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jeudi 10 mars 2016

Le pétrole, la face cachée d’une prétendue fracture sunnites/chi’ites

Par Ahmed Henni

Présentée par la monarchie saoudienne comme la cause unique des violences au Moyen-Orient, la fracture sunnites/chi’ites sert à masquer la compétition autour de la souveraineté sur les champs de pétrole ou de gaz, situés pour l’essentiel dans des zones peuplées de chiites.
Il suffit de superposer deux cartes – celle des champs pétrolifères au Moyen-Orient et celle des peuplements chi’ites – pour s’apercevoir que, là où des majorités chi’ites habitent en surface, du pétrole se trouve en sous-sol – et, pratiquement, rien que là. 
Observons la carte des peuplements chi’ites :
Carte des peuplements chi’ite au Moyen-Orient

Observons maintenant la carte des champs pétrolifères (en vert : pétrole ; en rouge : gaz) :

Algérie : Langues centrales, langues locales et guerres linguistiques fomentées par le régime

Pour l’auteur de cette contribution, « ni l'arabe ni le français ne représentent, aujourd'hui, en Algérie des instruments d'une homogénéisation culturelle offrant des issues vers le haut – et les langues locales encore moins ». Le pouvoir, écrit-il, « oriente davantage les forces sociales vers des ‘’guerres linguistiques’’ (...) et comme les militants linguistiques de tous bords, il n'offre qu'une folklorisation religieuse ou localiste, et ne promeut, dans aucune langue, une centralité positive apportant un plus aux populations ».

Par Ahmed  Henni

Les Maghrébins Augustin, Ibn Khaldoun ou, entre autres, Kateb Yacine seront parmi les plus grands penseurs, respectivement, du christianisme et de l'humanité, des sciences sociales et historiques, ou de la poésie et littérature. L'accès à une langue de haute culture – ici le latin, l'arabe, ou le français – permet de s'approprier, à une époque donnée, les œuvres de l'humanité connue. Les langues locales ne peuvent le faire. Elles manquent de moyens matériels. Nous y reviendrons.

jeudi 1 novembre 2012

Le Malaise arabe : L'État contre la nation



Le sociologue syrien Burhan Ghalioun analyse ici l'échec de l'Etat arabe moderne.



 Par Burhan Ghalioun
Il est à notre avis difficile de comprendre la crise actuelle de l’État arabe sans sortir du cadre strict et étroit de l’État et sans reprendre l’analyse des transformations du mouvement socio-politique qui a été à l’origine de la légitimation de cet État moderne, et qui en a constitué, pendant plus d’un siècle, l’âme, l’animateur et la force directrice. Il s’agit bien sûr du mouvement national arabe dans ses différents particularismes, formes et manifestations. Dans ce cas la vraie question qui se pose est la suivante : quelle est la cause de la dégénérescence de ce mouvement et son pouvoir national ?

mardi 26 juin 2012

برهان غليون : النخبة والشعب (مقتطفات من الكتاب)



مقتطفات من كتاب برهان غليون الأخير

فيما يلي مقتطفات من كتاب المفكر السوري الكبير برهان غليون "النخبة والشعب" وفيه "يطرح مشكلة النخبة ويفسر أسباب تشتتها وضعفها في البلاد العربية"
  AnalyseDZ يرجو من قرائه التأني للفهم الصحيح للأفكار المطروحة في النص.
" … مهما كانت نوعيتها وطريقة تكوينها، أرستقراطية أم مدنية وسياسية حديثة، ومهما كانت خصوصيتها، أكانت وثيقة الصلة بطبقة، على مثال ما هو قائم في الولايات المتحدة حيث تختلط عناصر النخبة القائدة بطبقة رجال الأعمال وأصحاب المشاريع الاقتصادية الحرة "المقاولون أو أصحاب المبادرة الخاصة"، أو ثمرة تكوين طبقة إدارية وتكنوقراطية خاصة عبر المدارس والجامعات الحكومية الكبرى، وما تقدمه من فرص للحراك الاجتماعي، على مثال ما هو قائم في فرنسا، لا يمكن للنخبة القائدة أن تقوم بدورها كنخبة، وتحتل موقعها ما لم تنجح أولا في تأكيد استقلالها، لهذه الدرجة أو تلك، عن أصحاب الملكية والثروة والمال، وثانيا في استبطان مفهوم المسؤولية العمومية تجاه الدولة (أو الملك الذي يرمز إليها) أو الشعب والمجتمع المرتبط به. ومتى ما ضعف هذان الشرطان أحدهما أو كلاهما، انحطت النخبة إلى مستوى الجماعة الخاصة، وتدهورت شروط ممارسة السلطة وإدارة الدولة أيضا، بل اقترب زوالها.

samedi 16 juin 2012

La crise chronique de l’université algérienne

Repenser l’université ou notre manière de voir et d’agir ?
Par Ahmed Rouadjia
«Repenser l’université», tel a été le titre donné au séminaire organisé à l’université d’Oran les 26 et 27 mai 2012 et auquel ont été conviés des universitaires nationaux, hautement préoccupés par la détérioration constante de l’état de l’enseignement et de la recherche dans notre pays. L’Algérie, après avoir été longtemps «le phare» du Tiers-Monde et sa pointe avancée en matière d’éducation, mais aussi en matière de  diplomatie active enviée de par le monde, sombre aujourd’hui dans un coma profond. Initié par le professeur Djamel Guerid, qui a bénéficié de la compréhension et de l’appui de M. le recteur de l’université d’Oran, ce colloque auquel j’ai pris part s’est déroulé dans une atmosphère empreinte de chaleur, de sérieux, de sérénité, avec des débats fructueux. C’était  une occasion pour les participants de discuter de manière dépassionnée des problèmes constitutifs de l’impasse dans laquelle se trouvent confrontés l’enseignement et la recherche en Algérie depuis plus de deux décennies.

jeudi 24 mai 2012

Commentaire sur le tamazight : De l’obsession algérienne de répéter indéfiniment la même erreur

Par Lyes Akram
Il n’est pas facile d’agir correctement, surtout en des situations complexes où l’absence de repères décuple en effet la difficulté de choisir une option car c’est toujours au détriment d’une autre. Choisir c’est renoncer au reste, dit-on. Mais on peut imaginer que l’éventail des erreurs que l’homme puisse commettre est assurément large. Peut-être assez large pour ne pas répéter la même erreur. Pour autant, il y a chez de nombreux Algériens une obstination désolante à répéter indéfiniment la même erreur ! Le problème n’est pas dans le fait de commettre des erreurs – qui n’en commet pas ? – mais lorsque c’est la même erreur que l’on répète. Indéfiniment. Ici, je veux parler du problème des langues en Algérie et des malencontreuses erreurs des militants de certaines causes au demeurant nobles mais desservies par leurs propres défenseurs.

mardi 22 mai 2012

Islam, laïcité et modernité : l’exemple des sociétés arabes contemporaines

Le sociologue Burhan Ghalioun analyse la sécularisation et la modernisation dans le Monde arabe
Par Burhan Ghalioun
Pour comprendre la place ou plutôt le devenir de la laïcité, en tant qu’idée et pratique, dans les sociétés musulmanes contemporaines, il faut éviter surtout l’approche culturaliste simpliste prédominant dans les études orientales. Cette approche suppose à tort que la laïcité est une valeur culturelle propre à certaines cultures, que les cultures n’évoluent pratiquement pas et que les organisations sociales des différentes communautés sont déterminées en grande partie par ces cultures toujours identiques à elles-mêmes. Je pense, au contraire, que l’émergence et le développement du phénomène de laïcité en tant que valeur et pratique sociétale ne peuvent être saisis que dans le cadre de l’avènement de la modernité, en Orient musulman comme en Occident chrétien.

dimanche 20 mai 2012

Les révolutions arabes : un an plus tard


Par Samir Amin
Les victoires électorales de l’Islam politique en Egypte et en Tunisie
La victoire électorale des Frères Musulmans et des Salafistes en Egypte (janvier 2012) n’est guère surprenante. La dégradation produite par la mondialisation capitaliste contemporaine a entraîné un gonflement prodigieux des activités dites « informelles », qui, en Egypte, fournissent leurs moyens de survie à plus de la moitié de la population (les statistiques disent : 60%). Or les Frères Musulmans, sont fort bien placées pour tirer profit de cette dégradation et en perpétuer la reproduction. Leur idéologie simple donne une légitimité à cette économie primitive de marché/ de bazar. Les moyens financiers fabuleux mis à leur disposition (par le Golfe) permettent de le traduire en moyens d’action efficaces : avances financières à l’économie informelle, charité d’accompagnement (centres de soins et autres). C’est par ce moyen que les Frères s’implantent dans la société réelle et la place sous leur dépendance.

vendredi 18 mai 2012

DRS omniprésent, profond malaise chez la jeunesse, une société civile absente, une vie économique malsaine… Les impressions algériennes d’un diplomate français

Conseiller auprès de l'Institut français des relations internationales, Denis Bauchard, ancien haut-diplomate au Quai d'Orsay, s'est rendu en Algérie, peu avant les élections législatives. Voici son compte-rendu de voyage que nous nous sommes procuré. Il y évoque le malaise de la jeunesse, le rejet d'un Etat mafieux, l'obsession française, et nous explique pourquoi "le printemps arabe" y a fait long feu.

lundi 14 mai 2012

Algérie : sommes-nous à la veille d’une révolution ?

«C'est surtout à la veille d'une révolution qu'on la croit impossible.»
Jules Simon

«L’ancien régime, armé de policiers, de magistrats, de gendarmes et de soldats, semblait inébranlable, comme ce vieux fort de la Bastille qui, lui aussi, paraissait imprenable aux yeux du peuple désarmé, accouru sous ses hautes murailles, garnies de canons prêts à faire feu. Mais on s’aperçoit bientôt que le régime établi n’a pas la force qu’on lui supposait.»
Pierre Kropotkine
Par Lyes Akram
Chômage massif chez la jeunesse, injustice sociale manifeste, paupérisation méthodique des populations, corruption débridée, répression de toute contestation, etc., ou en un mot, un Etat contre le peuple : l’actuelle situation algérienne mène sans nul doute à l’explosion populaire. Lahouari Addi, professeur de sociologie politique, pour qui il y a en Algérie «des militaires qui n’attendent que le soulèvement pour effacer le coup d’Etat de 1992», croit que les élections législatives d’où le FLN est sorti magiquement vainqueur avec près de la moitié des sièges (220), ont été truquées par une partie du régime : le DRS. Le régime confirme son caractère multicéphale ! C’est pour cette raison, affirme-t-il, que le plus grand perdant de ces législatives n’est pas un parmi les plusieurs partis qui y ont participée, mais Abdelaziz Bouteflika. Même les islamistes ne sont pas considérés comme perdants par Addi car ceux parmi eux qui y ont participé, sont le produit du régime et ne représentent pas l’islamisme existant au sein de la société algérienne.

Pierre Kropotkine : L'Esprit de Révolte (texte intégral)

Par Pierre Kropotkine
I
Dans la vie des sociétés, il est des époques où la Révolution devient une impérieuse nécessité, où elle s’impose d’une manière absolue. Des idées nouvelles germent de partout, elles cherchent à se faire jour, à trouver une application dans la vie, mais elles se heurtent continuellement à la force d’inertie de ceux qui ont intérêt à maintenir l’ancien régime, elles étouffent dans l’atmosphère suffocante des anciens préjugés et des traditions.

samedi 12 mai 2012

Apolitisme, islamisme, élitisme… L’électeur face au candidat

Et voila que vient se confirmer ce que tout le monde attendait : les élections législatives du 10 mai ont connu une forte abstention, résultat de l’incompétence manifeste d’un régime on ne peut plus illégitime. Le taux de participation n’a pas dépassé un piètre 20% et tout ce qui est en dessus résulte de la magie du DRS et de l’administration d’Ould Kablia. Une fois encore, une assemblée illégitime est née, dominée largement par Le FLN, secondé par le RND, quelques islamistes, et où les députés du FFS ont remplacé – numériquement même ! – ceux du RCD. C’est donc cela le changement à la Bouteflika, 21 députés FFS ! La rupture entre l’Etat et la société va s’aggraver encore. Ces élections, un non-événement, ne méritent pas plus de commentaires.
L’article suivant a été rédigé avant le 10 mai. Après sa lecture, je me suis rendu compte qu’il était possible qu’il paraisse comme un appel au vote pour contrer une éventuelle percée islamiste dans les élections, et c’est pour cette raison que je ne l’ai pas publié, ayant opté et appelé depuis longtemps pour le boycott. Toutefois, son intérêt demeure car la démocratie est inévitable et l’organisation d’élections libres et honnêtes est une question de temps en Algérie. L’actuel régime, qui est en phase finale, va disparaître. Et les Algériens vont choisir leurs représentants. Mais lesquels ? Et pourquoi ? Cet article, à travers un cas, montre que les islamistes sont les mieux placés car les plus structurés et organisés et les plus proches des Algériens et à cela s’ajoute qu’une partie de l’électorat islamiste est auto-mobilisée, convaincue qu’elle est de servir une cause éminente. Sauf quelques coquilles, les considérations suivantes sont restées tels qu’écrites le 26 avril 2012.  
L. A.

La Démocratie en Algérie : Réforme ou Révolution ?

Postface par Sadek Hadjeres
Le dernier mot d’un ouvrage appartient, comme de juste, à l’appréciation des lecteurs, dans la diversité de leurs opinions, de leurs sensibilités, de leurs expériences. J’espère seulement, comme lecteur moi-même, être proche des réactions positives du lectorat à venir, en exprimant quelques unes des raisons de mon intense satisfaction à une première lecture de l’Essai de Hocine Bellaloufi.

lundi 19 mars 2012

La guerre d’Algérie a commencé à Sétif

 Par Mohammed Harbi
 Désignés par euphémisme sous l’appellation d’« événements » ou de « troubles du Nord constantinois », les massacres du 8 mai 1945 dans les régions de Sétif et de Guelma sont considérés rétrospectivement comme le début de la guerre algérienne d’indépendance. Cet épisode appartient aux lignes de clivage liées à la conquête coloniale.

L’obsession de la mémoire de part et d’autre de la Méditerranée

Par Ahmed Rouadjia
Comme je l’ai déjà écrit, la mémoire est un enjeu plus symbolique et politique que scientifique. Aussi bien en France qu’en Algérie, les commémorations sont la réaffirmation de la spécificité et de l’identité nationale, en opposition à celle de l’Autre. En même temps qu’elles traduisent la «fidélité» aux origines communes, les commémorations des dates fondatrices de la nation visent, consciemment ou non, à renforcer chez tous le sentiment de ce qu’il y a de spécifique et de «supérieur» chez celle-ci par rapport à d’autres nations ou groupes humains considérés comme «inférieurs» ou ayant un passé moins «glorieux».

vendredi 24 février 2012

Culture et identité: rupture ou indissociabilité

par Kamal Guerroua*

«C'est de l'identité qu'est née la différence». Heinz Pagels, physicien américain (1939-1988)

Si les peuples ont besoin d'une culture pour survivre à moyen et long terme dans leur environnement, qui parfois prend des allures et des tendances hostiles à leur égard, leur immédiat et leur présent surtout leur imposent une identité pour naître et vivre. L'on serait amené en ce sens à dire que l'identité est le cordon ombilical qui relie la société à sa culture tandis que celle-ci est l'aboutissement du processus de sa maturation. Schématisé d'une autre manière, il est permis d'affirmer que le rapport entre les deux pôles (identité-culture) est intrinsèquement imbriqué d'autant que l'existence de l'une (culture) suppose la naissance de l'autre (identité).

jeudi 23 février 2012

American Decline in Perspective, by Noam Chomsky

By Noam Chomsky
Part 1- "Losing" the World
Significant anniversaries are solemnly commemorated -- Japan's attack on the U.S. naval base at Pearl Harbor, for example. Others are ignored, and we can often learn valuable lessons from them about what is likely to lie ahead. Right now, in fact.
At the moment, we are failing to commemorate the 50th anniversary of President John F. Kennedy's decision to launch the most destructive and murderous act of aggression of the post-World War II period: the invasion of South Vietnam, later all of Indochina, leaving millions dead and four countries devastated, with casualties still mounting from the long-term effects of drenching South Vietnam with some of the most lethal carcinogens known, undertaken to destroy ground cover and food crops.

lundi 23 janvier 2012

un appel au débat et à l'organisation des Algériens

Face aux périls : 
un appel au débat et à l'organisation des Algériens


PROPOSITION POUR LA CONSTITUTION D’ASSEMBLÉES CITOYENNES

Ghazi Hidouci, Hocine Malti, Omar Benderra, Madjid Laribi
Le 11 janvier 2012

• Vingt ans après le coup d’état du 11 janvier 1992 et la remise en cause du processus démocratique, la situation du pays s’est très profondément aggravée. La détérioration interne et le contexte international exigent la plus grande vigilance et une mobilisation soutenue et urgente si nous voulons épargner à notre pays, cadenassé par un régime autiste, une profanation de ses valeurs et de son Histoire. Et pour éviter de voir nos ressources nationales pillées par un néo-colonialisme renouvelé et encore plus prédateur. Pour que la vie de nos enfants ne soit plus menacée par les vassaux de l’intérieur.

mercredi 21 décembre 2011

L’essence du néolibéralisme

Cette Utopie, en voie de réalisation, d’une exploitation sans limite 

L’essence du néolibéralisme 


Le grand sociologue français Pierre Bourdieu dénonce la dérive néolibérale

Par Pierre Bourdieu

Le monde économique est-il vraiment, comme le veut le discours dominant, un ordre pur et parfait, déroulant implacablement la logique de ses conséquences prévisibles, et prompt à réprimer tous les manquements par les sanctions qu’il inflige, soit de manière automatique, soit – plus exceptionnellement – par l’intermédiaire de ses bras armés, le FMI ou l’OCDE, et des politiques qu’ils imposent : baisse du coût de la main-d’œuvre, réduction des dépenses publiques et flexibilisation du travail ? Et s’il n’était, en réalité, que la mise en pratique d’une utopie, le néolibéralisme, ainsi convertie en programme politique, mais une utopie qui, avec l’aide de la théorie économique dont elle se réclame, parvient à se penser comme la description scientifique du réel ?

lundi 12 décembre 2011

«L’Islam dans les médias» d’Édward W.Saïd: Les «unes» des autres


Par Nadia Agsous 
Comment la couverture médiatique de la presse occidentale et américaine en particulier a-t-elle représenté le monde musulman ? Quel sens prend le terme «Islam» sous la plume de certains journalistes, universitaires et «experts» en la matière ? Quelles sont les caractéristiques principales de la figure du musulman qui se dégagent des articles de journaux et des analyses sur l’Islam et le monde musulman ? Ces questionnements, au cœur de l’ouvrage d’Edward W. Saïd*, paru en 1997 et publié la première fois aux Editions Actes Sud qui viennent de le rééditer, interviennent dans un contexte bien particulier, celui des années 1970 et leur lot d’événements qui ont contribué à qualifier le monde musulman de «région stratégique et sensible» : la révolution iranienne de 1979, la réémergence du nationalisme radical dans les sociétés musulmanes...
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