Par
Lyes Akram
Avec
les explosions fracassantes des peuples dans le monde arabe depuis janvier
dernier, l’élément féminin a pu s’imposer comme acteur social majeur.
L’importance qui lui est accordée est de plus en plus manifeste. Par exemple
par le nombre de femmes dans la Constituante Tunisienne. En Egypte, on voit que même les salafistes,
l’élément «archi-réactionnaire» (comme le veut la qualification de Samir Amin)
des sociétés arabes, ont accepté cette affirmation féminine en tentant néanmoins
de la «voiler». Et l’actuelle conjoncture, à l’évidence unique, est certes
celle où se débattent les questions les plus essentielles. Avec des peuples en
plein éveil, les grands thèmes peuvent être éclairés conduisant ainsi, par le
dialogue fécond, à l’adhésion populaire aux projets qui visent sincèrement à
libérer tant l’individu que les peuples, si et seulement si les enjeux sont bien
identifiés et la raison demeure maitresse.

