Par Taha Hussein
L’auteur de ce livre est un de nos frères d’Algérie. Nous ne le connaissons pas, et nous ne réalisons presque pas son nom. S’il était d’origine arabe, il serait possible de rétablir son caractère initial. Mais puisqu’il est issu d’une tribu berbère donc son nom aurait subi l’influence de sa première langue et ne peut être prononcé que Mameri. Il est fort probable que ce soit Maameri. L’écrivain appartient à une tribu berbère installée sur une colline au pied d’une dominante montagne qui la sépare de la plaine qu’habitent les Arabes. Ces gens croient à l’islam, mais ils le pratiquent avec une naïveté de païens. Ils sont à la dévotion totale de leurs saints qu’ils considèrent capables de leur concrétiser leurs vœux et souhaits. Et en guise d’hommage, ils leur organisent des fêtes et leur versent des offrandes à des dates bien précises.
