«…Depuis toujours, Paris est la retraite dorée de [la] nomenklatura [algérienne] en faillite. Plus Alger dénonce le rôle occulte de la France, plus les dirigeants algériens se précipitent à Paris pour préparer un avenir menacé.»Nicolas Beau
Par Lyes Benyoussef
Loin
d’être une simple erreur, il s’agit là d’un résultat voulu d’une politique algérienne
qui, délibérément, sacrifie les intérêts du peuple dans l’autel de ceux de la
caste dirigeante et de ses nombreuses ramifications. Exemple tiré de
l’actualité : Mohamed-Chafik Mesbah, colonel du DRS en retraite, note dans les colonnes du Soir d'Algérie à
propos des relations algéro-américaines : «Le président Abdelaziz
Bouteflika a, selon toute vraisemblance, tracé sa feuille de route vis-à-vis
des Etats-Unis d’Amérique en termes d’objectifs stratégiques. Dans cette
feuille de route, ce sont moins les principes de doctrine militaire et
diplomatique qui y sont en jeu que la pérennité du régime, au travers d’un
quatrième mandat présidentiel, perspective de plus en plus probable.» Cela est
valable concernant la relation de l’Etat algérien, otage d’un système de
rente/corruption, avec tous les Etats Occidentaux, dont la France.


