Pour l’auteur de
cette contribution, « ni l'arabe ni le français ne représentent,
aujourd'hui, en Algérie des instruments d'une homogénéisation culturelle
offrant des issues vers le haut – et les langues locales encore
moins ». Le pouvoir, écrit-il, « oriente davantage les forces sociales
vers des ‘’guerres linguistiques’’ (...) et comme les militants
linguistiques de tous bords, il n'offre qu'une folklorisation religieuse
ou localiste, et ne promeut, dans aucune langue, une centralité
positive apportant un plus aux populations ».
Par Ahmed Henni
Les Maghrébins Augustin, Ibn Khaldoun ou, entre
autres, Kateb Yacine seront parmi les plus grands penseurs,
respectivement, du christianisme et de l'humanité, des sciences sociales
et historiques, ou de la poésie et littérature. L'accès à une langue de
haute culture – ici le latin, l'arabe, ou le français – permet de
s'approprier, à une époque donnée, les œuvres de l'humanité connue. Les
langues locales ne peuvent le faire. Elles manquent de moyens matériels.
Nous y reviendrons.







