaire, pour ce qui est de ses répercutions sur l’ensemble de la nation Algérienne, est d’une petitesse infime par rapport à ce que nous apprenons aujourd’hui.

samedi 3 septembre 2011

Des élections seront organisés dans 8 mois : La deuxième République de Tripoli


Par Mustapha Benfodil

Comment se dessine la Libye post-gueddafienne, celle de la deuxième République de Tripoli qui s’apprête à s’ériger sur les décombres de la défunte Jamahiriya ? Une chose est certaine : le CNT s’impose d’emblée comme le «maître d’ouvrage» de cette reconstruction. Le porte-parole du Conseil national de transition libyen à Londres, Guma Al Gamaty, vient d’ores et déjà de détailler la feuille de route qui va structurer la transition démocratique en Libye.

jeudi 1 septembre 2011

حديث الثورة - الموقف الجزائري من الثورة الليبية

 تعرضت قناة الجزيرة للتشويش في الجزائر عندما بثت الحصة يوم الثلاثاء الماضي.
Cette émission était censurée en Algérie, lors de sa diffusion mardi dernier.

«Humanitaire», disent-ils


Par Fayçal Métaoui

L’opinion nationale a été choquée d’apprendre que la famille de Mouammar El Gueddafi était entrée en Algérie avec l’accord des autorités d’Alger. Le ministère algérien des Affaires étrangères a été obligé d’annoncer la nouvelle après avoir informé ses partenaires étrangers. 

mercredi 31 août 2011

احدى حارسات القدافي تعترف بقتل 11 معارضا و هي لم تتجاوز 19 ربيعا


مع دخول الثوار الليبيين طرابلس بدأت الحقائق تتكشف وبدأت جرائم القذافي التي ارتكبها في حق شعبه تتضح للعيان.
آخر هذه الجرائم ما ذكرته صحيفة "ديلي ميل" البريطانية الصادرة اليوم الاثنين من اعتراف إحدى حارسات القذافي وتدعى نسرين منصور الفرقاني ذات الـ19 ربيعاً، والتي هي موقوفة الآن في مستشفى بطرابلس، حيث تتلقى العلاج في انتظار إحالتها إلى القضاء للمحاكمة بجرم القتل عمداً.

mardi 30 août 2011

Le sentiment « humanitaire » sélectif du régime algérien !


In KalimaDZ

L’Algérie a autorisé l’entrée sur son territoire de trois enfants et de l’épouse du chef libyen en fuite Mouammar Kadhafi « pour des raisons strictement humanitaires », a déclaré aujourd’hui le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Amar Belani. Il n’a pas précisé où se trouvaient les trois enfants entrés en Algérie, Aïcha, Mohamed et Hannibal, ainsi que Safia, la seconde épouse du dirigeant libyen, ni répondu directement sur la question de la demande formulée par le Conseil national de transition libyen (CNT) de leur retour en Libye.

Le salut «majeur» d'Ali Ferzat


Par Ahmed Halli
halliahmed@hotmail.com

Kadhafi, ou El-Gueddafi comme le veut la terminologie officielle, n'est pas seulement un dictateur imbu de sa personne, il fait aussi dans l'imposture, le mensonge, et la supercherie. Sur ce registre, son plus beau coup aura été de faire croire au monde que sa fille adoptive, alors dans les langes, avait été tuée par les bombardements américains sur sa résidence en avril 1986.

L'Algérie plus embarrassée que jamais envers la rébellion libyenne

AFP
Restée "neutre" sur le conflit libyen mais accusée par les rebelles de soutenir Mouammar Kadhafi, l'Algérie est encore plus embarrassée envers le Conseil national de transition (CNT) depuis l'entrée sur son territoire pour "raisons strictement humanitaires" de proches de l'ex-homme fort de Libye.

mardi 23 août 2011

Algérie-Libye: les relations ambiguës

Considérée par le CNT libyen comme le principal soutien international à Kadhafi, Alger refuse officiellement de se réjouir de la chute de troisième dictateur de la région. Côté officieux, les Algériens, mêmes suspicieux, sont heureux de cette nouvelle victoire partie de Benghazi, la plus algérienne des villes libyennes.


Quartier résidentiel d'El Biar, sur les hauteurs d'Alger. Lundi 22 août au matin, le lendemain de la chute de Tripoli, une épaisse fumée noire montait dans le ciel désespérément bleu. Immédiatement, un gros camion de pompiers se dirigeait vers l'ambassade de Libye, située à 100 mètres de l'appartement personnel du président Bouteflika.

Le régime d' El Gueddafi tombe après 6 mois de guerre civile : Djebel Nefoussa célèbre la fin de la dictature dans l’humilité

Depuis la prise par les rebelles, le 28 juillet dernier, à l’issue d’âpres combats, du village d’Al Ghazaya, la vie commence timidement à reprendre son cours dans une grande partie des localités du sud-ouest de la Libye.


Nalout (Libye).
De notre (EL Watan) envoyé spécial

Les troupes pro-El Gueddafi se servaient de cette bourgade bâtie au sommet d’une montagne comme base pour pilonner, à l’aide de roquettes Wazzan et Nalout, deux villes tombées aux mains des «thouar» (révolutionnaires, ndlr) dès les premiers mois de l’insurrection. Le danger étant définitivement écarté, l’axe routier, reliant le poste frontière de Dhehiba au Djebel Nefoussa, est de nouveau fréquenté par les automobilistes.
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