samedi 14 mai 2011

De quoi Bouteflika est-il le nom ?

«Méditer Bouteflika est vital pour les ultimes diagnostics de nos illusions. Au bout, nous ne saurons pas forcément ce qu’il faudra faire pour nos enfants. Nous saurons, en revanche, un peu plus de ce qu’il ne faudra plus jamais faire contre eux.»

Mohamed Benchicou.



«…Les généraux ont confié le pays à un fou, un malade, un psychopathe.»

Sid-Ahmed Ghozali.


Par Lyes Akram
Aujourd’hui, et avec le degré de l’implosion en Algérie, inégalé dans son Histoire récente, Abdelaziz Bouteflika, le «Chef de l’Etat», maintient son régime avec, bien entendu, ses caractéristiques antidémocratiques en dépit des maintes alertes, y compris de par des proches du système, comme celui qui se définit lui-même comme un «intellectuel organique», l’ancien officier supérieur du DRS Mohamed Chafik Mesbah en l’occurrence.
Pourtant, on l'a bien vu, les initiatives de changement pacifique et démocratique ne manquent pas. De Hocine Aït-Ahmed, patron du FFS, avec son «Message aux Algériennes et aux Algériens»(1), et jusqu’à Abdelhamid Mehri, qui n’a pas hésité a donné à ce même Bouteflika une place dans le processus de démocratisation tel qu'il le propose ; une démocratisation tant souhaitée par l'ensemble des Algériens inquiets pour le devenir de leur patrie.
Mais le sieur Abdelaziz Bouteflika ne daigne pas, sinon accepter l'évidence, pour le moins saluer ces initiatives qui restent citoyennes et bien intentionnées nonobstant toute critique que l’on puisse émettre.
Décidément, cet homme n’est pas né pour la gloire.

lundi 9 mai 2011

De la chose facile à la chose impossible

« Quand la pensée est déficiente ou absente, l'action est insuffisante ou impossible : on est alors entrainé vers une appréciation subjective des faits, dont on trahit la nature et l'importance par surestimation ou par sous-estimation. Ces deux modes de trahison se présentent dans le monde musulman moderne sous la forme de deux psychoses de sens inverse : celle de la "Chose facile" qui conduit à l'action aveugle, et celle de la "Chose impossible", qui paralyse l'action comme il arrive fréquemment en Afrique du nord… »
Malek Bennabi, Vocation de l’Islam.


1- C’était un commentaire lu, avant-hier, sur un réseau social qui m’a conduit à cette réflexion.
Connecté sur Facebook, un journaliste digne rapporte une dépêche de l’AFP. Les régimes syrien et yéménite assassinaient ainsi des citoyens protestataires, mais dont les revendications furent cette fois apolitiques. Ils ne revendiquaient pas le départ des régimes, comme c’est le cas du reste des populations, mais « le report des examens de fin d’année » pour deux élèves yéménites, et « la libération des détenus » pour quelques femmes Syriennes. Ils furent tués par balles.

Le serpent sera-t-il assez stupide pour se mordre la queue ?



Par Ahmed Ancer

Qu’un ancien soutien d’un coup d’Etat appelle de ses vœux les militaires à perpétrer un autre putsch n’est finalement pas étonnant. Mais qui aurait songé que la culture du pronunciamiento finirait par trouver partisan jusque dans les rangs des universitaires ? C’est pourtant l’étrangeté qui nous est arrivée ce premier jeudi du mois de mai : la supplique à l’armée pour débarrasser le pays d’un Président impotent est dorénavant relayée par la thèse universitaire. 
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