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dimanche 20 mai 2012

Les révolutions arabes : un an plus tard


Par Samir Amin
Les victoires électorales de l’Islam politique en Egypte et en Tunisie
La victoire électorale des Frères Musulmans et des Salafistes en Egypte (janvier 2012) n’est guère surprenante. La dégradation produite par la mondialisation capitaliste contemporaine a entraîné un gonflement prodigieux des activités dites « informelles », qui, en Egypte, fournissent leurs moyens de survie à plus de la moitié de la population (les statistiques disent : 60%). Or les Frères Musulmans, sont fort bien placées pour tirer profit de cette dégradation et en perpétuer la reproduction. Leur idéologie simple donne une légitimité à cette économie primitive de marché/ de bazar. Les moyens financiers fabuleux mis à leur disposition (par le Golfe) permettent de le traduire en moyens d’action efficaces : avances financières à l’économie informelle, charité d’accompagnement (centres de soins et autres). C’est par ce moyen que les Frères s’implantent dans la société réelle et la place sous leur dépendance.

samedi 18 février 2012

Samir Amin : «Les peuples n’ont plus peur»


Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire algérien La Nation, l'éminent économiste Égyptien Samir Amin revient sur les révoltes dans le monde arabe, notamment en Tunisie et en Égypte, dont il souligne à la fois l’importance politique et la portée limitée sur les plans social et économique. Mis en perspective avec la crise globale du capitalisme, ces bouleversements en préfigurent d’autres. Il propose une analyse avec la rigueur qui a toujours caractérisé ses écrits. Il revient notamment sur la question de l'immixtion de l'Occident  ainsi que d'autres questions comme la compradorisation du Monde arabe, etc. Entretien.

lundi 12 décembre 2011

L’internationale de l’obscurantisme


Par Samir Amin
1. Le terme de spiritualité appartient à la langue religieuse. Il implique l’adhésion à la croyance dans l’existence d’une force extérieure à l’être humain qui lui insuffle la vie, la conscience et la distinction morale du bien et du mal.
Ce terme est, de ce fait, inacceptable pour les athées et les agnostiques. La réalité de la spiritualité ne peut être «prouvée», ni son contraire, comme l’existence ou la non existence de Dieu (dont le terme est synonyme) ne peut l’être. Cette preuve est impossible par définition : le supra-naturel (au dessus de la nature, méta-physique), s’il «existe», ne peut être conçu par les moyens dont la nature a pourvu l’humain.
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