mardi 26 juin 2012

برهان غليون : النخبة والشعب (مقتطفات من الكتاب)



مقتطفات من كتاب برهان غليون الأخير

فيما يلي مقتطفات من كتاب المفكر السوري الكبير برهان غليون "النخبة والشعب" وفيه "يطرح مشكلة النخبة ويفسر أسباب تشتتها وضعفها في البلاد العربية"
  AnalyseDZ يرجو من قرائه التأني للفهم الصحيح للأفكار المطروحة في النص.
" … مهما كانت نوعيتها وطريقة تكوينها، أرستقراطية أم مدنية وسياسية حديثة، ومهما كانت خصوصيتها، أكانت وثيقة الصلة بطبقة، على مثال ما هو قائم في الولايات المتحدة حيث تختلط عناصر النخبة القائدة بطبقة رجال الأعمال وأصحاب المشاريع الاقتصادية الحرة "المقاولون أو أصحاب المبادرة الخاصة"، أو ثمرة تكوين طبقة إدارية وتكنوقراطية خاصة عبر المدارس والجامعات الحكومية الكبرى، وما تقدمه من فرص للحراك الاجتماعي، على مثال ما هو قائم في فرنسا، لا يمكن للنخبة القائدة أن تقوم بدورها كنخبة، وتحتل موقعها ما لم تنجح أولا في تأكيد استقلالها، لهذه الدرجة أو تلك، عن أصحاب الملكية والثروة والمال، وثانيا في استبطان مفهوم المسؤولية العمومية تجاه الدولة (أو الملك الذي يرمز إليها) أو الشعب والمجتمع المرتبط به. ومتى ما ضعف هذان الشرطان أحدهما أو كلاهما، انحطت النخبة إلى مستوى الجماعة الخاصة، وتدهورت شروط ممارسة السلطة وإدارة الدولة أيضا، بل اقترب زوالها.

La secte des assassins

Par Chawki Amari
Comme un vieil instantané argentique, leur nature s’est rapidement révélée au soleil et, verticalement, leurs dents ont poussé. Leurs frères de Révolution, ils ont tué puis les frères des frères pour finir par les cousins et les voisins. Puis à l’indépendance, ont assassiné tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec eux. Puis ont tué les opposants, torturé les contestataires et emprisonné les rebelles. Une fois le terrain dévasté, ils ont bétonné les terres fertiles et assassiné l’agriculture, puis instauré la censure, militarisé le pays et caporalisé la société et les institutions. Puis ils ont assassiné l’école, ont détruit la culture et converti les librairies en pizzerias.

vendredi 22 juin 2012

Les tragiques destinées de la démocratie arabe




Burhan Ghalioun analyse l'échec de la démocratisation du Monde arabe

Par Burhan Ghalioun

Démocratie locale et stratégie globale : de la découverte par l’Occident des besoins arabes en matière de démocratie


Si pendant longtemps personne ne s’intéressait à la question de la démocratisation du monde arabe c’est d’une part, parce qu’on avait, en Occident surtout, la conviction que la culture arabe et musulmane ne correspondait pas aux valeurs de la démocratie perçue comme un patrimoine intimement lié aux valeurs de la civilisation occidentale. C’est d’autre part, parce que Washington et les capitales européennes n’avaient aucune raison de se préoccuper sérieusement du sort des sociétés arabes qui avaient choisi de se couper de l’Occident lorsqu’elles ont opté pour l’indépendance. Le monde arabe n’intéressait l’opinion publique occidentale qu’à travers la question du conflit israélo-arabe qui continuait et prolongeait, d’une certaine manière, le conflit colonial.

Voltaire

Par Charles Bigot
Raconter la vie de Voltaire et entrer dans les détails de son œuvre, ce serait pour ainsi dire entreprendre de faire l'histoire du dix-huitième siècle tout entier. Aucun homme n'a autant que celui-ci personnifié toute une époque. On se bornera ici aux traits essentiels, en se proposant seulement pour but de montrer l'unité de cette existence si agitée, et de cette action si multiple.
Né à Paris en février 1694, François-Marie Arouet, qui prit à vingt-quatre ans le nom de Voltaire, fut dès l'adolescence l'enfant prodige. Jamais les jésuites qui enseignaient au collège Louis-le-Grand n'eurent un élève plus brillant, ni qui fit espérer davantage : ses maîtres s'accordaient à promettre au jeune Arouet la plus éclatante fortune littéraire. C'était à lui aussi que Ninon, mourant, avait légué sa bibliothèque.

jeudi 21 juin 2012

Mohamed Chafik Mesbah : «Le DRS est affaibli et le régime n’organisera pas une transition démocratique»

Entretien réalisé par Tarek Hafid (Le Soir d'Algérie)
Le système politique algérien n’est toujours pas mûr pour accepter le principe d’une transition démocratique à travers un scrutin libre et démocratique. C’est la conclusion à laquelle est parvenu Mohamed-Chafik Mesbah suite à l’analyse des résultats des élections législatives du 10 mai 2012. Dans cet entretien, l’ancien officier des services de renseignement dresse le bilan des treize années de pouvoir de Abdelaziz Bouteflika, ses actions politiques et diplomatiques ainsi que ses relations avec l’armée et le DRS.

Ali Yahia Abdenour : «La fin du pouvoir de Bouteflika et du DRS a commencé»

Par Ali Yahia Abdenour
Quelques réflexions sont à faire sur les élections législatives du 10 mai 2012. Elles sont un grave échec personnel du président de la République. Elles n’ont pas été le centre de gravité de la politique, mais des élections avec un seul candidat, le Président, qui s’attendait à être plébiscité par un raz-de-marée électoral. Personnalisées autour de Abdelaziz Bouteflika et à son seul profit, elles n’ont été que l’expression de sa volonté de renforcer son pouvoir pour réviser la Constitution, préparer sa succession pour maintenir un système politique qui s’est imposé depuis 50 ans, avec comme perspective d’empêcher le peuple algérien de maîtriser son destin et l’Algérien d’accéder à la citoyenneté, car il ne peut avoir des droits s’il n’est pas élevé d’abord à la dignité de citoyen.

Déclaration de trois anciens secrétaires nationaux de FFS

Le FFS est confronté depuis quelques temps à une grave crise politique. Les risques d’implosion sont bien réels et interpellent non seulement les militants et sympathisants, mais l’ensemble des citoyens. Qui a intérêt à vouloir se débarrasser d’un parti qui représente l’espoir du changement démocratique et pacifique dans notre pays ? Les tentatives de normalisation et de domestication du FFS, menées de l’intérieur et de l’extérieur, visent à neutraliser toute forme d’opposition radicale et pacifique et parachever la restructuration autoritaire du pouvoir.

lundi 18 juin 2012

جماعة الإخوان وحكم القرين في مصر

عبد الحليم قنديل
في كتابي (الأيام الأخيرة) ـ صدرعام 2008 ـ رسمت صورة للمشهد السياسي في مصر عقب خلع مبارك، وتوقعت فوز جماعة الإخوان بالأكثرية، وبنفس النسب التي تحققت في أول انتخابات جرت بعد ثورة 25 يناير 2011، لكني توقعت أن يكون الحكم محنة لا نعمة للإخوان، ورجحت تراجعا منتظما في شعبية الإخوان، ولأسباب بدت منطقية جدا .

samedi 16 juin 2012

La crise chronique de l’université algérienne

Repenser l’université ou notre manière de voir et d’agir ?
Par Ahmed Rouadjia
«Repenser l’université», tel a été le titre donné au séminaire organisé à l’université d’Oran les 26 et 27 mai 2012 et auquel ont été conviés des universitaires nationaux, hautement préoccupés par la détérioration constante de l’état de l’enseignement et de la recherche dans notre pays. L’Algérie, après avoir été longtemps «le phare» du Tiers-Monde et sa pointe avancée en matière d’éducation, mais aussi en matière de  diplomatie active enviée de par le monde, sombre aujourd’hui dans un coma profond. Initié par le professeur Djamel Guerid, qui a bénéficié de la compréhension et de l’appui de M. le recteur de l’université d’Oran, ce colloque auquel j’ai pris part s’est déroulé dans une atmosphère empreinte de chaleur, de sérieux, de sérénité, avec des débats fructueux. C’était  une occasion pour les participants de discuter de manière dépassionnée des problèmes constitutifs de l’impasse dans laquelle se trouvent confrontés l’enseignement et la recherche en Algérie depuis plus de deux décennies.

L’illusion de la richesse en Algérie : Sur les 200 milliards de dollars

Initiative citoyenne et participante Nabni :
Cinq enseignements du Titanic à l’attention du «navire Algérie»
Par Nabni
Samedi 26 mai, nous lancions, sous le thème «Développement économique et création d’emploi», la première d’une série de publications thématiques qui s’étalera jusqu’au 5 juillet, jour du cinquantenaire de notre indépendance. Ces travaux, publiés sur www.nabni.org, seront rassemblés dans le rapport Algérie 2020 : bilan, vision et perspectives par les générations de l’indépendance, produit de l’initiative citoyenne et participative Nabni. Nous avions utilisé l’image du Titanic, ce magnifique paquebot qui, malgré toute sa puissance, a sombré il y a exactement un siècle au contact d’un iceberg qu’il n’a pu éviter, faute d’avoir entamé son virage à temps.  L’histoire de ce naufrage est riche d’enseignements et de parallèles avec la situation actuelle du «navire Algérie». Nous les illustrerons par une série de textes qui accompagneront nos publications thématiques au cours des prochaines semaines, en suivant la trame du rapport Algérie 2020. Cette image du Titanic nous permet de souligner la nature du virage que notre pays doit urgemment amorcer. La perspective de cet iceberg, image de la fin de notre prospérité rentière, nous impose d’engager le pays dans un projet de développement qui soit suffisamment audacieux et ambitieux, pour rompre avec la trajectoire actuelle et mener, enfin, notre jeune navire de 50 ans à bon port. Toutefois, le risque est que ce cri d’alarme citoyen ne subisse le sort des avertissements télégraphiques que le Titanic avait reçus la veille de son naufrage : ces messages avaient été ignorés par un poste de commandement obstinément convaincu que les icebergs annoncés n’étaient pas si proches…
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