mercredi 1 février 2012

Le parcours de Mourad Dhina : une brève histoire de l’avenir


Par L’institut Hoggar
Avertissement : Ceci est une courte biographie de Mourad Dhina, toujours en détention à la prison de la Santé à Paris en vue de sa possible extradition vers l'Algérie. Elle a été rédigée hâtivement pour répondre au besoin du public d’en savoir plus sur cet homme que le régime militaire d’Alger tente à nouveau de neutraliser et de ternir. Il s’agit d’une biographie non-autorisée, d’abord parce qu’elle n’a pas été lue et validée par Mourad Dhina, ensuite parce qu’il n’aurait pas accepté la démarche d’écrire sur sa personne.

mardi 31 janvier 2012

Décès de Abdelhamid Mehri : son testament politique


C’est avec peine et profonde consternation que j’ai appris le décès de monsieur Abdelhamid Mehri, survenu hier.
« إِنَّا لِلَّهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ »
Homme politique de haute stature, de débat et de réflexion, intellectuel de qualité, Abdelhamid Mehri avait l’Algérie constamment dans le cœur et l’esprit et, pour son avenir, il n’a eu de cesse de réfléchir et d’œuvrer. Homme de rassemblement et de réconciliation, il avait toujours tenté – hélas, sans réussir – de réunir les fils intègres de l’Algérie afin d’édifier sereinement le pays dont le destin l’avait peiné et attristé. Né en 1926 à Skikda, figure du mouvement nationale (PPA-MTLD), ancien ministre du GPRA et Secrétaire Général du FLN post-octobre 88 (jusqu’en 1996), Ahledhamid Mehri sera inhumé aujourd'hui après la prière d’Al-Asr au cimetière de Sidi Yahia (Bir Mourad Raïs).
L’année passée, Abdelhamid Mehri avait adressé un appel à Bouteflika devenu donc un testament politique. Le voici :

Mourir à petit feu dans le ghetto de Hay Edhalma

Retour sur l'immolation du jeune Ramdhane Mekhaznia au pied de la mine d'El Ouenza :
Mourir à petit feu dans le ghetto de Hay Edhalma 


(In El Watan) Ses habitants l’appellent communément «El Graba», le bidonville. Une centaine de baraquements y font office d’habitations plantées sur les hauteurs d’El Ouenza, la célèbre ville minière connue pour son minerai de fer qui alimente, avec celui de Boukhodra, le complexe sidérurgique d’El Hadjar.

dimanche 29 janvier 2012

Plaidoyer pour un changement démocratique pacifique


Par Mohammed Salah Chabou
Si on part de la définition académique du développement durable, qui consiste à «répondre aux besoins des générations actuelles sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs», on peut dire que notre pays s’engage de plus en plus dans un processus de «sous-développement durable» puisque le système de «gouvernance» actuel n’arrive pas à satisfaire les besoins de la population actuelle tout en consommant, d’une manière improductive et irrationnelle, la rente et ainsi compromettre l’avenir des générations de  l’après-pétrole.

Voyage dans l’Algérie des immolés



(In El Watan) Il ne se passe quasiment pas de jour sans que de nouveaux cas d’immolation par le feu soient signalés. On ne compte plus ces Algériens qui se transforment en torches humaines pour crier leur désarroi dans une société qui semble faire la sourde oreille à leurs souffrances. Après les harraga, voici donc venu le cycle des grands brûlés de la vie.  On est passé de l’eau au feu, et l’expression de la détresse sociale est ainsi montée d’un cran. En négatif, le tableau noir d’un peuple profondément tourmenté.

vendredi 27 janvier 2012

Presse algérienne: Le régime contre El Watan


Par Lyes Akram
«Pourquoi la CNAS veut étrangler El Watan», titre celui-ci dans sa Une du 23 janvier 2012. En effet, l’article de Madjid Makedhi ne suffit guère pour résumer la situation du journal que pour ses lecteurs assidus. Pour les autres, je m’efforcerai de montrer, dans les lignes qui suivent, brièvement et n’usant que de la production d’une année (2011) de ce journal bien particulier à maints égards, pourquoi le régime, à travers sa CNAS (sinon autrement, peu importe le moyen), veut (et, si la «société civile» se tait, va) museler et «domestiquer» en définitive ce journal.

lundi 23 janvier 2012

un appel au débat et à l'organisation des Algériens

Face aux périls : 
un appel au débat et à l'organisation des Algériens


PROPOSITION POUR LA CONSTITUTION D’ASSEMBLÉES CITOYENNES

Ghazi Hidouci, Hocine Malti, Omar Benderra, Madjid Laribi
Le 11 janvier 2012

• Vingt ans après le coup d’état du 11 janvier 1992 et la remise en cause du processus démocratique, la situation du pays s’est très profondément aggravée. La détérioration interne et le contexte international exigent la plus grande vigilance et une mobilisation soutenue et urgente si nous voulons épargner à notre pays, cadenassé par un régime autiste, une profanation de ses valeurs et de son Histoire. Et pour éviter de voir nos ressources nationales pillées par un néo-colonialisme renouvelé et encore plus prédateur. Pour que la vie de nos enfants ne soit plus menacée par les vassaux de l’intérieur.

Rapport 2012 de Human Rights Watch sur l'Algérie



Le Président Abdelaziz Bouteflika a levé en février l'état d'urgence en vigueur en Algérie depuis 19 ans. Il a annoncé des réformes juridiques et politiques dans un contexte de tensions économiques croissantes, alors que se multipliaient les manifestations réclamant le changement, ainsi que les grèves de travailleurs. Ces mesures n'ont cependant pas permis, à l'heure où nous écrivons, aux Algériens d'exercer pleinement leurs droits à la liberté d'expression, de réunion et d'association.

Pourquoi la CNAS veut étrangler El Watan


(El Watan) La CNAS réclame au journal plus de 22 milliards de centimes au titre d’arriérés de charges sociales non payées pour les pigistes et collaborateurs. Ces deux catégories de travailleurs ne sont pourtant pas concernées, car elles ne sont pas permanentes et cotisent dans d’autres organismes. El Watan s’interroge sur ce revirement de la CNAS et sur son opportunité. N’y a-t-il pas volonté d’étrangler financièrement le journal ?

vendredi 20 janvier 2012

Les dessous de l’arrestation de Mourad Dhina

 
Par Yahya Bounouar
Arrêté le 16 janvier, dans la salle d’attente à l’aéroport d’Orly par la police française qui le suivait, Mourad Dhina, est actuellement détenu à la prison de la santé, à Paris. Il est placé en détention provisoire en vue d’une extradition. Il a pu parler au téléphone, à ses enfants et il devrait recevoir bientôt, la visite de sa famille. L’ONG Amnesty International a déjà entrepris des actions en sa faveur, notamment par l’envoie d’une lettre au gouvernement français et la prise en charge d’une équipe d’avocats pour sa défense. Un comité de soutien international est en création.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...