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mardi 12 avril 2016

Pourquoi le système politique algérien est irréformable 1/2



Le destin de l'Algérie semble tragique
Par Lyes Benyoussef
La dernière apparition de Bouteflika, outre son pathétisme (voulu ?), devrait rappeler à ceux qui l’ont oublié la déliquescence avancée de l’État algérien. Tout le monde est aujourd’hui conscient de l’extrême vulnérabilité de cet État qui pourrait, dans sa chute, provoquer un désastre dont la société ne se relèvera jamais. Comme l’écrit Ali-Yahia Abdennour dans son dernier livre, « le risque de retour à la violence est réel. » (Lire des extraits sur le système politique et sur la Kabylie et la régionalisation.) Il est probable que l’épuisement du FRR (Fond de Régulation des Recettes) — que les plus optimistes des experts donnent pour 2 à 3 ans — entraîne une recrudescence de la violence, terrorisme et répression. À la fin des années 80, on parlait, dans un contexte à certains égards préférable à l’actuel, d’une Algérie se dirigeant vers l’inconnu. Sauf pour ceux parmi nous qui se sont volontairement aveuglés, l’inconnu est désormais connu : il s’agit de la guerre civile.
Bien que l’absence de projet économique et social sérieux soit manifeste, le système politique refuse toutes les leçons de l’histoire, algérienne et mondiale, en consolidant son autoritarisme comme s’il n’était pas illégitime, comme si les dirigeants étaient compétents et comme si cette attitude irrationnelle serait productive. Pourquoi donc le système politique algérien refuse-t-il de se réformer ? Esquisse d’une réponse :

samedi 16 juin 2012

La crise chronique de l’université algérienne

Repenser l’université ou notre manière de voir et d’agir ?
Par Ahmed Rouadjia
«Repenser l’université», tel a été le titre donné au séminaire organisé à l’université d’Oran les 26 et 27 mai 2012 et auquel ont été conviés des universitaires nationaux, hautement préoccupés par la détérioration constante de l’état de l’enseignement et de la recherche dans notre pays. L’Algérie, après avoir été longtemps «le phare» du Tiers-Monde et sa pointe avancée en matière d’éducation, mais aussi en matière de  diplomatie active enviée de par le monde, sombre aujourd’hui dans un coma profond. Initié par le professeur Djamel Guerid, qui a bénéficié de la compréhension et de l’appui de M. le recteur de l’université d’Oran, ce colloque auquel j’ai pris part s’est déroulé dans une atmosphère empreinte de chaleur, de sérieux, de sérénité, avec des débats fructueux. C’était  une occasion pour les participants de discuter de manière dépassionnée des problèmes constitutifs de l’impasse dans laquelle se trouvent confrontés l’enseignement et la recherche en Algérie depuis plus de deux décennies.

lundi 19 mars 2012

L’obsession de la mémoire de part et d’autre de la Méditerranée

Par Ahmed Rouadjia
Comme je l’ai déjà écrit, la mémoire est un enjeu plus symbolique et politique que scientifique. Aussi bien en France qu’en Algérie, les commémorations sont la réaffirmation de la spécificité et de l’identité nationale, en opposition à celle de l’Autre. En même temps qu’elles traduisent la «fidélité» aux origines communes, les commémorations des dates fondatrices de la nation visent, consciemment ou non, à renforcer chez tous le sentiment de ce qu’il y a de spécifique et de «supérieur» chez celle-ci par rapport à d’autres nations ou groupes humains considérés comme «inférieurs» ou ayant un passé moins «glorieux».
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