vendredi 4 mai 2012

Nouvelles sur les citoyens et militants arrêtés

Du nouveau à propos des citoyens et militants arrêtés ou kidnappés par la police ou le DRS. Bachir Belharchaoui, 44 ans, Franco-Algérien installé à Lyon, ancien sous-officier du DRS arrêté en aout 2011 par celui-ci, a été jugé et condamné, lundi dernier, par le tribunal militaire de Blida à un an de prison pour «appartenance à un mouvement terroriste et complot pour nuire à une composante militaire». Selon Amine Sidhoum, avocat de Belharchaoui, celui-ci sortira bientot de prison.
Abdelkader Kherba, militant du Comité national de défense des droits des chômeurs, arrêté lors d’une manifestation de greffiers à Alger et incarcéré à Serkadji, vient d’être condamné à un an de prison avec sursis et une amende de 20.000 DA, rapporte LQA d’après le RADDH. Pour rappel, Abdelkader Kherba a participé dans une manifestation de greffiers à Alger durant laquelle il était arrêté par la police.
Selon le communiqué de presse du Comité des sages de la cité Bois des Pins, rapporté par LQA : «Ce mercredi 2 mai 2012, le Juge Belkharchi de la Cour d’Alger a confirmé le jugement du Tribunal de Bir Mourad Rais qui avait condamné Mahenni Abdelghani porte parole du Bois des Pins, Directeur du Journal LA GAZETTE et Journaliste de la presse Nationale et Internationale depuis 43 ans. Le 11 Janvier 2011, le Tribunal de Bir Mourad Rais avait condamné Mahenni Abdelghani et Laadaoui Tewfik à respectivement une année de prison ferme pour le premier et une année avec sursis pour le deuxième.» Plus loin, on peut lire dans le communiqué : «Mais le juge de Bir Mourad Rais, de manière illégale, à condamné les deux citoyens pour le délit d’ATTROUPEMENT ARMÉ. Délit qu’il à lui-même inventé ! Quelle invention burlesque : un attroupement de deux personnes à l’intérieur de leur propre propriété privée»…
A propos du jeune Tarek Mameri, kidnappé par la police pour avoir posté des vidéos sur la Toile appelant au boycott du scrutin législatif du 10 mai, Le RADDH informe qu’il vient d’être mis en liberté provisoire. «Il sera jugé le 30 mai 2012, rapporte LQA. Une première victoire grâce à la mobilisation de toutes les volontés sincères. (…) Les chefs d’accusation sont lourds : [1] Destruction de biens d’autrui. [2] Destruction de documents administratifs officiels (carte d’électeur). [3] Incitation directe à attroupement. [4] Outrage à corps constitués.»
Quant à Djilali Saïd, commerçant arrêté par des hommes en civil à Baghlia, Boumerdés, le 24 avril 2012, nous sommes toujours sans nouvelle de lui.
Informations & Réflexions réitère son inconditionnelle solidarisation avec toutes les victimes de l’arbitraire en Algérie et rappelle que seule une mobilisation soutenue est en mesure de desserrer l’étau de la répression d'un régime aux abois.
Lyes Akram

mercredi 2 mai 2012

Kidnapping et arrestation de militants en Algérie

Quelques jours avant les élections législatives que les Algériens vont boycotter, le régime, dont l’illégitimité sera ainsi une fois encore prouvée, a entamé une compagne de répression. Au moins trois cas sont signalés par des militants et la presse. Depuis plus de 10 jours, Abdelkader Kherba, militant du Comité national de défense des chômeurs, est incarcéré à Serkadji pour avoir participé à une manifestation de greffiers en grève. Le procureur a requis trois ans de prison ferme à son encontre. Plusieurs militants qui ont manifesté pour demander sa libération ont été arrêtés puis relâchés. Le 24 avril 2012, Djilali Saïd, commerçant, a été arrêté par des hommes en civil à Baghlia, Boumerdés. Depuis, sa famille est sans nouvelle de lui. Last but not least, Tarek Mameri, 23 ans, est kidnappé lui aussi par des individus en civil. La cause ? Selon la LADDH, c’est pour «avoir posté des vidéos [voir ci-dessus] appelant les algériens à boycotter les élections du 10 main prochain». (Notons que nos écrivaillons et autres journaleux qui dénoncent, à partir d’Alger, la censure par des islamistes en Egypte ne soufflent aucun mot lorsqu’il s’agit de l’Algérie).
Informations et Réflexions se solidarise inconditionnellement avec ces victimes du règne de l’arbitraire et rappelle aux citoyennes algériennes et citoyens algériens que nul n’est en sécurité dans cette voyoucratie de Bouteflika et Tewfik. La solidarisation et la mobilisation afin que soient libérées les victimes précitées s’imposent.
Lyes Akram

Il s'était immolé par le feu dimanche : Hamza Rechak succombe à ses blessures


Moins de 48 heures après son transfert vers le CHU de Constantine, le jeune Rechak Hamza, qui s’était immolé par le feu dimanche matin, au quartier Village Moussa, à Jijel, a rendu l’âme, a-t-on appris hier. L’enterrement aura lieu aujourd’hui à Jijel, selon des proches de la victime. L’annonce de la mort a été accueillie avec sérénité tant par la famille que par les habitants du quartier.

Abstentionnistes, le premier parti d'Algérie

Par Okba Khiar
«Les élections législatives du 10 mai sont comparables au déclenchement de la Révolution de Novembre 1954.» Telles sont les paroles prononcées par  Bouteflika lors de son discours à propos de la prochaine consultation, en raison des enjeux qu’elle comporte, dans un contexte international particulièrement sensible, généré par  le Printemps arabe. En effet, Bouteflika veut envoyer à la scène internationale l’image qu’il souhaite projeter à l’extérieur du pays.

Harbi, Benchikh, Kadri, Dahmani : «le pouvoir dialogue avec lui même»

Depuis plusieurs mois, les plus hautes autorités de l’Etat appellent à participer massivement aux élections législatives du 10 mai 2012, en assurant qu’elles seront libres et honnêtes. Ce faisant, elles ressassent un discours déjà vieux. Mais peut-on se fier aux discours des gouvernants, sans une analyse objective des conditions dans lesquelles se dérouleront ces élections et des instruments utilisés par le pouvoir politique pour en garantir la liberté et l’honnêteté. Deux notions qui sont liées, en ce sens que l’absence de liberté laisse prévoir un scrutin contestable parce qu’il devra couvrir la manipulation.

الخلافات والشكوك في صفوف المعارضة تهدد الانتفاضة السورية

انطاكيا (تركيا) ـ من اريكا سولومون ـ (رويترز) - 
يتجمع المقاتل المعارض مصطفى وجماعته المكونة بالكامل من الرجال في مكان على مقهى تركي قرب الحدود السورية وهم يلبسون الجينز الممزق وينفثون دخان سجائرهم في صمت وهم يحدقون في عربة تبيع المثلجات.
ويقع ميدان قتالهم عبر الحدود في سوريا حيث يقاتلون من اجل اسقاط الرئيس السوري بشار الاسد. لكنهم كالعديد من مقاتلي المعارضة في شمال سوريا يحتاجون بشدة للسلاح والمال يبحثون عن مانحين جدد في تركيا.
ويقول مصطفى الذي يبلغ من العمر 25 عاما "عندما يتعلق الامر بالحصول على السلاح تعلم كل جماعة انها يجب ان تعتمد على نفسها... انها معركة من اجل الحصول على الموارد."

mercredi 25 avril 2012

Avortement, fracture, coma: répression sauvage contre les femmes greffières

Communiqué du comité de femmes travailleuses affiliées au SNAPAP
Le comité de femmes travailleuses affiliées au SNAPAP déclare que les graves dépassements à l’encontre des femmes greffières en protestation pacifique ne peuvent être ni tolérées ni gardées sous silence. Les pouvoirs publics, conscients de l’impact de la mobilisation des femmes dont la composante est principalement féminine dans le secteur de la justice ont lâché des policiers contre des femmes qui revendiquent pacifiquement leurs droits.

dimanche 22 avril 2012

Al Jazeera, une révolution dans le journalisme arabe ou un jouet pour l’Emir du Qatar ?

(In LQA) Al Jazeera est née d’un rêve. Celui d’une princesse, pétrie de modèles occidentaux, d’une vraie liberté de la presse. La princesse du Qatar en l’occurrence. Un jouet que lui avait offert son émir de mari. Il n’avait jamais imaginé que cette chaîne toute petite, et avec des moyens initiaux dérisoires, allait devenir un facteur déterminant dans la destinée de peuples entiers. Et ainsi, le mari se ravisa, reprit son cadeau, et entreprit de jouer le rôle de la fameuse fable, « la grenouille et le bœuf ».

Voter, c’est remettre en selle un pouvoir illégitime, autiste et isolé

Par Mustapha Bouhadef
Ancien secrétaire national du FFS
A la veille du 50e anniversaire de l’indépendance du pays, s’annoncent des élections législatives, le 10 mai prochain, dans des conditions pour le moins déplorables pour les Algériens. Si le pari de la libération du territoire a été réussi, celui de la libération de l’homme, tel que prévu dans la déclaration du 1er Novembre 1954 n’est toujours pas acquis.

Alger : décès d'une Librairie

Chronique d'une mort annoncée
« La propriété est inaliénable, mais l’inculture aliène. »
La Librairie des Beaux-arts, sise au 28, rue Didouche Mourad, à Alger, est à nouveau menacée de disparition. Elle a reçu en effet un avis d’expulsion. Selon des sources concordantes, aucun préavis ne l’aurait précédé et la mesure aurait un caractère imminent, excluant a priori toute possibilité de recours. Il semblerait, d’autre part, que le propriétaire du local l’aurait déjà vendu à un commerçant et que ce serait ce dernier qui aurait actionné la mesure d’expulsion. C’est donc la deuxième fois que ce lieu de culture fait l’objet d’une procédure adverse, à la différence que, cette fois-ci, l’expulsion serait entrée en phase ultime d’exécution.
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