mardi 16 août 2011

كلمات أخيرة من تركيا لنظام الأسد.. فماذا يأتي بعدها...؟

قال وزير الخارجية التركي احمد داود أوغلو الاثنين ان العمليات العسكرية ضد المدنيين في سوريا ينبغي ان تتوقف على الفور ودون شروط محذرا الرئيس السوري بشار الاسد من ان هذه هي "الكلمات الاخيرة" لتركيا.


وقال داود اوغلو في مؤتمر صحفي "هذه كلمتنا الاخيرة للسلطات السورية اول ما نتوقعه هو ان تتوقف هذه العمليات على الفور وبلا شروط".
واضاف دون الخوض في تفاصيل "اذا لم تتوقف هذه العمليات فلن يبقى ما نقوله بخصوص الخطوات التي ستتخذ".
وحث الزعماء الاتراك الاسد بشكل متكرر على وضع حد للعنف واجراء اصلاحات بعد تفجر الاحتجاجات الشعبية المناهضة لحكمه قبل خمسة اشهر.

Évaluation de la situation des médias en Algérie : La presse algérienne en deçà des espérances

C’est la première évaluation locale des médias en Algérie. Réalisée en 2009 dans le cadre du projet médias de la Friedrich-Ebert Stiftung en Afrique (Fesmedia Africa), cette étude, baptisée Baromètre africain des médias (BMA), a pour objectif de fournir une première évaluation de la presse nationale. Une évaluation faite par des Algériens.


En effet, le BMA est le premier système qui permet une description profonde et une évaluation compréhensive des environnements médiatiques en Algérie et sur le continent africain. Lancé en 2005, le BMA avait couvert, à fin de 2008, 23 pays de l’Afrique australe. En 2009, c’était au tour de l’Algérie.

samedi 13 août 2011

Ouyahia a-t-il parasité le pré-carré présidentiel ?


Par Boubakeur Hamidechi
hamidechiboubakeur@yahoo.fr

Alors que le feuilleton Belkhadem et le FLN déroule d’autres épisodes par le biais de la polémique dans les journaux, Ouyahia, l’autre chaînon du pouvoir, se manifeste différemment. A partir de la primature du gouvernement, il vient en effet d’actionner ses services de synthèse pour faire de la «com.» sur le thème de l’efficacité de son magistère. Le procédé, inédit dans la forme, emprunte au communiqué de presse et la tonalité rédactionnelle et la sécheresse des chiffres que l’on voudrait sans appel.

mardi 9 août 2011

L'Anti-démocratie dans la pensée islamiste

« De même que je ne voudrais pas être un esclave, je ne voudrais pas être un maître. Telle est ma conception de la démocratie. » 
Abraham Lincoln

« Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé. » 
André Guillois


Je crois que réagir à un article(1), fut-il court, paru au Quotidien d’Algérie est un devoir patriotique. Ne serait-ce que pour dire qu’en Algérie, une autre opinion existe. Et elle a bel et bien le droit de s’exprimer. D’ailleurs, n’est-ce pas le débat la preuve de la vitalité d’une société ?
Organe d’information du Front du Changement Nationale, front qui se veut fédérateur de toutes les énergies sincères des patriotes Algériens – sans exclusion – désireux d’instaurer un régime «démocratique» en cette terre qu’est la nôtre, le Quotidien d’Algérie a publié récemment un petit article intitulé «Pourquoi pas une démocratie musulmane?». A priori, une «démocratie musulmane» ne peut que plaire aux Algériens en particuliers, et à tous les musulmans en général. Dont l’auteur de ces lignes. N’ayant aucun problème ni avec la démocratie, ni avec l’Islam, donc «pourquoi pas une démocratie musulmane?» est une question digne d’intérêt.
Cela, en effet, implique nécessairement, qu’il y aurait une démocratie juive, chrétienne, etc. Et donc des démocraties aux teints religieux...
La question est peut-être plus intéressante si on l’a reformule autrement. La démocratie, a-t-elle besoin d’être «islamisée» afin qu’elle soit applicable en pays musulmans ?
Méditez sur ce thème si délicat (démocratie en «terre d’Islam») est l’objet de cette modeste contribution.

Maroc-Algérie : des armées budgétivores

La course frénétique à l’armement qui oppose Rabat à Alger sur fond de conflit saharien fait exploser leur budget défense.


Début août, le Maroc reçoit ses premiers avions de combat F-16. Les Forces armées royales avait passé commande de 24 de ces chasseurs en 2007 au constructeur américain Lockheed Martin, après que l’option d'achat d'avions français Rafale a été définitivement écartée. Ce marché, qui porte sur un montant total de 1,67 milliard d’euros, est le principal d’une série qui marque le volontarisme du royaume à moderniser son arsenal militaire et aussi et surtout à bomber le torse face au "frère ennemi" algérien, avec qui les relations sont toujours aussi tendues.

Le régime actuel est inamendable



L’argent qui coule à flot dans le pays parvient à acheter pas mal de consciences, pas seulement celles des "parlementaires", d’ailleurs prêts à jouer leur rôle de faussaires avant même leur "élection" laquelle, comme chacun le sait relève du théâtre d’ombres…

lundi 8 août 2011

Quel avenir pour la mouvance islamiste ?

Les réformes politiques promises et l’«ouverture » qui pourrait en découler attisent les appétits. La mouvance islamiste compte bien en tirer profit en se replaçant sur l’échiquier politique.

En affirmant que les partis nouvellement créés avaient des chances de prendre part aux prochaines échéances électorales, le ministre de l’Intérieur ressuscitait de vieilles ambitions et relançait la compétition dans un courant miné par des luttes de leadership. Figure charismatique de la mouvance islamiste, Abdallah Djaballah, qui annonce la création d’un nouveau parti politique, ouvre ainsi la course et donne le la. Il aura face à lui El-Islah et Ennahda qu’il connaît de l’intérieur et pour qui les élections auront valeur de test, le MSP qui semble être à la croisée des chemins. Tous devront compter avec les «nouveaux» arrivés sur le terrain de la compétition politique. Les dissidents du MSP comptent peser de tout leur poids tandis que les responsables des partis non encore agréés croient en leurs chances.
Nawal Imès (Le Soir d'Algérie)

Grevé par la surtaxe, la bureaucratie et les parasites : Le bateau livre à la dérive


Rym et Mehdi, étudiants à la fac de lettres d’Alger, scannent les étals de la librairie du Tiers-Monde, rue Ben M’hidi (ex-Isly). Leurs yeux brillent d’envie à la lecture de la quatrième de couverture de Ce que le jour doit à la nuit, le dernier roman de Yasmina Khadra. Mais le prix inscrit en bas de la page, 950 DA, anéantit toute l’ardeur soulevée par le résumé du best-seller. L’ouvrage regagne sa place : budget insuffisant ! Pourtant, le rachat par les Editions Sedia des droits auprès de la Maison Julliard a fortement contribué à diminuer la facture. C’est que la chute du pouvoir d’achat ne permet pas à un salarié moyen d’acheter un bouquin qui coûte 5% de son salaire, encore moins à des étudiants. C’est tout le drame du livre. Faut-il désormais ranger les librairies parmi les boutiques de luxe ?

samedi 6 août 2011

La «Révolution» des Algériens

« …La liberté, bien si grand et si doux ! Dès qu’elle est perdue, tous les maux s’ensuivent, et sans elle, tous les autres biens, corrompus par la servitude, perdent entièrement leur gout et leur saveur ».
Etienne de la Boétie

« Dans la vie des sociétés, il est des époques où la Révolution devient une impérieuse nécessité, où elle s’impose d’une manière absolue ».
Pierre Kropotkine

La métamorphose : le nouveau visage du monde arabe



Ben Ali est parti. C’était un 14 janvier bien ensoleillé. La Tunisie a survécu. Mieux encore ! Elle l’a même condamné à 35 ans de réclusion criminelle. L’espoir demeure permis quand bien même, comme le soutient Ahmed Mestiri : « la contre révolution, de l’intérieur et de l’extérieur, se manifeste maintenant ouvertement, et utilise des bandes de criminels de droit commun, déguisés parfois en militants politiques pour s’attaquer aux biens et aux personnes. »(1) Pour autant, l’espoir reste permis. Car la révolution, la vraie révolution n’est pas et n’a jamais été l’affaire de quelques jours (il faut s’en rappeler : la révolution française pris une décade, de 1789 à 1799, et un siècle pour arriver à une démocratie solide), et, surtout, elle ne se résume pas en le départ d’un président ; et, un régime qui s’est consolidé durant des décades n’est pas si facile à « renverser », ni ses préjudices si simples à réparer…

vendredi 29 juillet 2011

Le terroriste Norvégien, les médias, Israël et l’extrême-droite

« L'hymne de la haine ne profite pas à l'humanité. »
« La non-violence est la loi de notre espèce comme la violence est la loi de la brute.»
« Nul être humain n'est trop mauvais pour être sauvé. Nul être humain n'est assez parfait pour avoir le droit de tuer celui qu'il considère à tort comme entièrement mauvais. »
Le Mahatma Gandhi


Médias et terrorisme
Vendredi dernier, La Norvège, royaume paisible qui vient en tête dans tous les classements, de la démocratie (voir the Economist) et au développement humain (voir PNUD), un exemple exemplaire sur tous les plans et dans tous les domaines – sans aucune exception – était victime d’un attentat odieux suivi d'un massacre sauvage. Près de 90 morts. Les médias occidentaux, que l’on sait inféodés majoritairement à certains lobbys (dont la France est l’exemple le plus frappant), sans trop tarder, ont privilégié, alors que les victimes déchiquetées, émiettées étaient encore dans les débris et décombres sanguinolents, la piste selon laquelle le lâche auteur, le mass-murdrer, serait un « islamiste ». Les partisans de l’extrême-droite européenne ont presque fêté l’évènement(1), en concentrant leurs commentaires sur l’identité présupposée du meurtrier. Cela, s’il indique bien une chose, ce ne serait pas la haine de l’Islam ou des musulmans, ni celle des Arabes. Mais, bel et bien, l’ignorance. Simplement. Parce que, on peut détester, mépriser, exécrer les musulmans, les Arabes, les « étrangers » mais être tout de même réaliste. Pourquoi ? Ce sont les chiffres de l’Europol qui le disent(2). 
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