mardi 10 avril 2012

Plaidoyer pour une conférence nationale de transition

Par Farid Chaoui
L’Algérie, à la veille du cinquantième anniversaire de son indépendance, s’apprête à organiser un nouveau rendez-vous électoral. Cet événement va s’imposer au moment où notre pays fait face à des défis internes et externes majeurs, qui menacent son avenir et son unité.
Défis internes caractérisés par une situation sociale explosive et un climat politique fait d’incertitudes, de confusion et dominé par des luttes de pouvoir au sommet de l’Etat. Cette situation n’est pas nouvelle et s’explique par la fuite en avant qui caractérise la politique de notre pays, particulièrement depuis la guerre civile qui a dévasté économiquement, socialement et surtout moralement l’Algérie et sa population.

L'armée, l'Etat et la nation

Par Lahouari Addi
Les pays du tiers-monde dont l'indépendance a été acquise par la violence présentent des systèmes politiques structurés autour de l'armée. Celle-ci, pour des raisons historiques, se trouve au cœur du procès de construction de l'État, souvent dans des formes institutionnelles dont il faut apprendre à lire les significations cachées. En Algérie, l'armée est présentée dans la Constitution comme une institution de l'État, dépendant de la Présidence de la République. Mais la réalité est plus complexe dans la mesure où la Présidence est en fait l'émanation de l'armée, voire une annexe du ministère de la Défense, animée par des militaires habillés en civil occupant les postes de secrétaire général, directeur de cabinet, etc. La Présidence est l'institution par laquelle l'armée contrôle l'État et trace au gouvernement la ligne à suivre.

lundi 9 avril 2012

Général Mohand Tahar Yala : «Le changement ne peut être que radical»

Le général Mohand Tahar Yala, 65 ans, ancien patron des forces navales, compte lancer, avec d’autres cadres militaires et civils, un «mouvement national pour la citoyenneté». Une initiative qu’il prépare depuis trois ans afin de poser les jalons d’un «changement radical», selon ses déclarations. El Watan Week-end l’a rencontré pour plus de détails sur sa démarche et son analyse de la situation politique actuelle.

L’hypothèse totalitaire en Algérie, le cas du FLN 1954-1962

Par Mohammed Harbi
Qu’est-ce que le FLN ? Les doctrinaires militaires français l’ont abusivement identifié comme mouvement  totalitaire, en avançant trois arguments: 
- Le premier assimilait au totalitarisme tout mouvement qui ne relève pas de la démocratie libérale.
- Le second établissait une confusion entre le parti unique de type soviétique qui se veut l’élément dirigeant du prolétariat et en émerge pour des raisons théoriques au nom d’un principe abstrait, l’idéal communiste et les rassemblements nationaux du Tiers-Monde, regroupements hétéroclites de forces politiques et sociales.
- Le troisième met l’accent sur un exercice du pouvoir assuré par la terreur. 

Algérie : Chroniques d’une expérience postcoloniale de modernisation

Introduction 
Les textes présentés dans ce recueil ont été publiés dans la presse nationale entre 1999 et 2011 à différentes périodes. Ils relèvent de ce qui peut être appelé le «journalisme universitaire», c’est-à-dire de réflexions plus ou moins élaborées à destination du grand public. Le journalisme universitaire allie la rigueur académique à l’exigence pédagogique et a pour ambition de s’adresser à un large public ; l’objectif étant de mettre à sa disposition des analyses reposant sur les acquis théoriques des sciences sociales et portant sur l’expérience algérienne dans ses différents aspects, notamment politique et idéologique. Pour un chercheur en sciences sociales, la société algérienne est un laboratoire où il apprend à articuler, ou plutôt à valider, des approches théoriques par l’observation empirique. En Algérie, tout est projet : la société, l’Etat, l’économie, la modernité…

Législatives 2012 : nouvelle étape dans la guerre des clans


Vous ne comprenez rien à l’inflation de nouveaux partis ? À la démission de Saïd Sadi ? A l’alliance des islamistes ? El Watan Week-end a été à la rencontre de ceux qui tirent les ficelles. Voici leur lecture de ce qui se trame.

lundi 19 mars 2012

Le destin de l’Algérie : de la guerre au totalitarisme, partie 1 (dossier)

À l’occasion du cinquantenaire des Accords d’Evian signé le 18 mars 1962, en vertu desquels un cessez-le-feu est observé par l’ALN et le FLN d’un coté, et l’armée française, de l’autre, à partir du lendemain, 19 mars à midi, après plus de sept ans de guerre atroce, «Informations et Réflexion» invite ses lecteurs à lire la première partie (6 articles) d’un dossier spécial, «Le Destin de l’Algérie : de la Guerre au Totalitarisme», comprenant au total 16 articles sur la guerre d’indépendance algérienne et, surtout, l’Algérie indépendante. La seconde partie (10 articles) dudit dossier sera publiée à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance, début juillet prochain. Quant à la première partie, elle contient, donc, six articles. Les auteurs de ces articles sont : Mohammed Harbi (historien), Djoudi Attoumi (officier de l’ALN), Abdelmadjid Merdaci (sociologue), Ahmed Rouadjia (sociologue), Saïd Sadi (homme politique).

La fin d'un long calvaire dans les maquis

Par Djoudi Attoumi
La guerre de Libération a été effroyable. Elle a entraîné des centaines de milliers de morts. 1 500 000 civils tués ainsi que 40.000 combattants en armes (*). Du sang, des larmes, des souffrances indescriptibles et la mort furent le lot quotidien des 7 années et demie de guerre de tout un peuple. Des milliers de villages rasés, des milliers de douars vidés de leurs habitants et déclarés zones interdites. Deux millions d'Algériens, soit 30% de la population rurale déplacés et regroupés dans des centres où ils subissent la promiscuité, la précarité, l'insalubrité, et tous les maux sociaux à l'intérieur de fils barbelés, tel un no man's land...

Les accords d’Evian à l’aune des désaccords algériens

Par Abdelmadjid Merdaci
Le 18 mars 1962 étaient scellés, entre la délégation du gouvernement français et celle du GPRA, ce qui allait devenir pour l’histoire «Les accords d’Evian» et dont l’aspect le plus emblématique était l’application du cessez-le-feu à compter du 19 mars à midi. Dans la soirée du 18, le général de Gaulle s’adresse aux Français auxquels il annonce la fin des combats soulignant notamment que «le cessez-le-feu en Algérie, les dispositions adoptées pour que les populations y choisissent leur destin, la perspective qui s’ouvre avec l’avènement d’une Algérie indépendante ».

La guerre d’Algérie a commencé à Sétif

 Par Mohammed Harbi
 Désignés par euphémisme sous l’appellation d’« événements » ou de « troubles du Nord constantinois », les massacres du 8 mai 1945 dans les régions de Sétif et de Guelma sont considérés rétrospectivement comme le début de la guerre algérienne d’indépendance. Cet épisode appartient aux lignes de clivage liées à la conquête coloniale.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...