Conseiller
auprès de l'Institut français des relations internationales, Denis Bauchard,
ancien haut-diplomate au Quai d'Orsay,
s'est rendu en Algérie, peu avant les élections législatives. Voici son
compte-rendu de voyage que nous nous sommes procuré. Il y évoque le malaise de
la jeunesse, le rejet d'un Etat mafieux, l'obsession française, et nous
explique pourquoi "le printemps arabe" y a fait long feu.
vendredi 18 mai 2012
DRS omniprésent, profond malaise chez la jeunesse, une société civile absente, une vie économique malsaine… Les impressions algériennes d’un diplomate français
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lundi 14 mai 2012
Algérie : sommes-nous à la veille d’une révolution ?
«C'est surtout à la veille d'une révolution qu'on la croit impossible.»
Jules Simon
«L’ancien régime, armé de policiers, de magistrats, de gendarmes et de soldats, semblait inébranlable, comme ce vieux fort de la Bastille qui, lui aussi, paraissait imprenable aux yeux du peuple désarmé, accouru sous ses hautes murailles, garnies de canons prêts à faire feu. Mais on s’aperçoit bientôt que le régime établi n’a pas la force qu’on lui supposait.»
Pierre Kropotkine

Chômage massif chez la jeunesse, injustice sociale manifeste, paupérisation méthodique des populations, corruption débridée, répression de toute contestation, etc., ou en un mot, un Etat contre le peuple : l’actuelle situation algérienne mène sans nul doute à l’explosion populaire. Lahouari Addi, professeur de sociologie politique, pour qui il y a en Algérie «des militaires qui n’attendent que le soulèvement pour effacer le coup d’Etat de 1992», croit que les élections législatives d’où le FLN est sorti magiquement vainqueur avec près de la moitié des sièges (220), ont été truquées par une partie du régime : le DRS. Le régime confirme son caractère multicéphale ! C’est pour cette raison, affirme-t-il, que le plus grand perdant de ces législatives n’est pas un parmi les plusieurs partis qui y ont participée, mais Abdelaziz Bouteflika. Même les islamistes ne sont pas considérés comme perdants par Addi car ceux parmi eux qui y ont participé, sont le produit du régime et ne représentent pas l’islamisme existant au sein de la société algérienne.
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Pierre Kropotkine : L'Esprit de Révolte (texte intégral)
I
Dans la vie des sociétés, il est des époques où la Révolution devient une impérieuse nécessité, où elle s’impose d’une manière absolue. Des idées nouvelles germent de partout, elles cherchent à se faire jour, à trouver une application dans la vie, mais elles se heurtent continuellement à la force d’inertie de ceux qui ont intérêt à maintenir l’ancien régime, elles étouffent dans l’atmosphère suffocante des anciens préjugés et des traditions.
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في حل المأساة السورية... الخروج من اسطنبول
يوم الخميس 10/5/2012 وصلتني رسالة من الجامعة العربية فيها دعوات لعدد من أعضاء هيئة التنسيق الوطنية بينهم اسمي، عندما قرأت الدعوة استحضرت على الفور دعوة سابقة تسلمتها من وزير خليجي وسفير تركي لاجتماع للمعارضة في مدينة صارت تحمل جملة رموز سلبية للثورة الديمقراطية المدنية، سواء في وسائل التعبير عنها أو وسائل نضالها: اسطنبول.
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samedi 12 mai 2012
Apolitisme, islamisme, élitisme… L’électeur face au candidat
Et voila que vient se confirmer ce que tout le monde attendait : les élections législatives du 10 mai ont connu une forte abstention, résultat de l’incompétence manifeste d’un régime on ne peut plus illégitime. Le taux de participation n’a pas dépassé un piètre 20% et tout ce qui est en dessus résulte de la magie du DRS et de l’administration d’Ould Kablia. Une fois encore, une assemblée illégitime est née, dominée largement par Le FLN, secondé par le RND, quelques islamistes, et où les députés du FFS ont remplacé – numériquement même ! – ceux du RCD. C’est donc cela le changement à la Bouteflika, 21 députés FFS ! La rupture entre l’Etat et la société va s’aggraver encore. Ces élections, un non-événement, ne méritent pas plus de commentaires.
L’article suivant a été rédigé avant le 10 mai. Après sa lecture, je me suis rendu compte qu’il était possible qu’il paraisse comme un appel au vote pour contrer une éventuelle percée islamiste dans les élections, et c’est pour cette raison que je ne l’ai pas publié, ayant opté et appelé depuis longtemps pour le boycott. Toutefois, son intérêt demeure car la démocratie est inévitable et l’organisation d’élections libres et honnêtes est une question de temps en Algérie. L’actuel régime, qui est en phase finale, va disparaître. Et les Algériens vont choisir leurs représentants. Mais lesquels ? Et pourquoi ? Cet article, à travers un cas, montre que les islamistes sont les mieux placés car les plus structurés et organisés et les plus proches des Algériens et à cela s’ajoute qu’une partie de l’électorat islamiste est auto-mobilisée, convaincue qu’elle est de servir une cause éminente. Sauf quelques coquilles, les considérations suivantes sont restées tels qu’écrites le 26 avril 2012.
L. A.
La Démocratie en Algérie : Réforme ou Révolution ?
Le dernier mot d’un ouvrage appartient, comme de juste, à l’appréciation des lecteurs, dans la diversité de leurs opinions, de leurs sensibilités, de leurs expériences. J’espère seulement, comme lecteur moi-même, être proche des réactions positives du lectorat à venir, en exprimant quelques unes des raisons de mon intense satisfaction à une première lecture de l’Essai de Hocine Bellaloufi.
Algérie : On prend les mêmes et on continue !
Par
Yahia Bounouar
On
reprend les mêmes et on recommence. FLN, RND et HAMAS (accompagné par ses
nouveaux amis islamistes de l’Alliance verte) se retrouvent comme en 2007, très
largement majoritaire dans un parlement croupion dénué de toutes prérogatives. Comme
en 2007, comme en 2002 et en 1997, les partis du régime, FLN et RND, obtiennent
du reste, la majorité à eux deux, sans avoir besoin de qui que ce soit. Le
rideau du spectacle organisé par le régime algérien vient de tomber. Circulez, il
n’y a rien à voir. Ceux qui espéraient un changement dans ou par le régime en
sont pour leurs frais et leurs désillusions. Pour leurs élus, cependant, l’illusion,
si c’en était une, s’accompagnera de très gros salaires et d’avantages très «appréciables».
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Entretien avec l’économiste Abdelatif Rebah : «Trois décennies de restructurations libérales ont provoqué l’impasse»
In La Nation, lundi 30 Avril 2012
Economiste et chercheur, mais également ancien cadre du secteur de l’énergie, Abdelatif Rebah vient de publier aux éditions Inas (Alger 2012) son dernier ouvrage intitulé : Economie algérienne – Le développement national contrarié. Préfacé par Rolande Borelly, cet essai constitue une radioscopie des politiques économiques suivies depuis un demi-siècle. Dressant un tableau de la situation économique et sociale dramatique dans laquelle le colonialisme français laissa l’Algérie en 1962, il s’attache à démontrer le caractère incontournable et positif du projet de développement initié au cours des décennies 1960 et 1970 avant de passer au crible de la critique les trois dernières décennies marquées par le triomphe des dogmes néolibéraux qui ont mené le pays à l’impasse. Un ouvrage qui, après deux essais précédents – Sonatrach, une entreprise pas comme les autres (Casbah, Alger 2006) et La minorité invisible (Casbah, Alger, 2007) va à contre-courant des idées actuellement dominantes dans notre pays.
jeudi 10 mai 2012
Le changement pacifique est à portée de mains
Par
Yahia Bounouar
La
réunion autour de l’initiative de changement démocratique qui s’est tenue
le 4 mai 2012, à Alger et à Genève par vidéoconférence a lancé un processus
politique que le régime aura bien du mal à stopper. Porté par la volonté
de la très grande majorité des citoyens qui aspire à un changement radical du
système politique en place depuis l’indépendance du pays, cette dynamique
cherche avant tout à rassembler au-delà des contingences idéologiques.
Contrairement à ce qu’affirme un site d’information très proche des services de
renseignements, dirigé par le fils du général à la retraite Khaled Nezzar, il
n’y avait pas de « cadres du FIS » et ce parti n’a été associé, ni de
près, ni de loin, à cette réunion.
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L’aveu d’impuissance de l’Exécutif devant la gravité des problèmes du pays
Par
Ali Mebroukine
Plus
que jamais, notre pays a besoin d’avoir à sa tête des dirigeants responsables, sages,
serviteurs de l’intérêt général, pourvus de la capacité de résoudre les
problèmes du pays qui sont devenus de plus en plus complexes, à cause des
multiples régulations que l’Etat doit assurer dans tous les domaines (économique,
social, culturel, scolaire, sécuritaire, etc.). Le constat d’échec est édifiant,
et le CNES, peu suspecté d’ostracisme à l’endroit du pouvoir en place, surtout
depuis la désignation de Mohamed Seghir Babès à sa tête, vient d’en apporter la
preuve documentaire la plus irréfutable.
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