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dimanche 20 mars 2016

Ali-Yahia Abdennour : Tamazight, la Kabylie, la régionalisation (Extraits de son dernier livre 2/2)


Lettre ouverte au système politique et au dernier pouvoir qu'il a engendré

Lire d'autres extraits Sur le Système politique ici.

Voici d'autres extraits de Lettre ouverte au système politique et au dernier pouvoir qu'il a engendré de Ali-Yahia Abdennour, qui aborde la Kabylie, la culture amazighe et la régionalisation. Les sous-titres sont miens. Bonne lecture.



Tamazight


La nation consolide son unité en reconnaissant la diversité culturelle et linguistique. Le droit de vivre dans sa propre langue doit être proclamé, ainsi que le droit de l’enseigner sur tout le territoire national, de l’école primaire à l’université. Tamazight, langue nationale de millions d’Algériens, doit être considérée comme langue nationale obligatoire à l’école. C’est un droit, une obligation éthique, une nécessité vitale.

samedi 19 mars 2016

Ali-Yahia Abdennour : Sur le système politique (Extraits de son dernier livre 1/2)

Lettre ouverte au système et au dernier pouvoir qu'il a engendré

Ali-Yahia Abdennour, le grand militant des droits de l’Homme, vient de faire paraitre un petit livre chez les éditions Koukou. Lettre ouverte au système politique et au dernier pouvoir qu’il a engendré se lit d’une traite. En 96 pages, Ali-Yahia propose non pas seulement un pamphlet contre le système politique autoritaire et incompétent qui régente l’Algérie depuis 1962, mais aussi un condensé de sa pensée. Le système politique, sa nature, le président, l’armée, le DRS, l’économie, la réforme du système éducatif, l’unité de l’Algérie, la diversité culturelle, Tamazight, la Kabylie et les droits des femmes sont les thèmes abordés. 
À 95 ans, Ali-Yahia Abdennour continue donc de stimuler le débat et la réflexion. C’est aussi l’occasion pour ceux, jeunes ou moins jeunes, qui ne connaissent pas Ali-Yahia d’apprécier ses idées. Extraits du livre (les sous-titres sont de moi).

L. B.


Militant des droits de l'Homme
Ali-Yahia Abdennour


Le prix de la liberté

Le système politique, les pouvoir qui se sont succédé, la Sécurité militaire et le département du renseignement et de la sécurité (DRS) ont fait de moi un ennemi de l’intérieur, soumis à plusieurs arrestations, à une résidence surveillée à Ouargla, au contrôle du courrier, aux écoutes téléphoniques, et à la privation de nombreux droits, même celui d’être propriétaire de mon logement que j’occupe depuis l’été 1962. Militant des droits de l’Homme qui ne sont pas protégés mais quotidiennement bafoués, j’entends garder une totale liberté d’esprit, de réflexion et d’expression.

lundi 5 novembre 2012

Ali Yahia Abdennour : «Bouteflika exerce un pouvoir totalitaire»

Par Ali Yahia Abdennour
Il faut une détermination d’acier et une sacrée volonté politique pour affronter la tyrannie du statu quo et de l’argent, être branché sur le concret et le réel, parce que les rapports politiques et sociaux sont des rapports de force, et briser l’injustice. Il faut insuffler un peu d’air frais dans une société habituée à étouffer sous le culte de la personnalité. Il faut accorder une véritable place à la  société civile, lui concéder un rôle important, retenir ses propositions parce qu’elle concerne l’exercice de la démocratie. Le pouvoir a banni la démocratie de la réalité, n’en conservant qu’une coquille vide dont il se sert pour maquiller le visage de la dictature, qui bloque la marche en avant de la société vers la liberté, la justice et les droits de l’homme. Le pouvoir présente sa dictature comme étant une démocratie. Le despote se déclare démocrate. Le cerveau et le cœur de la lutte contre la dictature, qui n’a brisé ni le courage ni l’espoir, sont la démocratie qui reste l’enjeu du combat politique.

Ali Yahia Abdennour : «Le scrutin du 29 novembre 2012 sera marqué par un nouveau record d’abstention»

Par Ali Yahia Abdennour
L'été n’est pas propice à l’action mais à la réflexion, qui est l’exigence fondamentale. L’automne algérien sera chaud, tous les signes extérieurs de la violence sont en place et personne ne sait comment il va se terminer. Le Printemps arabe, qui a renversé les dictateurs, ne doit pas dégénérer en hiver intégriste mais devenir un automne de la démocratie.

vendredi 5 octobre 2012

Octobre 1988, le tournant (extraits de Françalgérie: crimes et mensonges d’États)

Extrait de «Françalgérie, crimes et mensonges d’États» de Lounis AGGOUN et Jean-Baptiste RIVOIRE (La Découverte, Paris, 2004).
Chapitre 5 : Octobre 1988, le tournant

La jeunesse algéroise hachée à la mitrailleuse lourde
Le mercredi 5 octobre, vers dix heures du matin, Alger explose avec une violence inouïe. « Des écoliers d’une douzaine d’années, certains en blousons et gants noirs, ont dévalé les rues par petits groupes de dix [1]», raconte Corinne Bensimon dans Libération. Frédéric Fritscher, le correspondant du Monde, en rend compte en ces termes : « Plusieurs centaines de jeunes, dont certains de dix ans, envahissent les artères du centre-ville vers 11 heures. Très rapidement, ces vagues extrêmement fluides déferlaient rue Didouche-Mourad, cassant tout sur leur passage. [...] Les forces de l’ordre, qui apparemment avaient reçu des instructions pour ne pas intervenir sur-le-champ, ont pris position vers 13 heures. […]

jeudi 21 juin 2012

Ali Yahia Abdenour : «La fin du pouvoir de Bouteflika et du DRS a commencé»

Par Ali Yahia Abdenour
Quelques réflexions sont à faire sur les élections législatives du 10 mai 2012. Elles sont un grave échec personnel du président de la République. Elles n’ont pas été le centre de gravité de la politique, mais des élections avec un seul candidat, le Président, qui s’attendait à être plébiscité par un raz-de-marée électoral. Personnalisées autour de Abdelaziz Bouteflika et à son seul profit, elles n’ont été que l’expression de sa volonté de renforcer son pouvoir pour réviser la Constitution, préparer sa succession pour maintenir un système politique qui s’est imposé depuis 50 ans, avec comme perspective d’empêcher le peuple algérien de maîtriser son destin et l’Algérien d’accéder à la citoyenneté, car il ne peut avoir des droits s’il n’est pas élevé d’abord à la dignité de citoyen.

dimanche 6 mai 2012

Ali Yahia Abdenour: «Le prochain scrutin sera marqué par un nouveau record d’abstention»

Par Ali Yahia Abdenour
Les indignés, qui sont en froid avec ces élections et ont une inoxydable résistance à la résignation, se réfugient dans le boycott qui est une arme politique dont l’impact psychologique est considérable. Les résignés, désespérés et désemparés par l’incertitude, l’inquiétude, l’angoisse, voteront. «Résignés, indignez-vous.» Les Algériens ont tous un ou plusieurs motifs pour s’indigner. Les réactions hostiles à la participation aux élections législatives sont très nombreuses et se caractériseront par un taux élevé d’abstention. Il faut s’attendre à un élan d’indignation de la part des résignés. L’abstention, qui progresse à chaque scrutin, est un acte de méfiance et de désaveu à l’égard du pouvoir qui interfère de manière directe dans le truquage de toutes les élections qui mènent à la normalisation autoritaire de la société.

vendredi 20 avril 2012

Ali-Yahia Abdennour: «L’homme a la faiblesse de se prendre pour ce qu’il n’est pas»

La morale de Kant reflète la maxime personnaliste : «Agis de telle sorte que la personne humaine en toi et en autrui soit toujours considérée comme finalité et non comme un moyen.» Quand on aborde un problème aussi sérieux et crucial que celui des droits de l’homme, qui sont le sel de la terre, une avancée certaine de la démocratie, un espace de liberté, de dignité et de justice, il faut les prendre dans toutes leurs dimensions, sans étroitesse ni omission, parce qu’ils ne sont pas divisibles et sont porteurs de droits politiques, économiques, sociaux et culturels.

mercredi 22 février 2012

Ali Yahia Abdennour: «Bouteflika est le gestionnaire de l’injustice»

Le pouvoir judiciaire est inconditionnellement soumis au pouvoir exécutif


Par Ali Yahia Abdennour
Passé la surprise du moment où le président de la République a annoncé qu’il confiait le contrôle des prochaines élections législatives à la justice, le temps est venu de réfléchir et de se demander si les magistrats sont capables de rendre une justice indépendante. Le premier élément de réflexion est simple comme une évidence : la justice est-elle libre ?

mercredi 4 janvier 2012

Les droits de l'homme et l'ingérence étrangère



Par Ali Yahia Abdennour
La Convention internationale de 1984 sur la torture fait obligation aux États qui l’ont ratifiée de déférer sur leur territoire en justice tout tortionnaire, quelles que soient sa nationalité et celle des victimes et quel que soit le pays où il se trouve et vit en exil doré ou est seulement de passage. L’Algérie a ratifié cette convention.

samedi 7 mai 2011

Ali-Yahya Abdenour : « Bouteflika veut mettre en place un état policier avec un seul chef : lui »

Dans cet entretien, le président d’honneur de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme et membre influent de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, explique les raisons pour lesquelles l’Armée ne peut indéfiniment rester spectatrice devant une Algérie réelle en mouvement et un système politique qui a fait le choix de l’immobilisme et du statu quo.


Liberté : Votre interpellation de l’Armée pour prendre ses responsabilités a suscité quelques incompréhensions avant de revenir à la charge pour apporter des clarifications. Pensez-vous toujours que l’armée a un rôle à jouer ?

jeudi 5 mai 2011

Le dernier coup d’Etat


Une polémique s’est instaurée dans la presse au sujet des dernières déclarations de maître Ali Yahia Abdennour au sujet de l’état de santé du Président et du rôle de l’armée par rapport à cette situation.

jeudi 28 avril 2011

Ali-Yahya Abdenour s'explique sur le role de l'armée


Me Ali-Yahya Abdenour, qui dit que « les droits de l’Homme sont inscrits génétiquement et politiquement chez moi. Ils sont présents dans mon esprit et dans mon cœur, et représentent ma seule démarche », s’est expliqué dans plusieurs titres de presse parus aujourd'hui sur la demande qu’il a faite à l’armée d’appliquer l’article 88 de la constitution, à savoir destituer Bouteflika pour maladie (1). 

lundi 25 avril 2011

Ali-Yahya Abdenour : Destituer Bouteflika !



Destituer Abdelaziz Bouteflika 
Depuis sa création, suite aux émeutes de janvier dernier, la CNCD (Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie) « tente » chaque samedi de marcher à Alger, pour réclamer le départ du régime actuel. La police réprime les sympathisants de la Coordination. Après quelques jours de sa naissance, la CNCD se scinde en deux parties, étant, comme l’a révélé un article du Monde Diplomatique, infiltré par le régime. L’une, dite version société civile, composée de différente associations dont la LADDH de Mustapha Bouchachi, n’investit pas la rue et compte « conscientiser » les Algériens à travers des meetings qu’on attend jusqu’à maintenant. L’autre, version partis politiques, dont les principaux partisans sont Me Ali-Yahya Abdenour et le RCD de Saïd Sadi, avec d’autres partis et associations encore, continue de « tenter » une marche chaque samedi.

Comment organiser la transition démocratique


Le colonialisme a mené une expédition militaire de 46 ans, accompagnée d’actes barbares, de pillages, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, a opprimé, réprimé le peuple algérien, fait la promotion du racisme, de la xénophobie et de l’intolérance qui sont l’armature de son idéologie.
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