mercredi 11 janvier 2012
Madjid Benchikh, Professeur émérite: «L’armée est intervenue pour garder son emprise sur le pouvoir»
Rachid Tlemçani, Politologue: «L’Algérie pouvait prendre une autre destinée en 1988»
(In El Watan) Avec
la lucidité qu’on lui connaît, le docteur Rachid Tlemçani revient, dans cet
entretien, sur l’arrêt du processus électoral en janvier 1992. Il livre son
appréciation sur le poids réel de l’islamisme en Algérie. Il estime ainsi qu’un
nouveau scénario islamiste est en préparation et que l’amputation de la main
pour un vol et la flagellation de la femme adultère ne dérangeraient en rien la
communauté des affaires.
Sid Ahmed Ghozali: «Vingt ans après, je m’aperçois que le pouvoir est pire que le FIS»
(In El Watan) Acteur
de premier plan en sa qualité de chef de gouvernement lorsque le pouvoir avait
décidé d’interrompre le processus électoral, Sid Ahmed Ghozali estime que ce
choix a été «un coup d’épée dans l’eau» ; car si pour de nombreux acteurs il
avait pour but de «sauver la
République», pour d’autres «la réelle motivation était de
sauver le pouvoir à n’importe quel prix».
Libellés :
Actualité
,
Algérie
,
Analyse
,
Coup d'Etat
,
Histoire
Témoignage de Mostefa Lacheraf sur l'école algérienne
Dans les circonstances actuelles, le lecteur algérien appréciera assurément ce témoignage de feu Mostefa Lacheraf (intellectuel et politique qui n'est pas à présenter, décédé en 2007) sur l’école
algérienne et une tentative de réforme à la période de Boumediene, tiré de ses mémoires. Bonne lecture.
Par Mostefa Lacheraf
«En
avril 1977, ayant été nommé ministre de l’Education nationale dans le dernier
gouvernement de Boumediene et, cela, malgré mes refus répétés, je me vis aussitôt
en butte aux attaques et sabotages du clan des conservateurs activistes qui,
dans la chasse gardée de l’enseignement à ses différents degrés, avait réalisé
depuis 1962 l’union sacrée entre les débris déphasés de certains vieux Oulémas
et la nouvelle vague d’arabisants frénétiques et médiocres dominés par le Baath.mardi 10 janvier 2012
Mensonges à la Une: Sur un entretien avec Ahmed Taleb Ibrahimi
«L’Histoire
me sera indulgente, car j'ai l'intention de l'écrire.»
Winston Churchill
Dans
son édition d’hier, le quotidien El-Khabar a publié un long entretien(1)
avec Ahmed Taleb Ibrahimi (né en 1932), un grand pôle du conservatisme algérien
rétrograde. Ministre des colonels Boumediene puis Chadli, ayant totalisé plus
de 20 ans comme ministre (successivement de l’Education, la Culture et l’Information
puis, avec Chadli, des Affaires Etrangères) cet homme demeure un témoin
important d’une longue période où, dans des postes de responsabilités, il
côtoya des hommes aujourd’hui disparus. Toutefois, narcissique, mégalomane,
révisionniste, censeur, putschiste, démagogue ad nauseam, etc., le sieur Ahmed
Ibrahimi use du mensonge pour se donner l’image d’un homme qu’il n’est pas,
qu’il n’a jamais était. Il va sans dire que dans cette Algérie où le culte des
hommes est la règle, beaucoup de minus cèdent à la version d’Ibrahimi…
mercredi 4 janvier 2012
Mohammed Harbi: «Nos gouvernants disent n’importe quoi…»
La
réédition par la maison Dahlab d’un important ouvrage de Mohammed Harbi, Les
archives de la Révolution
algérienne, vingt ans après leur première parution en France, est le fil rouge
de cet entretien dans lequel l’éminent historien révèle comment il a réuni
cette masse de documents inédits qui composent son ouvrage. M. Harbi plaide
pour une histoire plurielle du Mouvement national, affranchie des manipulations
politiques. Il répond au passage au ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, qui
l’accuse d’avoir accaparé des archives de Krim Belkacem.
Les droits de l'homme et l'ingérence étrangère
Par
Ali Yahia Abdennour
La
Convention
internationale de 1984 sur la torture fait obligation aux États qui l’ont
ratifiée de déférer sur leur territoire en justice tout tortionnaire, quelles
que soient sa nationalité et celle des victimes et quel que soit le pays où il
se trouve et vit en exil doré ou est seulement de passage. L’Algérie a ratifié
cette convention.
Libellés :
Actualité
,
Algérie
,
Ali-Yahya
,
Analyse
,
Droits humains
lundi 2 janvier 2012
Je ne voulais ni des militaires ni des islamistes... j'ai maintenant les deux!
De décembre 1991 à décembre 2011
Par Ghania
Mouffok
En cette fin
d’année extraordinaire de bouleversements dans le monde arabe, je me souviens
que la majorité des électeurs algériens auront été les premiers à choisir comme
alternative à un régime militaire un parti islamiste, le FIS, à l’issue des
premières élections démocratiques dans le monde arabe. C’était en 1991. Vingt
ans déjà. Vingt ans plus tard, c’est au tour des Tunisiens, des Égyptiens, des Marocains de faire le même choix.
Libellés :
Algérie
,
Analyse
,
Démocratie
,
Egypte
,
Islamisme
,
Maroc
,
Printemps arabe
,
Tunisie
mardi 27 décembre 2011
Ahmed Benbitour : «La décennie 2010- 2020 enregistrera la dérive de l’Etat algérien vers une situation de déliquescence»
Entretien
réalisé par Brahim Taouchichet
Plusieurs
fois ministre puis chef de gouvernement, Ahmed Benbitour est ce que l’on
pourrait appeler le parfait fonctionnaire, sérieux, studieux, homme des grands
dossiers et de missions délicates. Il a chuté dans le sérail politique sans
parrainage ni sponsors comme l’exigent les us et coutumes en vigueur. Il
démissionne en 2000 suite à un désaccord avec Abdelaziz Bouteflika et — fait
nouveau — le fait savoir dans une lettre rendue publique le lendemain même de
cette grave décision et se retrouve mis à la retraite à l’âge de 54 ans ! Mais
il n’est pas resté dans son coin à ronger son frein. Bien au contraire, il fait
preuve d’une grande activité… politique lui que l’on peut assimiler plutôt à un
technocrate, commis de l’Etat. Pour lui, le pays tel que gouverné actuellement
fonce droit vers le précipice, «la nation est en danger». Par la faute d’un
«pouvoir autoritariste et patrimonialiste ».
Libellés :
Actualité
,
Algérie
,
Analyse
,
Benbitour
,
Changement
,
Entretien
,
Politique
,
Printemps arabe
Inscription à :
Articles
(
Atom
)







